Pages

Présentation

Recherche

PA280069.JPG Un peu d'amour, beaucoup de tétines, à moins que ce ne soit l'inverse...ou petit manuel d'élevage du  Poussin sauvage
Vendredi 28 mars 2008
Vous avez bien sûr reconnu la musique d'X Files...

Depuis quelques temps, une petite semaine sans doute, un phénomène étrange se développe dans ma cuisine…

Un envahisseur fait son nid partout, sur les meubles, sur le plan de travail, déborde des tiroirs et placards…

Emballé de papier alu multicolore, il peut prendre la forme d’un œuf ou d’un lapin… certaines d’entre vous ont le même soucis…c’est le chocolat de Pâque.

Je ne m’en plains pas trop, c’est toujours plus sympa que les blattes…


Mon Poussin lui ne comprends pas tout, ou fait semblant de ne pas tout comprendre…

Mais pourquoi a-t-on le droit aux chocolats à certains moments seulement et dans certaines quantités restreintes seulement ?

Pourquoi un seul œuf alors qu’il y en a 10 qui tendent les bras.


Hier en rentrant de la crèche je donne un œuf, suivi d’un petit bonbon et je dirige bien vite mon Poussin vers l’étage supérieur, à l’abris de toute tentation alimentaire.

Il joue dans sa chambre 3.4 minutes puis viens me voir, fait sa petite moue boudeuse (de celui qui sait d’avance que je vais dire non) et me dit « Moi je veux un bonbon, Moooa, Maman »

Histoire de me faire craquer il ajoute un « pi peu plait » magique…

Pas de bol Poussin, les escaliers à descendre (et remonter) c’est la barrière de protection anti caprice pour une maman paresseuse.


Le menton tremble, les larmes coulent, et entre 2 sanglots, mon Poussin malin sort l’arme fatale :

« Veut mon papaaaaa moi, veut papa à moi »…

Petite contrariété a déclanché le gros chagrin, le papa du Poussin était en déplacement et le Poussin il a moyennement apprécié le départ du papa juste après celui des grands parents…
J'ai même pas de coeur, j'ai trouvé que ça méritait certe un gros câlin, mais pas un chocolat supplémentaire.

par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (14)    recommander
Mercredi 26 mars 2008

Le Poussin a droit à ses 10 heures de crèche par jour, mon grand travail à moi, en sus de celui que j’effectue chaque jour, moyennant rémunération pour mon patron, c’est de faire en sorte de respecter ce quota horaire.

Et ça c’est un sacré boulot, surtout si on le combine avec mon obligation à moi d’être présente à mon bureau (à 15 km et une bonne demi heure de route de la crèche) de 9h à 17h30…

Le moindre grain de sable enraille la machine, tout est fait pour lisser le système, véhicule entretenu, pression des pneus vérifiée, plein d’essence opéré pendant la pause déjeuner, pipi fait durant mes heures de travail…

Quant à l’itinéraire il est rodé, grâce au bon Roi qui a eu la bonne idée de construire un gros château entouré d’un immense parc, des accès au centre ville de Versailles, il n’y en a pas 36… Pour moi, il y en a 2, un itinéraire du matin et un du soir (à ne pas inverser sous peine de passer 20mn de plus que prévu dans la voiture…calculé à la seconde je vous dis…)

Alors quand un abruti de technocrate pseudo ingénieur des ponts et chaussé au Ministère des infrastructures routières vient me pondre une réduction de voie de MON autoroute sur 400 mètre, c’est sans doute un détail pour lui…pour moi c’est 20 mn de plus de trajet…

Vendredi je constate la catastrophe, peste et rage et insulte comme il se doit le c****** qui me bouffe les 30mn offertes le vendredi par mon patron.


Mais hier il a bien fallu ruser, sinon non seulement le Poussin il dépassait sa dose de crèche journalière, mais en plus il risquait bien de finir sa journée dans le bureau de la terrible directrice pour cause de maman indigne ayant laissé passer l’heure de la fermeture.

