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PA280069.JPG Un peu d'amour, beaucoup de tétines, à moins que ce ne soit l'inverse...ou petit manuel d'élevage du  Poussin sauvage
Jeudi 29 mai 2008


Les voila les photos du lit de grand, et encore une nuit sans soucis au pays des Poules, des Poussins et des chats névrosés.

Hier soir en le couchant Elliot me dit « c’est papa qui fait dodo avec maman » je crains le pire pour la suite de la phrase, le papa du Poussin étant en déplacement pour la semaine…

Mais il ajoute « Elliot fait dodo dans son lit Flash Mac Queen, c’est Agrippine fait dodo avec maman »…ouf, « oui mon Poussin, tu as tout compris… »


Pour la couette, je vous le dis tout net, je me suis faite avoir…c’est là qu’on voit que je suis encore une jeune maman, même pas trois ans d’expérience…

J’ai proposé à Elliot d’aller choisir avec moi sa housse de couette, SANS aller seule avant, vérifier ce qu’il y avait dans le rayon du magasin.


Il a vu Flash mac Queen, belle housse de couette au rouge et bleu criard, qui en me rappelle désespérément le logo de l’enseigne pour laquelle je travaille…


J’ai vu Winnie L’Ourson, mignon tout plein avec son pot de miel dans la main, son super pote Tigrou qui saute derrière, bref la couette idéale d’un poussin de presque 3 ans qui allait si bien avec les couleurs de sa chambre…


On s’est dirigé vers la caisse, Elliot serrant contre son cœur sa housse de couette Flash mac Queen, et moi traînant des pieds derrière, l’air amère de la mère prise à son propre piège…

par Mélanie H
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Mercredi 28 mai 2008

Depuis dimanche Elliot dort dans un lit de grand garçon et ne porte plus de couche depuis la semaine dernière (mais n’a toujours pas fait caca au pot, il profite de la couche de la sieste ou de la nuit)

Si ça c’est pas de la nouvelle aussi importante que celle d’hier, qu’est-ce que c’est…


Pour le lit, j’ai longtemps pensé que j’avais trop de la chance que mon Poussin ne soit pas trop aventurier et ne sorte pas seul de son lit à barreau et que du coup il n’y avait pas d’urgence à lui offrir la liberté d’un lit de grand.


Et puis de voir que tous vos Poussins étaient déjà dans des grands lits m’a fait un peu cogité.

D’un coté je me plains du coté bébé de mon fils, qui demande sans arrêt à être porté, qui n’est pas propre…etc. et d’un autre je ne le pousse pas des masses à devenir grand…

C’est vrai que j’ai envie de le garder petit encore un peu, il n’a pas 3 ans, c’est mon bébé, je ne suis pas pour le pot à 1 an, le lit de grand à 18 mois et l’entrée au collège à 5 ans et demi…

Mais d’un autre il faut accepter qu’il grandisse, d’autant qu’il n’est pas bon d’attendre l’arrivée du petit frère pour l’y encourager.

Et puis c’était maintenant ou dans 6 mois… mon mari part dans un mois, viendra ensuite je l’espère un déménagement, puis un Helmut… bref pas mal de changements en vu, soit on changeait de lit avant soit après, mais pas pendant…


Dimanche matin, nous sommes allés acheter le lit, après avoir tergiverser pendant une semaine (enfin surtout moi) nous nous sommes décidés (enfin surtout moi) sur un lit de grand, 90x200 avec des tiroirs en dessous et assortis à ses 2 commodes.

Dimanche après midi, le lit est monté, plus au moins laborieusement par mon mari, aidé parfois d’Elliot (ce qui rends le travail encore plus laborieux)

Il arrive au sommier, découvre avec joie qu’il est totalement en kit…

Bref lorsqu’il termine enfin le montage Elliot a pris son bain, est en pyjama, presque prêt à aller se coucher.

C’est là qu’il m’appelle… bien qu’il n’ait pas dit de gros mots (et je profite de cet article pour l’en féliciter), je comprends qu’il est énervé.

« T’as acheté quoi comme sommier à la c** ? » me demande t’il avec amour…(et un gros mot cette fois, je me disais bien aussi, c’était bizarre)


Evidement, c’est moi qui avait le papier avec le p**** de numéro d’allée et le p***** de numéro de place chez Ikea, c’est donc moi qui ais « choisi » le sommier dans le rayon.

