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 Un peu d'amour, beaucoup de tétines, à moins que ce ne soit l'inverse ou comment élever deux Poussins sauvages en terre inconnue.
Lundi 29 juin 2009

Un peu partout sur vos blog, je lis et regarde les photos des fêtes de fin d’années de vos chérubins.

Devant ce déballage d’enfants en costumes, de poésie récitées, de scénettes jouées et de chansons chantées (ou pas) par des petits alignés en rang d’oignon, je jalouse.

D’une manière plus générale, j’envie vos écoles maternelles, mais c’est un autre débat, d’actualité, mais un autre débat.


La fête du Kindergarten, c’était il y a 8 jours.

Elle se passait dans un centre équestre, après le Waou qu’a suscité la nouvelle (bien que dans la région, réserver un centre équestre ne représente pas vraiment le même effort qu’en région parisienne) il a fallu se mettre au boulot.


Se demander une demie seconde si l’inscription moyennant finance d’Elliot aux activités serait amortie, devant la témérité du Poussin face un chien, j’avais comme un doute sur le fait qu’il accepte de monter sur un cheval.

Se demander une demie seconde si je m’inscrivais sur la liste des gâteaux à faire…

S’inquiéter de la météo capricieuse…

Charger, les enfants, la grand-mère, la poussette et les Muffins dans le monospace et chercher ce fichu bled rendu très isolé par une route en travaux.


Et nous sommes arrivés, à 14h pétantes, heure de la chanson que nous appellerons, la chanson des chevaux.

(quelques jours plus tôt:

« Elliot, il y aura un spectacle samedi? Vous avez préparé quelque chose au Kindergarten? »

« chais pas »

« vous allez chanté? »

« Sandra, elle a dit qu’on allait chanter pour les chevaux, et qu’aussi il faudrait mettre un casque (?)»

« et tu me la chante la chanson? »

« moi, je la connais pas »)

Ça a duré 5 mn, les enfants en rond ont chanté, et effectivement, Elliot, il ne la connaissait pas, la chanson.

Puis ils ont dansé, toujours en rond (pas très pratique pour les spectateurs cette ronde 40 enfants), une chorégraphie sur une musique, les allemands comprendrons, d’ « après ski party« …


Fin du spectacle.


On apprends ensuite 2 nouvelles compromettant légèrement le déroulé de l’après midi: mes Muffins sont bradés à 50 centimes par les mégères du comité des parents, alors que les parts de gâteaux sont au prix exorbitantes de 1 euros.

Et nous sommes bloqués jusqu’à 16h30, heure de la tombola.


Une chasse aux tampons est organisée pour nous distraire pour distraire les enfants.

Je vous rassure sur les mœurs étranges de ma contrée, il s’agit d’apposé 4 tampons ENCREURS cachés dans le centre équestre sur 4 images.

Grâce aux grands frères de Maxi, cela nous prendra 5 mn et nous dispensera de visiter 15 étables odorantes pour rien.


Un tour de hangar à cheval pour Elliot: 5 mn. (je ne compte pas le temps de négociation pour le convaincre, évidement.)


Il nous reste grosso modo 2 heures à tirer en attendant qu’Elliot se voit remettre un superbe râteau en plastique dont il se servira illico pour taper Léon H, dixit Léon S accompagné du grand Louis, c’est dire si c’était vrai.


J’ai visité le bled avec ma mère, c’était très joli, très odorant *quand même curieux ces fosses à purins en plein centre, au milieu des habitations*, mais très joli.

Puis j’ai revisité en chariot tiré par les chevaux, parce que après 3 tours, les gamins, ils s’en lassaient, et qu’il fallait rentabiliser l’investissement.


Elliot a joué au sable, aux cailloux, a refait 15 fois le seul jeux prévu pour occuper les mômes (lancer de fer à cheval), il ne s’est pas ennuyé.

Stephan a bu des bières en discutant avec le papa de Maxi. Il ne s’est pas ennuyé.

Raphael a dormi dans la poussette, vomi son goûter sur les sabots d’un cheval et fait risette à l’assemblée. Il ne s’est pas ennuyé.


Bref, ce n’était pas la fête du siècle et je ne comprends pas pourquoi il n’y avait pas de chamboule tout, je m’y voyais déjà, « vas y plus à droite mon Poussin, vers Sandra qui ne t’a pas entendu appeler hier quand tu avais besoin d’aide pour t’essuyer après le caca ».

Ou une pèche à la ligne, « oh, Louis tu as gagné un collier rose, dommage, fallait pas dénoncer mon fils… »

Ou un stand de maquillage me permettant de maquiller en rat et au feutre indélébile le Léon qui tord les bras de mon fils à la récré…


Je l’avais moi, l’esprit bon enfant de kermesse…

 

Par Mélanie H
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