Bref, j’aimerais vous faire un dessin, on gagnerait du temps mais j’peux point, alors je vous explique en gros, au lieu de prendre ma bretelle d’accès habituelle à l’autoroute, je continue tout droit, je fais demi tour à un feux 500m plus loin afin de venir prendre l’autre bretelle d’accès qui elle a toujours 2 voies…


J’ai 2 feux supplémentaires, soit 2 arrêts et redémarrages et presque un km de plus au compteur, alors maintenant j’aimerai qu’on m’explique comment combiner mes obligations de maman de Poussin, de salariée et de débutante en respect de l’environnement.

 

par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (19)    recommander
Mardi 25 mars 2008

Imaginons que vos beaux parents vivent loin, très loin, comme toute belle fille qui se respecte vous pensez « chouette »…

Grossière erreur, des beaux parents qui vivent au royaume de fort fort Lointain, ça signifie des beaux parents qui viennent vous rendre visite non pas pour un jour, non pas pour 2 jours, non pas pour 3 jours, mais bien pour 4 jours…

.

Toute l’année vous vous préparez à cette visite (mais si) vous astiquez les fourneaux, nettoyez les carreaux, la maison doit briller, les menus sont testés et approuvés, le Poussin doit être poli et dressé pour l’occasion, même le chat a été brossé.

.

Ils arrivent, au début vous assumez, sourire et bonne humeur, petits plats dans les grands, vous vous afférez, vêtue, comme par hasard, du tablier offert l’année précédente par belle maman.

2ème jour on garde le rythme.

3ème jour la machine à domestiquer les beaux parents s’essouffle, un bar en croûte de sel, une paella et 36 vidages et remplissage de lave vaisselle plus tard, vous êtes soudain lasse, très lasse.

Vous êtes épuisée, le sort s’acharne puisque qu’un grave rhume vous terrasse.
Votre beau père pris de pitié propose au beau milieu d’une succulente Tartiflette d’emmener le lendemain toute la famille au resto…

Pour un peu vous lui embrasseriez les Birkenstocks.

.

Le lendemain, malgré un temps à ne pas mettre un allemand dehors et un Poussin qui s’agace, les beaux parents ont l’air de trouver le séjour à leur goût… comment être sure qu’ils vont repartir ?

Ils ont l’air si bien ici, entre télévision allemande, magazines et petit fils, ils ont l’air heureux…

.

C’est là qu’il faut sortir l’arme secrète : le truc qui fait d’une pierre 2 coups : le gâteau au Yaourt : ou comment occuper le Poussin 15 mn et être sure que la belle mère ne rêvera que d’une chose : retrouver ses propres fourneaux.

Quelques conseils pour être sure de ne pas rater votre coup :

Démouler votre gâteau trop vite de façon à ce que la moitié reste collée dans le moule.

Faire semblant de rattraper le coup en camouflant tant bien que mal, enfin, tant mal que bien avec un glaçage trop cuit au chocolat.

Le déposer sur la table, un air piteux en s’excusant platement et en rappelant que de toute façon, les gâteaux les meilleurs sont ceux de la belle mère (ce qui n’est pas faux).

.

Et voila, mon gâteau au Yaourt  que j’ai nommé : Le chasse belle mère®

P3240088.JPG

Je rappelle à mes aimables lecteurs que tout ceci est une fiction et que toute ressemblance avec des faits s’étant réellement produit, ou des personnages ayant réellement existés est purement fortuite et totalement indépendante de ma (bonne) volonté.

 

par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (19)    recommander
Jeudi 20 mars 2008
Comme tous les enfants de son age je pense, Elliot est dans la phase « moi tout cheul ».
C’est vraiment sympa cette période où l’on constate chaque jour les progrès de son enfant, où l’on observe émerveillé ses découvertes, où l’on s’émeut de le voir grandir…
De bébé il devient petit garçon, avec notre aide et sous nos encouragements de parents, fans inconditionnels de notre Poussin. 
.
Trèves de plaisanteries pourquoi le « moi tout cheul » c’est toujours quand ça l’arrange lui et pas forcément moi ?
Pourquoi « moi tout cheul je monte les escaliers » n’a-t-il pas le même attrait pour Elliot que « moi tout seul, je mets du dentifrice sur ma brosse à dents »
Moi je rêve d’un « moi tout cheul je change ma couche » ou encore mieux « moi tout cheul je vais aux toilettes »…
Parfois je fantasme sur un « moi tout cheul, je fais le repassage et je change la caisse du chat »…
.
Mais en fait depuis 3.4 soirs, mon cauchemar est récurrents il arrive vers 19h30 et c’est le « moi tout seul ouvre la vache qui rit »…
J’ai 30 ans et je n’y arrive pas toujours du premier coup…je vous laisse imaginer le carnage du Poussin de 2 ans et demi qui « ouvre » (écrase serait plus approprié) seul sa portion de Vache qui rit…
par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (17)    recommander
Mercredi 19 mars 2008
P3150065.JPG