« Heu… quel est le problème ? » je demande, en fermant les yeux sur les 10 cm de largeur manquante au sommier qui du coup n’est pas tenu par les petits taquets sur le bord du bois de lit…


L’angoisse monte, on se croirait dans Shining, mon mari transpirant, épuisé par 3 heures de montage, les yeux révulsés, et moi, pauvre fille effrayée, un peu coupable aussi, et surtout totalement inutile…

Mon mari la visseuse à la main s’approche de moi, le Poussin est tétanisé, il n’ose même plus un petit « l’es où ma couette Flash Mac Queen »…

Finalement il trouvera dans le garage du bois pour maintenir le sommier, je pense que les 13 kilos de Poussin ne devraient pas trop affaisser le matelas, on rachètera un sommier une autre fois…


Le plus important finalement, n’est pas que mon mari déclanche chez moi, depuis dimanche, autant d’angoisse que Jack Nicholson, mais bien que mon Poussin adore son lit.

(Et y trouve le sommeil, bien mieux que moi depuis cette affaire…)

Il y dort comme un bébé, sans faire d’histoire pour s’y coucher, sans s’en relever et sans en tomber (en bons parents indignes et malgré la hauteur du lit, on n’a pas encore acheté de barrière) évidement j’écris tout cela d’une seule main, de l’autre je touche du bois en croisant les doigts pour que ça dure.

par Mélanie H
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Mardi 27 mai 2008

J’ai eu une nuit agitée, de drôle de rêves sont venus me perturber, un mélange assez indigeste de ce que j’avais fait de ma journée de congé d’hier.

J’ai rêvé d’Helmut, le gynécologue lui décelait lors de l’écho une fuite de gaz…puis trouvait mon placenta peu isolant, pour finir il s’avérait que la surface habitable de mon utérus était d’environ 80m² en Loi Carrez…


Je vois vos visages perplexes…alors je m’explique…


Hier matin, j’avais rendez vous pour les diagnostics obligatoires avant la vente d’une maison (non, nous n’avons pas d’acheteur, mais j’espère bien en avoir un jour) depuis que nous avons acheté il y a un peu plus de 2 ans, deux nouveaux diagnostics ont été imposés, venant alourdir la procédure et alléger le portefeuille des vendeurs.

Il s’agit d’une part, de vérifier les installations de gaz et d’autre part de calculer une note relative à l’isolation de la maison et à sa consommation d’énergie.


Nous avons beaucoup de chance, Helmut et mon utérus se portent bien mieux que notre maison…


Il grandi bien, il a tout ce qu’il faut où il faut, c’est toujours un garçon, on rigole, on rigole mais mon beau frère et ma belle sœur, qui attendent un enfant pour le mois d’août sont bien embarrassés avec leur chambre bleue depuis la dernière écho, le gynéco n’est plus très sûr du sexe de leur enfant…


Evidement l’écho fut un grand moment d’émotion, j’ai presque pleuré lorsque le gynéco m’a informé que ce que je prenais pour la Corse sur la France vu par satellite était en fait la tête de mon bébé…

J’avoue que le seul moment où j’ai bien été sur de voir un bébé sur l’écran a été lorsque le gynéco l’a « pris au piège », entre sa main et son bidule d’échographie, Helmut s’est rebellé (alors que je voyais enfin profil net) et a mis grand coup de pied dans la main du gynéco.

Petit Helmut devient grand, il fait 500 grammes et chausse du 4 (cm).

Mais la grande nouvelle c’est surtout qu’il a un prénom…

Je suis désolée, aucune d’entre vous ne sera marraine blogueuse du prénom, parce que le prénom, c’est moi qui l’ai trouvé toute seule et qu’après, comme pour Eliot, j’ai moyennement ramé (beaucoup moins que ce que je pensais) pour convaincre mon mari.

