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PA280069.JPG Un peu d'amour, beaucoup de tétines, à moins que ce ne soit l'inverse...ou petit manuel d'élevage du  Poussin sauvage
Mardi 6 mai 2008



Lorsque l’on a un enfant, on espère toujours qu’il va nous ressembler, on fait tout pour qu’il nous ressemble.

Pour ma part, mère au grand cœur, lectrice assidue de Dolto, Dotson, Parents magazine et Cie, je privilégie l’épanouissement de mon enfant et l’aide à découvrir ses propres goûts.

Mais avec son père… c’est une autre histoire.

Je nous revois chez Aubert, avec dans les bras un tout petit Poussin de 3 mois, nous sommes en train de lui choisir, aidé de Mamie, de sa carte bancaire et de sa générosité, son premier lit.

La sélection du tour de lit idéal sera vite expédié… mon mari a fait notre choix, un joli nounours qui regarde un avion.

Il en sera ensuite de même pour le choix de la lampe dans la chambre du poussin…


Conditionné à devenir Pilote… la formation a commencé in utero : pendant 9 mois la seconde préoccupation de mon mari (après ma grossesse « bien sur ») était le passage de son brevet de pilote privé.

Il l’a obtenu une 20aine de jours avant la naissance d’Elliot, le Poussin, in utero, accompagné, par la force des choses de sa mère, a été son premier passager…

(Le plus dur pour moi n’était pas le stress, pas la peur…le plus dur c’était de monter et de descendre d’un avion grand comme un cercueil biplace avec un ventre hallucinant…)

Depuis ce vol, mon mari ne cesse d’espérer notre premier vol en famille, nous faire partager sa passion et accessoirement intensifier le bourrage de crâne du Poussin : « Elliot le Pilote »…


Au départ ce n’était pas gagné puisqu’il a mis quelques visites à l’aéroclub avant de convaincre Elliot de monter dans un avion, à l’arrêt moteur coupé et dans le hangar…

Et samedi, nous nous sommes lancés…on a installé Elliot, dans son siège auto dans l’avion, et non seulement mon mari a mis le moteur en marche, mais il a décollé, volé et atterri (j’aime autant, à la fin du vol).















Mis à part une expression mi-terrorisée, mi-amusée au démarrage du moteur (qui fait un bruit assourdissant) on ne peut pas dire qu’Elliot fut très expressif durant le vol…

Faut dire aussi, qu’il avait ses lunettes de soleil, sa tétine, et que moi coincée à l’avant dans un souci d’équilibrage de l’appareil (la chose fut présenté de manière extrêmement courtoise et galante par le chef pilote, soulignant le fait que mon poids était plus proche de celui de mon mari que de celui de mon fils…) même s’il avait fait quelques commentaires sur la beauté du paysage, je n’aurais rien entendu.


Tout c’est bien passé, nous avons volé une demie heure, un atterrissage en douceur, doté d’une vue superbe sur le château de Versailles, et un Poussin, pas traumatisé.

Pas traumatisé, pas super étonné non plus… pas impressionné par son papa Pilote (il croit sans doute que tous les papas du monde conduisent les avions) pas impressionné par les toutes petites maisons, les toutes petites voitures…


Petit message personnel pour mes cousines Françoise et Céline et pour ma tata Jeannette, et pour les éventuelles autres cousines et tatas qui liraient ce blog sans se manifester : ma maman, la mamie du Poussin ne sait pas que nous avons emmenés son petit fils adoré en avion, elle ne sait pas que je suis montée accompagnée (bah oui…) de son futur deuxième petit fils adoré en avion.

Je lui en parlerais après accord de son cardiologue, en attendant…chut…

(Pour le cardiologue, je plaisante, mais je lui en parlerais avec les pincettes nécessaires car elle va en faire une jaunisse post traumatique)

par Mélanie H
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