Ce que j’aime chez les chats, c’est leur coté mystérieux, ils errent dans la maison à patte de velours et viennent vous surprendre au moment où vous ne vous y attendez le moins.
Certes vous les nourrissez et les caressez, mais le maître qui décide où, quand et comment c’est bien le chat…
Leur intelligence est supérieure à celle des autres animaux, des spécialistes affirment qu’ils peuvent comprendre jusqu’à une cinquantaine de mots (seul mon mari saisira le trait ironique…private joke, désolée)
.
Sauf qu’Agrippine, bah c’est un peu…comment dire, on sait qu’elle est différente.
Elle est gentille, vraiment gentille et quand on a un enfant on se rend compte à quel point c’est appréciable d’avoir une bête un peu simple et pas méchante.
.
Assez vite et alors même que je n’avais pas une grande expérience en éducation féline j’ai compris qu’on ne lui ferait pas faire de longues études…
Je me souviens d’un test dans un magazine pour évaluer l’intelligence de notre chat.
L’une des questions était : votre chat veut entrer dans une pièce dont la porte est fermée :
a/ il l’ouvre
b/ il miaule pour qu’on lui ouvre
c/ il s’assoit devant pour saisir la première occasion pour s’introduire.
Pas de réponse « petit d », elle constate que la porte est fermée, s’en assure en donnant un petit coup de tête dedans et laisse tomber et s’éloigne l’air piteux. 

P3150064.JPG

La bêtise, lorsqu’elle n’est pas accompagnée de la méchanceté m’attendri et me touche, et Agrippine, est une brave bête, pas fichue de défendre son territoire, ou d’ouvrir une porte, pas capable de faire ses besoin dans les wc (vu dans 30 millions d’amis il y a quelques semaines…) mais pas capable non plus de donner un coup de patte à Elliot quand il lui met une baffe, pas capable de mordre Stephan quand il lui tire la queue…
.
Voila, même si elle m’a ronflé dans l’oreille toute la nuit, même si elle a ravagé le joli pouf en cuir que mes beaux parents nous ont apporté l’an dernier et que j’espère qu’ils ne soulèveront pas la couverture demain pour constater les dommages, et bien elle n’ira pas chez la mère à Titi…
 