Je n’ai pas l’intention de vous le dire, ni à qui que ce soit d’ailleurs, dans ce cas, me direz-vous, pourquoi dire que je l’ai trouvé… pour le plaisir, juste pour le plaisir…désolée et inutile d’insister…

par Mélanie H
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Dimanche 25 mai 2008
Cet après midi, drame dans mon jardin, le Poussin a reçu mercredi un petit camion de chantier avec benne et son tractopelle assorti, des cris me tirent de ma lecture: "Maman, des cailloux, Mamaaaaan des cailloux..."

Comment jouer avec de tels engins sans cailloux...je lui propose de l'herbe, il me rit au nez...
je lui suggère de couper quelques feuilles de la haie, il tente bravement le coup, histoire sans doute de ne pas me ridiculiser une deuxième fois...

Puis revient à la charge: "Mamaaaan, veut des cailloux moi"....

Quelles solutions...l'emmener au parc, plein de cailloux, j'émerge juste de ma sieste...réhabiliter le bac à sable, un truc immonde en plastique, dont la bache argentée ne sert qu'à cacher un sable tellement crasseux que ni moi ni mon mari n'osons la soulever...

Je vais au garage et lui ramène un petit seau rempli de litière pour chat...le Poussin est ravi, "oh, merci maman"...

je me reinstalle et poursuis ma lecture jusqu'à que les doutes et interrogations viennent perturber ma quiètude...
Elliot sait il d'où viennent ces cailloux (propres)  et où ira t'il se servir la prochaine fois qu'il en voudra?

Demain, pas de boulot, pas de post, mon mari et moi avons rendez vous avec Helmut, à mardi!
par Mélanie H
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Vendredi 23 mai 2008

Madame 2L a fait un tag cuisine sur son blog, comme j’ai trouvé ça rigolo et que je n’ai pas grand-chose à faire aujourd’hui, j’ai décidé d’y répondre, bien qu’elle ne m’ait pas taguée (elle m’aime pas, elle m’aime pas, on ne va pas en faire tout un plat, bien que ce soit le sujet du jour…)

 

1/ aliment détesté :

Bon, y’en a un paquet.

Il faut savoir que je fus extrêmement difficile, je n’aimais rien jusqu’à l’age adulte et pour compliquer la tâche de ma môman, je n’aimais pas les mêmes choses que mon frère.

Donc, j’estime que compte tenu du départ, on ne peut pas dire que je sois difficile. (Et par comparaison avec d’autres que je ne citerai pas)

MAIS…je suis incapable de désigner un SEUL aliment détesté…

Je les classe donc par groupe :

 

Dans le premier groupe il y a tout ce qu’une personne normalement constituée ne mange pas, je ne parle pas de mort aux rats mais d’aliments que seuls, quelques hurluberlus dépourvus de papilles gustatives consomment, à savoir : les tripes, les abats, la cervelle, le boudin rouge, les escargots, les huîtres crues, le poisson et la viande crue …

J’ajoute un truc tellement immonde que je ne sais pas l’écrire, il s’agit d’une sauce au raifort (genre de radis noir très fort râpé) c’est un truc immangeable lorsque l’on n’est pas allemand, j’y ai goûté au restaurant, avec mes beaux parents et pourtant j’ai craché…

Cette journée affreuse restera à jamais gravée dans ma mémoire (et pas juste parce que je sus allée au resto avec mes beaux parents...)

 

Il y a ensuite les trucs normaux que je n’aime pas : aubergines, steak saignant, lentilles, betteraves, fromages frais, gâteaux à la crème…

 

Puis il y a les aliments que je n’aime pas suffisamment pour cuisiner mais que je mange chez les autres sans avoir de hauts le coeur : viande de bœuf, haricots blancs, navets, lapin, bouchées à la reine…

 

2/ les 3 aliments favoris :

Etant enceinte je dois faire une distinction entre aujourd’hui et d’habitude… (Sachant qu’aujourd’hui peut être très différent de demain…n’est-ce pas…mais, ce top 3 tient la barre depuis 4.5 mois…quand même…ce qui explique ma prise de poids effrayante…JE SAIS)

1/ barres glacées (Mars, Snickers et Bounty)

2/ Curly

3/la purée mousseline

 

En temps normal (non enceinte donc) (en même temps, diététiquement parlant ça ne vaut pas vraiment mieux que la liste précédente…)

1/ le fromage de chèvre très très fait que ma mère achète en solde au marché (fromage non pasteurisé…)

2/ la tarte au citron meringuée

3/ le foie gras

 

3/ ma recette favorite :

J’en ai plusieurs, en fait j’aime bien cuisiner un truc avec réussite garantie, il n’y a rien qui m énerve plus que de me donner du mal pour un résultat médiocre (en cuisine comme dans d’autres domaines d’ailleurs, ce qui explique, que j’ai cessé de brosser le chat, de laver la voiture et de jardiner)

Donc, il y les lasagnes, les cannellonis et la paella que je réussi bien (et c’est pas du tout prêt/ surgelé…)

Pour vous, Mesdames blogueuses grandes cuisineuses, l’un de ces plats est peut être un repas de tout les jours, mais chez nous, où la base de l’alimentation du soir est Bledichef pour Elliot et Pâtes/Pizzas/salade pour nous, il s’agit de mets de fêtes, Stephan danse en rond dans la cuisine lorsque je les prépare…

 

4/ le plat que je rêve de réaliser et que je n’ai jamais fait :

Pff… j’avoue que bien que je sois enceinte et que je ne pense qu’à bouffer, je rêve rarement de cuisine, je ne fantasme pas sur la recette hyper classe délicieuse lue dans un magazine pour la bonne raison que dans les recettes des magazines, il y a toujours un truc que je n’aime pas, ou un ustensile que je ne possède pas…

Une recette trop difficile, c’est un peu comme le régime de l’été, je tourne la page et passe mon chemin, ce n’est pas pour moi.

 

5/ meilleur souvenir culinaire :

Mon arrière grand-mère dormait avec un paquet de galettes LU dans sa table de nuit, dans son mini frigo, à la maison de retraite, elle avait des petites bouteilles de champagne et des petites boites de foie gras, juste pour elle…

Elle était capable de se souvenir du menu d’un mariage d’une cousine au début du siècle.

Je ne suis pas comme elle, je suis incapable de vous dire si ma mère a cuisiné une dinde ou une oie à noël dernier…

Je vais donc dire que mon meilleur souvenir culinaire est le repas de St Valentin cette année, parce que, profitant de l’absence d’Elliot, nous sommes allés dîner un grand restaurant, où nous avons divinement bien mangé, et qu’il y avait bien longtemps que je n’avais pas mangé dans un tel restaurant.


Voici un lien qui vous mettra l'eau à la bouche, j'ai testé pour vous son Cake aux Carambar, facile et bon, mais légèrement décevant coté goût (on s'attends à mieux vu l'odeur qui se dégage du four pendant la cuisson), j'ai aussi testé sa tarte aux 2 chocolats: délicieusement écoeurante, Stephan et Julie ont vraisemblablement adoré, Lynda et moi avons peiné à finir.
je teste samedi son hachis parmentier au confit de canard et sa mousse au chocolat au Toblerone...un diner qui va faire mal s'il est mangeable...  

par Mélanie H
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Jeudi 22 mai 2008


Hier en arrivant de la crèche j’ai eu l’excellente surprise de voir que mon mari était arrivé.

Heureuse comme tout, j’en battais presque des mains.

Là vous m’imaginez en jeune mariée de 6 semaines se jetant chaque soir au cou de son aimé en rentrant, hi di hi do, du boulot.


Et bien c’est presque ça, en fait, Elliot avait un caca couche.


Toute heureuse d’être débarrasser de l’infamante tache journalière (voir bi journalière les jours de fête), je refile le poussin à son papa en précisant « change le en vitesse, ma mère arrive, ça serait chouette qu’il ne pue pas trop ».

En montant le Poussin mal odorant, je l’entends (et comprends, c’est une chance) qu’il lui dit en Allemand, « vite, vite on change la couche, mamie arrive, elle aura sûrement un cadeau pour toi. »

Pressée de voir Stephan emmener loin de moi l’effluve qui me chatouille les narines depuis la sortie de la crèche, j’abrège ma leçon de moral, je rappelle quand même que les grands parents ne sont pas des portes monnaie, qu’ils ne sont pas sensés avoir un cadeau à chaque visite…et « bla bla bla, va vite me changer cette couche mon amour s’il te plait ».


Mamie arrive, Elliot et son père redescendent, Elliot est tout heureux de la voir, il l’embrasse sans se faire prier, je suis ravie.


Jusqu’à ce: « l’es où cadeau mamie ? »

Le rouge me monte aux joues, ne m’empêchant pas de décrocher un regard noir à mon mari…

Nous avons échappé au drame, Mamie avait bien un cadeau, mais elle n’a pas manqué de s’étonner « tiens c’est quand même bizarre qu’il demande un cadeau comme ça, il ne réclame pas habituellement… »

Non, non, il ne réclame pas habituellement, et il ne réclamera plus (comment ça je rêve ?) même si je dois pour cela, cuisiner en sauce piquante la trop longue et bien pendue, langue de son père…

par Mélanie H
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Mercredi 21 mai 2008

Aujourd’hui, je suis de mauvaise humeur, Elliot s’est levé à 6h, alors que moi j’aurais pu dormir jusqu’à 6h55 (précisément) et lui jusqu’à 7h30…ça fait 3 jours que ça dure.

 

Alors juste un bon mot d’Elliot qui tombe pile poil, allons y je ne vais pas couper les cheveux en 4 :

Mon poussin est dans son bain, pendant ce temps, assise sur les wc, j’enlève quelques poils avec la pince à épiler :

« Quoi maman ? »

« J’enlève mes poils »

« Tes poils de Agrippine ? »

Fin de l’histoire, en bon mot comme en bon poil, les plus courts sont les meilleurs…

par Mélanie H
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Mardi 20 mai 2008

Je vous préviens tout de suite, le but de cet article est de me faire plaindre, j’attends avec hâte vos commentaires compatissants.


Hier, lundi, j’avais pris ma journée, grâce à Helmut et à la perspective du congé maternité qui l’accompagne, je suis beaucoup moins radine et je dépense sans compter mes 5 semaines de congés payés, au grand désespoir de mon patron.


Dimanche nous avons, pour la première fois, participé à un vide grenier, je prévoyais donc une journée relativement fatigante pour la pauvre et faible femme enceinte que je suis.*soupir essoufflé*

Une journée pour m’en remettre ne me paraissait pas être un luxe superflu, faut déjà imaginer le traumatisme :

- Je me suis séparée de ma dernière cage à bestiole donc fini Titi et autre Pepette, j’espère que le prix d’une cage neuve sera dissuasif.

- J’ai abandonné pour 4 malheureux euros, une collection quasi complète de cassette VHS de Friends… faut dire qu’une heure plus tôt, Stephan avait vendu le magnétoscope…

- J’ai constaté effarée que mes voisines de stand, vendaient mieux que moi ce que je n’aurais même pas osé présenté et qui serait directement parti à la poubelle…


Bref, 2 averses plus tard, 2 aller retour pipi à la maison (10.15 mn à pied) j’avais épuisé mes réserves de résistance à l’odeur de chichi qui taquinait les narine depuis 7h30 le matin, il était temps de partir…

Nous avons si bien vendu que nous avons pu rentrer vers 17h, chargeant la poussette des quelques marchandises restantes et mon mari de la table, nous sommes rentré à la maison sans attendre d’avoir accès aux stands avec la voiture.


Je me suis affalée dans le canapé, le nouveau soupir essoufflé que j’ai laissé échapper a eu peine à couvrir le bruit d’os brisés qu’ont fait mes genoux en se pliant…c’est pour dire…


Lundi était donc MA journée, Stephan au boulot, Elliot à la crèche, Agrippine sur le canapé, la journée devait être consacrée, à la sieste, à un bain, à une épilation des papattes éventuellement, puis re-sieste, puis glandouille devant la télé…


Réveillée à 6h30 par mon Poussin, j’ai enchaîné biberon, habillage mise en marche de la machine à laver, nettoyage de la cuisine ravagé par un we chargé…

Recouchée à 8h30 (faut pas abuser quand même, je frôlais la crise de surmenage) relevée à 10h30 j’ai fait un rapide état des lieux et planning de la semaine.

J’ai écrasé une grosse larme, le constat était amère… adieu bain et sieste…bonjour ménage, lessive, pliage et repassage…


Triple pression cette semaine, espoir de nouvelles visites pour la vente de la maison, grâce à la multiplication des mandats et au prix revu à la baisse ET visite de la cousine de Stephan et de sa petite famille (un mari, 2 enfants) de mercredi à dimanche ET ma mère en visite chez mon frère qui vient dîner mercredi.

Un minimum de cuisine à assurer pour les visites, ménage quotidien majoré par la présence de 7 personnes dans la maison, je n’avais pas d’autre choix que de passer à l’attaque hier.


J’ai ravalé mes larmes de femmelette, j’ai enfilé ma belle combinaison kaki, mes Birkenstock de sécurité, j’ai serré bien fort le plumeau placé entre mes dents et je me suis mise au boulot.

Autant dire que j’ai organisé la journée, repassage au moment de l’émission de Delarue sur la 2 (j’assume ma beaufitude lorsque je suis au foyer) grand ménage du garage qui est aussi chambre d’ami mais qui là ressemblait plutôt à une succursale de dépôt vente rendu crasseux par la pluie d’hier, changement de la caisse du chat avant le passage des poubelles, nettoyage des toilettes tant qu’à faire j’étais en bas et enfin, petite pause Bounty glacé devant l’ordi avant d’aller chercher Elliot.


Et waouh, j’étais super bien reposée après ma journée… aller, je remets ça lundi prochain, si Helmut le veut bien.

 

par Mélanie H
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Vendredi 16 mai 2008



Il
y a des soirs où, une fois couchée, j’ai l’impression étrange d’avoir vécu plusieurs journées en une seule...

Pour la première fois depuis pas mal de temps je ne me suis pas levée faire pipi de la nuit, et ça, comme unité de mesure de ma fatigue, je vous garantie que c’est infaillible.


La journée n’a pas tellement bien commencée, j’avais rendez vous avec un agent immobilier pour la vente de maison, il se pointe avec une demie heure d’avance alors que nous nous apprêtions Elliot et moi à faire notre pause café.

Levée depuis 8h, les 2 premières heures de la journée avaient déjà été bien remplies et la pause était attendue avec impatience


Pour faire court, cet agent immobilier m’a sapé mes dernières illusions et espoirs quant à la vente de notre maison, et m’a quasiment dit texto, que si je maintenais ma position (par rapport au prix plancher) on se reverrait ici même dans 6 mois ou un an.

Bien que mon optimisme s’effrite depuis quelques semaines déjà, c’est la première fois que j’envisage de perdre mon apport, jusqu’à présent, je n’imaginais pas repartir de cette maison sans mes billes.

Mes billes… une goutte d’eau dans le coût d’une maison de banlieue, je n’ai certes pas travaillé pour les gagner mais elles m’ont coûté cher.


Enfin, bref, après son départ, j’ai eu assez peu de temps pour m’apitoyer sur mon sort et ce n’était pas plus mal, il fallait s’activer en cuisine puisque je recevais Julie et Lynda.

Et préparer un déjeuner, même tout simple, avec un Poussin qui commence à se lasser de la télé (devant laquelle je l’avais déjà collé durant la bonne heure qu’à duré la visite de l’agent immobilier) c’est…sportif…

Couper 4 pauvres tomates avec Elliot sur les pieds qui veut marcher avec maman (ses pieds sur les miens, je dois avancer…) ça doit être l’équivalent pour Cyril Lignac de préparer une entrée appelée : « Suprême de Raffinement en Minutie »


Les copines (désolée pour Adam) sont arrivées et en 10 mn mon salon salle à manger c’est transformé en joyeux champs de bataille, jonché de jouets, de pièces de puzzle, de transat, de rehausseur, de sac à langer…

Je vous rassure, ni le désordre, ni jeux des enfants, ni les aller retour aux toilettes de Lynda et Romane (Lynda qui après avoir passer une journée chez moi, béni le dieu qui a placé chez elle les toilettes au niveau des pièces à vivre) ne nous ont empêché de papoter toute la journée.


L’heure qui a suivi leur départ fut un peu plus éprouvante, déjà il a fallu que je change un caca (sous vos applaudissements, merci…) je signale que mon mari (responsable chargé du changement de couche puante) devait arriver une heure plus tard et que j’aurais très bien pu faire semblant de rien sentir jusqu’à son arrivée (re- applause please…)

J’ai du renoncer à me faire aider d’Elliot pour ramasser les jouets, je l’ai envoyé, sans y croire, se coucher à l’étage dans mon lit…il m’a obéit :

 

Donc, j’ai rangé, nettoyé, je signale au passage que c’est totalement stupide d’utiliser de l’huile pour la cuisson du poulet (d’habitude, j’utilise du beurre, mais hier matin je me suis pesée, j’ai penser que l’huile était moins grasse que le beurre…) bref l’huile ça saute, dans le four, hors du four, sur la table, sur le carrelage…


Une heure plus tard, j’ai laissé la belle au bois dormant à son père rentré plus tôt du boulot et je suis partie pour mon soin du visage au chocolat, soin en institut offert par mon mari à Noël.

Vu la longueur de la note, je vous raconterai une prochaine fois cette délicieuse expérience.

 

Juste une précision, j’ai posé ma journée la semaine dernière lorsque ma collègue France Inter m’a parlé de la grève, persuadée que, comme à son habitude, la crèche allait fermer.

En m’annonçant que le personnel ne faisait pas grève cette fois ci, la puéricultrice m’a glissé : « en revanche, pour jeudi prochain…je ne garanti rien… »

 

Plus de photos par ici

Et peut être un de ces jours, par là

par Mélanie H
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Mercredi 14 mai 2008

En ce moment Elliot est très bébé, non pas qu’il refasse dans ses couches et qu’il reboive au biberon, enfin si, mais comme il n’a jamais arrêté ça ne compte pas…

Ce que je veux dire c’est qu’il pose beaucoup de question sur les bébés, il joue beaucoup avec ses 2 poupées, Helmut et Sisi (qui de moi ou de mon mari a proposé les prénoms des poupées ???) et il réclame fréquemment sa cousine Louise.

Alors lundi lorsque nous lui avons annoncé que nous allions rendre visite à Louise, il a sauté de joie.


Evidement quand nous sommes arrivés, elle dormait, Elliot était un peu déçu mais a pris la nouvelle avec philosophie, je l’avais prévenu que les bébés dormaient beaucoup (tu m’entends Helmut, hein, je répète : les bébés dorment beaucoup !)

Au bout d’une heure il commençait à trouver le temps long et avec la discrétion caractéristique des enfants de 2 ans et demi, il a commencé, mine de rien, à essayer de la réveiller :

Soulever le lange posé sur son landau en criant « elle fait dodo Louise ? »

Lui apporter 2 trois doudous qu’il a délicatement posés sur son visage…


Elle a fini par se réveillée, juste avant notre départ…enfin !

Le poussin est allé se laver gentiment les mains avec son tonton (pas fou le tonton) pour pouvoir lui caresser la tête, depuis le temps qu’il nous le dit « Elliot, il caresse comme ça la tête de Louise… »

Ça c’est gâté lorsque j’ai pris Louise dans mes bras.

Vous pensez sans doute qu’il nous a fait une crise de jalousie, ou qu’il a commencé à s’agiter, comme la dernière fois que nous l’avions vu, afin d’attirer notre attention.

En fait, non, il a voulu prendre Louise dans ses bras, j’ai du refusé et là mon Poussin a vraiment été déçu, mais déçu…

« Elliot porte pas Louise ? »

« Non, mon cœur, elle est trop petite, trop fragile pour que tu la portes… »

C’est là que j’ai compris pourquoi il attendait avec tant d’impatience son réveil : il voulait jouer à la poupée…

Il s’est mis à pleurer, ça m’a brisé le cœur, j’ai rendu le bébé à sa maman et j’ai pris le mien dans les bras.


Je n’avais pas compris que c’était ça qu’il attendait, je m’attendais à ce qu’il soit déçu qu’elle ne bouge pas, qu’elle ne joue pas…je ne m’attendais pas à ce qu’il ait si bien compris ce qu’est un bébé et qu’il veuille s’en « occuper ».

Ce matin en regardant le catalogue de jouet il a vu Louise (tous les bébés sont Louise) et il m’a dit : « c’est maman fait un câlin à Louise, pas Elliot… »

par Mélanie H
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