 
par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Mardi 18 mars 2008
Dalida l’a chanté, je me contenterais (faut dire que je chante faux) de faire un petit post.
.
Dimanche nous étions invités chez les Bambinos et bien qu’il n’y ait pas chez eux de jolies demoiselles susceptibles de devenir des belles filles parfaites et totalement dévouées à leur belle mère, nous y sommes allés.
.
Moi ce que j’aime bien quand on arrive quelque part, c’est le joli collier de Poussin que je porte autour du cou.
J’ai la chance d’avoir un fils qui n’est pas avare en câlin mais disons qu’à 2 ans et demi, il a souvent mieux à faire que d’embrasser sa mère (enfin, ça c’est ce qu’il croit) alors quand il fait son pot de colle à mon cou ou sur mes genoux, tans pis s’il passe pour un gros bébé aux yeux de nos hôtes, moi j’en profite.
Après 2 minutes trente de timidité Antoni aurait bien montré sa belle chambre et ses chouettes jouets mais il faudra un bon quart d’heure de dégivrage au Poussin, aidé par les chips de l’apéro, pour se décoincer et oser jeter un œil aux jouets présentés par son copain.
.
On a ensuite tenté un petit concours à la super nanny, « qui c’est qui va le plus vite finir son assiette ? » (je compte jusqu’à 10 mais essaye de ne pas t’étouffer quand même...évidement j'ai regardé hier...j'avoue mon addiction aux émissions populaires M'sixiènes)
Nos fils rebelles ne se sont pas laissé prendre, et ce sont les papas respectifs qui ont fini (sans se faire prier d’ailleurs) le déjeuner de leurs fils.
C’est amusant mais pour la mousse au chocolat les enfants étaient soudain bien plus joueurs et ont dévoré sans se faire prier leur bol…étrange…
.
Profitant d’une éclaircie, nous sommes ensuite sortis faire une balade, nous avons pu constaté que 4 adultes, pour promener 2 petits garçon, un bébé, et un chien ce n’est pas trop…
(Hé, hé moi j’ai vu la star, j’aurais préféré une photo dédicacée au machouillage de mes mains, mais bon…)
Des monos professionnels se seraient certainement un peu fichu de nous quand, au même moment:
Antoni ne voulait plus avancer car il aurait finalement  préféré le tracteur au vélo
Elliot ne voulait plus aller dans la poussette, mais ne voulait pas marcher pour autant
Chester voulait, comme par hasard, piser très très loin de nous tout au bout de la rue (ce qui en théorie n’est pas mal, sauf qu’en vrai il y a des voitures dans la rue…)
Fabio a fait le lèche botte en restant sagement dans son landau, à moins qu’il ne prenne déjà des forces pour la balade de l’année prochaine…
par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (11)    recommander
Jeudi 13 mars 2008
Mardi je me suis acheté des bonbons (« parce que les fleurs c’est périssable, et les bonbons c’est tellement bon » bref, refermons la parenthèse).
Donc je me suis acheté des bonbons parce que mon mari n’est pas là et que quand mon mari n’est pas là je mange des bonbons pour compenser, c’est dire si je l’aime.
Et puis surtout quand il n’est pas là je peux les manger tranquille, sans sentir peser sur moi un lourd regard accusateur, et sans entendre le traditionnel « Moi chuis pas très chucre de toute façon » qu’il prononce comme il se doit, la bouche pleine de mes bombecs. 
.
Les bonbons, j’ai commencé à la attaquer au bureau, du coup le soir le sachet était tout explosé dans mon tiroir j’ai du les transférer dans le tuper qui m’avait servi à apporter mon déjeuner et j’ai rangé le tuper dans mon sac à main (j’ai, soit un très grand sac à main, soit un tout petit appétit pour le déjeuner, à vous de voir…)
En arrivant à la maison, j’accroche mon sac à main au radiateur pour enlever les chaussures, les miennes et celles d’Elliot (vous saurez tout sur moi aujourd’hui…)
Profitant de se que j’étais occupée à sautiller en rond en implorant le dieu des bottes de bien vouloir me lâcher les pieds, mon Poussin fouille dans mon sac, chose qu’il ne fait jamais habituellement, d’où le titre de l’article.
« Quoi ça maman ? » me demande t’il en m’agitant le tuper plein de bonbons sous le nez…
Prise en flag, je suis contrainte d’avouer, et de partager…
« Des bonbons, je suppose que tu en veux un ? »
.
Je lui donne un petit nounours, non pas parce que ce sont eux que j’aime le moins mais parce que c’est ce qui me semble le plus adapté à son jeune age.
Le voyant lutter avec son nounours dans la bouche, j’en goûte un et constate qu’ils sont super durs à mâcher, je le fait cracher, de peur qu’il avale l’ourson tout rond.
Je suis alors contrainte de lui donner une petite fraise, je ne sais pas comment elles s’appellent, c’est mes bonbons préférés, des petites fraises lisses, super bonnes et qui fondent très vite dans la bouche, je suis bien forcée de l’avouer idéales pour Elliot.
Le soir venu et le poussin couché, je fais la razzia dans la boite, finies fraises et Dragibus géants, seuls les nounours s’en sortent indemnes.
.
Hier, en rentrant de la crèche, Elliot me demande un bonbon…un peu gênée, je lui propose un Smarties, genre, je n’ai pas compris ce qu’il voulait.
Ni dupe, ni stupide, Elliot ouvre le placard à Tuper et me dit « non, comme ça un bonbon »
Je lui tends alors la boite de bonbons pour qu’il fasse son choix…parmi les oursons multicolore.
Mon Poussin est un peu surpris, « où bonbons ? » je le console en lui donnant une tête de lapin en chocolat (trop dure la vie chez nous, je sais).
C’est pas facile pour Elliot, il vient d’apprendre que la vie est une jungle, le plus fort et celui qui se couche le plus tard, est le mieux servi.
Ca doit surtout être dur d’apprendre que le prédateur est en fait sa propre mère…
*Même pas honte*
par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (21)    recommander
Mercredi 12 mars 2008
Quand le papa n’est pas là……

P3100016.JPG
.
Bah le Poussin, il prend son bain, comme d’habitude, je ne vais quand même lui déboîter le bras à chaque fois que son père est en déplacement quand même… (la honte, c'était ....)
.
Pas grand-chose à dire, quelques photos pour le papa du Poussin qui est absent cette semaine.
Et juste parce que c’est mignon, même si je suis consciente qu’il m’embobine bien facilement :
Ce matin, comme presque toujours, Elliot me tend les bras pour que je le porte dans l’escalier, je le prends dans les bras en râlant qu’il est lourd, qu’il est un gros paresseux…
Il me dit « Oh, maman ! » et me fait un bisous, comme j’arrête de râler et que je souris, il dit « un autre » et m’embrasse de nouveau…
Je sais, j’aurai l’air maligne avec mes bisous quand je serais coincée avec une sciatique et un mari en Allemagne… 
P3100015.JPG

P3100031.JPG

le trait sur la joue, c'est le feutre du dessin...
"Elliot, il ne faut pas dessiner sur tes joues!"
"pourquoi???"
"tu vas comprendre tout à l'heure quand je vais devoir te frotter la joue comme une folle pendant le bain..."
Il a compris...ce qui ne l'empechera sans doute pas de recommencer.
par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Mardi 11 mars 2008
J’ai appris qu’Elliot allait recevoir de la part de mes beaux parents un jogging pour Pâques (en plus des probables Kinders….)
Samedi matin, nous sommes donc allés, mon Poussin et moi-même acheter les baskets indispensables à sa future tenue de petit sportif. 
P3080005.JPG
J’avais une petite appréhension car Elliot n’est facile en matière de vêtement et encore moins lorsqu’il s’agit de chaussures.
J’avais du ruser en janvier pour pouvoir ressortir avec la paire que j’avais choisie.
 Elliot ne voulant pas essayer mon modèle, je l’ai laissé essayer les affreuses chaussures qui ont bien sur retenu son attention et l’ai fait sortir du magasin avec son père au moment de passer à la caisse (et d’échanger les chaussures pas belles contre les belles…enfin selon moi).
Ce stratagème ne m’avait posé aucun cas de conscience jusqu’à la maison.
 Mais quand Elliot a ouvert le sac et qu'il a pleuré en disant « oh non pas ça…. » Là, j’avoue que soudain je me suis sentie méchante, mais méchante… 
.
Donc, samedi nous avons commencé par un magasin de sport, il n’y avait pas un choix énorme, surtout dans ma gamme de prix, car j’avoue que dépenser la moitié du PNB d’un pays en voie de développement pour des chaussures d’enfant me pose problème.
Elliot lui sélectionne une paire, abordable, que je n’ai malheureusement pas pu lui offrir par crainte de la scène de ménage en rentrant à la maison…des baskets roses.
Mon mari commence juste à accepter de le voir jouer à la poupée, j’ai bien peur qu’il ne soit pas prêt à assumer les chaussures roses de son fils… 
.
On enchaîne donc sur un autre magasin, cette fois Elliot se désintéresse totalement de l’affaire, et préfère escalader les bancs.
Je trouve enfin celles qui me plaisent et qui ne dépasse pas le budget fixé, j’ai même une solution de replis en cas de veto du Poussin, puisque le modèle qu’il a porté et apprécié tout l’été est disponible dans sa pointure. 
.
Je lui présente mon premier choix, m’agenouille devant le poussin assis sur son trône, « Monseigneur Elliot, acceptez vous de prendre pour Basket, ce modèle ici présent ? »
Réponse de l’intéressé : « oh maman, maman, maman, (quand il est excité il répète toujours plusieurs fois maman…) c’est comme Manoé… »
Tout content à l’idée d’avoir les « mêmes » chaussures que son copain de crèche, Elliot est déjà en train de tirer sur ses lacets pour porter les baskets neuves.
Jamais la période d’adaptation aux chaussures neuves n’a été si simple… le seul soucis maintenant c’est de lui faire porter les vieilles qui ne sont pas encore trop petites… 

P3080006.JPG
par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (18)    recommander
Lundi 10 mars 2008
J’ai pensé à vous hier, je me promenais avec Elliot, lui à vélo, moi trottinant à pied derrière lui (c’est qu’il progresse le bougre…) je pensais à mon article d’aujourd’hui.
Je pensais vous parler de mon grand Poussin, champion de vélo de grand, je me disais aussi qu’il était particulièrement sage ce we et que je n’aurai pas grand-chose de rigolo à vous raconter.
.
Nous avions profité d’une éclaircie pour sortir voter, enfin surtout moi, mon Poussin bien qu’ayant presque un an de plus qu’aux dernières élections n’a toujours pas trop saisi le concept de se cacher derrière un rideau sans essayer un pantalon neuf.
J’ai eu beaucoup de chance que le candidat aux élections cantonales qui avait retenu l’attention d’Elliot (voir par ) ne soit ni présent ni en affiche dans le bureau de vote, allant voter sans mon allemand de mari, je n’aurais sans doute pas trouver drôle qu’il appelle papa un sexagénaire ventripotent en public… 
.
En sortant du bureau de vote, comme il ne pleuvait toujours pas, je propose à Elliot de rallonger un peu la promenade, ce qu’il accepte avec enthousiasme.
Arrivés au point exacte le plus éloigné de la maison, alors que je savourais la balade en me disant, « on a de la chance, on sera arrivé avant la pluie », ou encore « qu’est-ce qu’il pédale bien mon fils », ou encore, « qu’est-ce qu’il est obéissant » (quand j’hurlais 20 mètres derrière « Elliot attend maman ! », il s’arrêtait pour attendre sa pauvre mère à bout de souffle) bref, c’est à ce moment précis de plénitude qu’Elliot descend de son vélo ouvre sa petite sacoche accrochée au guidon, en sort sa tétine et me tend les bras en réclamant « maman porte… » 
.
C’est au même moment que je me suis aperçue que je n’avais pas emmené l’espèce de ficelle qui me sert à tirer le vélo lorsque Elliot ne veut plus pédaler…
Me voila avec un Poussin de 13 kilos et un vélo de grand, pesant son poids de vélo de grand sur les bras.
Nous sommes à un bon quart d’heure à pied de la maison, reste la négociation ou l’abandon de Poussin ou de vélo sur la voie publique…
Je commence à lui parler de la cabane, la tente en forme de château que l’on met dans le jardin en été que je prévoyais de monter dans sa chambre histoire d’occuper cette fin d’après midi pluvieuse.
Ça fonctionne, Elliot accepte de marcher, je détache une partie de la sacoche pour pouvoir traîner le vélo et on marche main dans la main, satisfaits de cette sérénité retrouvée… 
.
Il y aura une deuxième crise un peu plus loin, où je tenterais de lui faire accepter le fait que la maison est plus proche si on continue tout droit que si on fait demi tour…pas facile pour un Poussin de 2 ans et demi qui ne connais pas cette promenade…
Il y aura une 3ème crise, très amusante… Elliot à fond les manettes en vélo, et moi qui court derrière me tenant le nez car il a les klenex dans sa sacoche et que je saigne du nez… et que comme par hasard cette fois il refuse de m’attendre… 
.
On arrivera à la maison juste avant qu’il pleuve, la cabane est montée dans les cris de joie du Poussin qui ne l’avait pas vu depuis cet été, évidement, j’installe le garage DANS la cabane et je peux enfin me remettre de ma promenade au pas de course, allongée sur mon lit avec 2.3 bd, en écoutant d’une oreille Elliot qui joue dans sa cabane.
C’est marrant, maintenant il discute tout seul, les autos font vroum, les bonhommes se saluent en disant « Servus » (les bonhommes parlent allemand), le bébé pleure en faisant ouinnnnn… et Elliot crie « non grigrine » (la chatte a du passer la tête par la porte de la tente, pensant peut être que j’avais enfin installé une caisse géante à l’étage…
par Mélanie H
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
 
Blog : Musique sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus