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PA280069.JPG Un peu d'amour, beaucoup de tétines, à moins que ce ne soit l'inverse...ou petit manuel d'élevage du  Poussin sauvage
Mercredi 13 février 2008
Les vacances d’Elliot se passent bien, il nous réclame un peu, surtout le matin, il parait qu’il n’est pas très content de voir mamie arriver à la place de ses parents et qu’il râle et qu’il fait mine de la taper (pas réveillé, il la rate…on a de la chance).
Je ne suis pas spécialement inquiète, il n’est pas du matin et tant qu’il n’a pas bu son biberon, il ne vaut mieux pas lui parler…sa grand-mère comprends le problème, les grandes conversations au petit déj’ ça n’a jamais été son truc non plus…
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Le reste du temps, il fait sa petite vie…sans nous… comme un grand Poussin indépendant….
Et ça, ça nous fiche une espèce de coup de vieux….
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Evidement je n’ai pas grand-chose à raconter d’autant que je constate que bien que j’aie essayé de vous alarmer sur mon état de santé dans mon dernier post, il n’y en a pas une qui s’inquiète.
Je vais quand même vous donner les nouvelles que vous ne demandez pas…
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Je suis allée chez le médecin hier, j’ai une bonne angine, il en a profité pour prendre des nouvelles de mon Pityriasis rosé de Gibert.
Et oui Mesdames je souffre (en plus d’une terrible angine, je le rappelle) d’un Pityriasis rosé de Gibert.
J’adore ce nom, on dirait celui d’une fleur ou d’un délicat papillon… en fait c’est juste le nom d’une maladie de peau qui vous décore le ventre, le torse, les cuisses et le haut des bras de jolis ronds rouges…
C’est tout à fait bénin (il faut bien l’avouer), il n’y pas de traitement pour la bonne raison que mise à part le fait que je ressemble à un dalmatien albinos, il n’y a pas de conséquences (enfin disons qu’après recherche sur Internet, je me rends compte de ma chance de n’avoir pas la forme purulente…)
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Notre soirée de Saint valentin s’annonce malgré tout pas mal, enfin elle s’annonce…
Un bon resto est réservé, les lumières seront tamisée (rapport à mon Pityriasis rosé de Gibert) le Perier coulera à flot (rapport à mon traitement antibiotique de l’Angine), j’espère juste que la petite fièvre qui me poursuit et qui me rétame (rapport à ma petite nature) aura disparue…
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Mère-grand ramène le Poussin au bercail vendredi dans l’après midi, c’est un langage codé pour vous dire que vous risquez de ne pas trouver de nouveaux post ici, d’ici la semaine prochaine…
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Petite précision, ne cherchez pas le sens caché du changement de couleur de police, ou alors si cherchez bien et tenez moi informée du fruit de vos recherches...moi je ne sais, je ne maitrise pas, je ne comprends pas...
par Mélanie H
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Lundi 11 février 2008
Je suis de mauvais poil aujourd’hui, je me suis levée du pied gauche, 20 minutes plus tard que d’habitude, soit, mais du pied gauche.
(En même temps, se lever à 7h10 au lieu de 6h50, n’a rien de transcendant…)
J’ai mal à la gorge, comme si un ballon s’y était coincé, ça me bourdonne jusque dans les oreilles.
J’ai sûrement de la fièvre, mais comme le thermomètre est en vacances avec mon Poussin, je ne peux pas vérifier. 
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Ça a commencé hier, lorsque nous sommes rentré à la maison, seuls, sans Elliot, je me suis dis, waouh, j’ai les boules, au sens propre comme au figuré, un peu cafardeuse, je n’avais qu’une envie, m’enrouler dans un couverture et traîner sur le canapé devant vidéo gag…
J’avais la nuque un peu raide, rien de surprenant après mes 2 heures de sieste dans la voiture, la tête tordue, le cou scié par la ceinture de sécurité…
C’est en fin de soirée après avoir téléphoner chez ma mère, m’être assurée que le Poussin se remettait de notre absence, qu’il avait joué, dormi, mangé, pris son bain, parlé et rigolé comme si de rien n’était que je me suis inquiétée…
Les symptômes persistent… le verdict tombe, ma maladie n’est donc psychologique, provoquée par ma mauvaise conscience d’abandonner mon fils…
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Horreur, malheur, c’est juste la grosse poisse, celle qui fait qu’après le boulot au lieu d’enchaîner rattrapage du ménage en retard, rangement de la chambre du Poussin avec tri des jouets et des vêtements trop petits, cuisine d’un délicieux repas à déguster en tête à tête et j’oubliais, on est lundi, j’ai piscine aussi…
Bref au lieu de tout cela, je vais me traîner péniblement de la voiture au canapé, je vais gémir en m’enroulant dans la couverture, et je vais regarder un tas d’ânerie dont j’ignorais même l’existence…
Je vais attendre le retour de mon mari, il va être obligé de préparer le dîner, me le servir au canapé, il va devoir compatir et être aux petits soins…
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Si ça c’est pas la poisse…
par Mélanie H
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Vendredi 8 février 2008
Ce soir nous partons chez ma mère, pour un we pour les grands, pour une semaine pour le petit Poussin…
Une semaine de vacances va lui faire le plus grand bien, il dort généralement bien chez sa mamie et il en a besoin.
Le soir en ce moment la moindre contrariété provoque les grandes eaux, le menton tremble, les larmes arrivent tout de suite, le Poussin s’écroule sur le sol et se cache la tête dans les bras…quel talent…
Et je culpabilise, comment puis-je avoir la cruauté de lui refuser un gâteau, un DVD ou comment puis je avoir le culot de lui demander d’enlever son manteau alors qu’il est é-pui-sé…. 
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Bref il a besoin de vacances, de grasse mat’ jusqu’à des 8h30 bien sonnées, de grosses siestes dont on se réveille tout seul et pas à cause du voisin de chambrée qui a pété, heu pleuré je veux dire, j’avais oublié qu’il n’était pas au service militaire mais à la crèche, mon Poussin… 
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Quant à nous, braves parents du Poussin, et bien une semaine en amoureux, un dîner de saint Valentin au restaurant, les palmiers, le soleil…oups je pousse le rêve un peu trop loin vers le sud !
Bien sur j’angoisse un peu, comment mon Poussin va-t-il vivre cette semaine sans moi, qui suis, je vous le rappelle la SEULE personne à savoir s’occuper de lui (bon ok, son père se débrouille pas mal).
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En plus il est dans cette période un peu bancale du presque…
Il est presque propre mais pas vraiment.
Il sait presque parler mais faut le dico Elliot/Français pour le suivre.
Il est presque un petit garçon mais redevient parfois un petit bébé.
Il joue presque seul, mais quand même c’est mieux quand on joue avec lui.
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J’espère qu’il ne fera presque pas de bêtises, presque pas de colères, qu’il sera le grand et gentil Poussin qu’il sait être presque tout le temps.
J’espère qu’il ne me fera presque pas honte, que ma mère aura presque envie de le garder plus longtemps (mais qu’elle n’y compte pas…hé oh !).
J’espère aussi que je ne vais presque pas pleurer dimanche en partant dans notre grande voiture presque vide sans le Poussin derrière.
En tout cas ce que je peux dire c’est que lundi matin, lorsque mon réveil sonnera une demie heure plus tard qu’habituellement je vais être presque contente… on se presque console comme on peut…
par Mélanie H
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Jeudi 7 février 2008
Il est grand temps de reconnaître mon erreur, je regrette aujourd’hui mon choix d’agrandir notre famille.
Cette décision, je l'avais pris seule, en l'absence de mon mari...
J’en ai un peu honte car quand même à 30 ans je ne suis plus une gamine, je devrais réfléchir aux conséquences de mes actes…
Mais je ne le supporte plus, ses cris me mettent hors de moi, des images parfois violentes me viennent alors….
Je n’aime pas m’en occuper, même le nourrir est une véritable corvée.
Et son odeur, je ne vous ai pas parlé de son odeur, c’est simple elle me soulève le cœur, même mon mari trouve qu’il pue le cheval, ce qui est pour lui une insulte équivalente à « il pue comme mon collègue » pour moi.
Et en plus il n’est pas propre, il lui arrive de s’oublier sur le canapé, du coup on hésite à le prendre avec nous…
Même Agrippine la chatte l’apprécie peu, en fait elle a même essayé de le mordre, je l’ai défendu, j’ai une conscience quand même.
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Mais voila, j’ai décidé de m’en débarrasser…









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J’ai envoyé cette annonce à passer dans le journal municipal :
« Donne contre bons soins (et pas pour brochette) cochon d’inde femelle (mais vide, cette fois j’en suis sure, à moins qu’elle ait réussi à produire quelques chose avec les Playmobiles qu’Elliot lui lance parfois dans la cage) âgée de 7 mois, avec sa cage (histoire d’une part, d’attirer le client et d’autre part de m’en débarrasser et de réfléchir à 2 fois avant de reprendre un petit animal) cause incompatibilité d’humeur avec chat »
 
Bon, l’incompatibilité d’humeur, vous aurez compris que c’est plus avec moi qu’avec le chat, mais je me suis dit que je paraîtrais moins méchante comme ça…
Et puis une amie dont je tairais le nom m’avait suggéré de l’abandonner dans la forêt ou de le lâcher dans le jardin, ou de prétendre mon fils allergique…
C’est pire non ? 
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l'arrivée de Titi, c'était il y a seulement 5 mois et c'était
par Mélanie H
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Mardi 5 février 2008

 

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Samedi je suis allée faire les boutiques avec Elliot.

Soyons clairs, je n’ai pas passé la journée au centre commercial, boutiques de fringue et pause café à 16h, non, je suis allée chez Leroy Merlin et chez Champion…  
En fait, j’avais enlevé pendant la sieste les décorations de Noël (sous vous applaudissements, merci…) et je voulais de nouveaux autocollants printaniers pour remplacer les pères Noël et autres bonhomme de neige.
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Elliot dans les magasins, ce n’est pas évident, en général il vaut mieux être 2, un qui achète, un qui surveille le poussin, surtout depuis qu’il ne veut plus de poussette.
Donc cette fois je l’ai joué Super Nanny, je lui ai expliqué ce que nous allions faire, je lui ai demandé s’il voulait la poussette (« ah non poussette »), je lui ai rappelé que nous y allions juste nous deux, qu’il allait devoir me donner la main, ne s’éloigner de moi sous aucun prétexte, et ne pas faire l’andouille (courir, crier, sauter, grimper, escalader, se sauver et je ne sais quoi encore que son imagination débordante pourrait trouver pour me mettre dans l’embarras)
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Première surprise, on descend de la voiture, Elliot me demande la main…il faut savoir qu’il ne donne jamais la main, pour traverser la rue, je le tiens par le manteau…
Nous nous dirigeons vers le rayon décoration enfant, il n’est pas emballé, en fait lui il aurait bien gardé ses déco de Noël jusqu’à l’année prochaine.
Il me montre le papier peint spider man, fier de connaître le personnage mais sans grand enthousiasme.
Je trouve enfin ce que je cherchais, une belle tête de girafe, je la montre toute contente à Elliot :
« Non, pas ça… »
Je lui propose un peu déçue d’autres alternatives, toujours pas convaincu le poussin…
Nous quittons le rayon les mains vides… le Poussin n’est pas mon partenaire de Shopping préféré et ce n’est pas juste parce qu’il est le seul que je dois toujours finir par porter… 
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Nous changeons de rayon pour trouver quelque chose pour la cuisine, je vois de jolies tulipes, je les prends, mais c’était sans compter sur la farouche opposition du Poussin, « non maman, pas ça, repose » il me prend le truc des main et va le ranger…
« Elliot, mon Poussin, as-tu eu une conversation avec ton père avant de partir ? »
« Elliot, tu es gentil de prendre soin de notre compte en banque, mais ça c’est le travail de maman, et puis d’abord c’est le début du mois, et puis d’abord c’est moi qui bosse et m**** je n’ai pas à me justifier face à mon Poussin de 2 ans et demis… »… 
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Bref, je dois la jouer finement, Elliot commençant à pleurnicher ça sent la sortie en urgence par la porte « sans achat ».
Je sors donc mon petit sac, met mon achat dedans et lui propose de porter le sac… au bout d’une minute il a oublié les tulipes, en a marre de porter le sac mais ne se soucie plus de ce qu’il y a de dans.
Un petit détour par la girafe, glissée dans le sac sans qu’Elliot s’en aperçoive.
Premier magasin, opération super Nanny réussie.
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On enchaîne sur des petites courses alimentaires sans caddie, là encore impeccable, pendant que j’attendais à la poissonnerie, Elliot voulait voir les crabes, dans le bassin de l’autre coté de l’étal, je lui dis d’y aller sans moi, il refuse et ne me lâche pas la main.
Peut être la trouille des crabes remarquez… moi je préfère penser qu’il écoutait juste mon principe numéro 2 : on ne s’éloigne pas de maman.
Il ne fait pas le zouave à la caisse, n’hurle pas le temps que la caissière passe son livre de T’choupi...
 Enfin je l’ai pris dans les bras pour qu’il lui donne lui-même, il lui a jeté en disant « tiens »… je m’excuse, il s’excuse…l’incident est clos…la caissière n’est pas blessée. 
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On enchaîne sur la boulangerie, il tient bon, mais la pharmacie, c’était peut être un peu trop…
Il commence par jouer avec les petites fioles d’huiles essentielles que le pharmacien, désireux de faire connaissance avec mon assureur en responsabilité civile, a placé à hauteur d’enfant…
Il fini par hurler car il voulait le pain mais pas un morceau, la baguette complète et puis l’attente est un peu longue alors il aimerait bien s’en aller et tant pis si maman n’a pas fini…
Bref, sur la fin c’est parti légèrement en c**** comme on disait chez nous avant la naissance d’Elliot, mais le bilan global de la journée était bon… en plus il n’a même pas pleuré quand j’ai collé la girafe.
par Mélanie H
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Lundi 4 février 2008
Dimanche, c’est une petite tendreline qui est venue à la maison séduire le Poussin.
N’en déplaisent à ses précédentes fiancées, Romane et Maya, cette fois, Elliot et Ihsane sont passés à l’acte…
Ils ont été couchés ensembles…
Tout c’est passé dans des lits séparés et sous surveillance du babyphone.
Bien sûr des doudous furent lancés, bien sur des legos furent échangés, les mots doux ont fusé, ont été criés même….
Au bout d’une bonne heure de cette drôle de sieste, nous sommes allés chercher nos tourtereaux.
Ihsane avait les joues rouges et en rigolait encore, Elliot a lui eu le culot de me répondre un grand oui enthousiaste lorsque je lui ai demandé s’il avait bien dormi… 
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Nous leur avons ensuite proposé une balade romantique, histoire que l’air frais les aide à retrouver leurs esprits.
Ihsane a promené son bébé dans sa poussette, et Elliot son chariot… vide.

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Lorsque l’heure du départ est arrivée, Elliot a été couvert de bisous, Ihsane n’en est non seulement pas avare, mais en plus elle remercie le Poussin de se laisser faire.
J’ai eu également câlin et bisous, rien de surprenant, séduire la future belle mère reste un classique.
L’innovation, c’est Titi le cochon d’inde qui n’en est pas revenu, lui le mal aimé, le délaissé, le cochon d’inde abandonné a reçu de la part d’Ihsane un doux baiser jeté depuis le dessus de sa cage…
Petit point propreté, retour des couches, pour cause de caca mou, pour ne pas dire liquide, bref même Elliot a acquiescé lorsque je lui ai proposé de remettre des couches après un terrible accident qui s’est terminé sous la douche.
Pour le reprise des slips, on va attendre un peu, qu’il les redemande lui-même car je crois que ‘s’il aime ses slips il n’est pas prêt à en assumer les conséquences et ne demande pas assez régulièrement à aller aux toilettes.
La semaine passée, il y a eu les classiques accidents de caca (puisque Elliot n’a pas fait un seul caca pot depuis qu’il porte des slips…) mais quelques accidents de pipi aussi…
J’avoue que j’ai senti un petit ral bol des puéricultrices et que de mon coté j’avais du mal à gérer les 3 pantalons, 3 slips, 3 paires de chaussettes/ par jour, nécessaires à la nouvelle vie sans couche de mon Poussin.
par Mélanie H
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Vendredi 1 février 2008
Et en Allemand me demande Laure Bambino…. 
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Et bien allemand, pas facile de dire si le Poussin chochotte déjà parce j’ai l’impression que la langue chochotte plus (attention, je n’ai pas dit que les allemands étaient des chochottes, bien que ce matin mon mari, atteint d’un très grave 37,8°, a eu beaucoup de mal à aller travailler…)
Ensuite il parle assez peu allemand et quand il le fait ce n’est pas spontanée, il répète à notre demande, du coup il s’applique. 
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Stephan tient bon et ne lui parle qu’en allemand, enfin presque il utilise parfois quelques mots français, dans ce cas il force son accent Allemand, comme si tout d’un coup le mot français allait devenir allemand, en fait je crois que c’est juste pour que je ne tende pas l’oreille car je lui reproche alors son charabia, son p’tit mélange. 
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Mais Elliot a très bien saisit que son père comprend le français et s’adresse à lui quasiment qu’en français, mais il comprend l’allemand et si on pousse un peu il le parle.
Il ne doit pas encore saisir l’intérêt qu’il y a pour lui de parler Allemand, et c’est vrai qu’à 2 ans et demi, quand on vit en France, et qu’aucun de ses copains de crèche ne le parle…
Je lui explique souvent que je suis fière de ses progrès que son papa et sa maman ne parlent pas la même langue et que ce n’est pas facile pour lui, mais que c’est important, que s’il veut jouer avec ses cousins, il doit parler leur langue. 
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Tant qu’on est en France, c’est gérable, Stephan comprend le français (même que c’est vachement pratique dans notre vie de couple…) je comprends Stephan lorsqu’il parle en allemand à Elliot, je comprends les quelques mots allemands qu’Elliot utilise.
Les choses se gâtent lorsque nous sommes en Allemagne, le souci c’est qu’Elliot pense que tout le monde comprend le français, même les allemands comme son père.
Durant les vacances de Noël, mes beaux parents ont été un peu frustrés de découvrir que leur petit fils ne parle que français.
Il les comprends et rapplique au quart de tour si Oma (sa grand-mère) lui propose en allemand, un chocolat ou un jouet.
Mais il leur parle en Français, et comme la patience n’est pas sa qualité première surtout en Allemagne où il est très excité, il s’énerve qu’on ne le comprenne pas.
Il a enguirlandé sa grand-mère (heureusement en français…) parce qu’elle ne comprenait que ce truc là c’est un train, qu’un train on dit train et qu’elle a plutôt intérêt à apprendre à dire train si elle ne veut pas s’en prendre un dans la figure, de train… 
Vu à quelle vitesse vont les progrès je pense que notre prochain séjours se passera mieux, surtout si le prochain séjour a lieu dans 10.15 ans, comme je l’ai prévu à notre retour de vacances de Noël (roooh…ça va Stephan je plaisante…) 
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En fait c’est vraiment intéressant « d’étudier » le comportement d’Elliot par rapport à ces 2 langues, je n’en parle pas beaucoup que ça sur mon blog, car je trouve bien plus marrant de parler de prout, mais c’est un sujet qui me préoccupe au moins autant que le caca au fond des slip Winnie Pooh. 
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Hier soir c’était amusant, Stephan lui lisait un livre et à un moment Elliot se tourne vers moi et me traduit en quelque sorte ce que son père vient de lire… comme quoi, il n’a pas encore compris que ses grands parents ne parlent pas le français, mais on dirait qu’il a bien compris, en revanche, que sa mère est loin d’être une flèche en allemand…
Je voudrais quand même préciser que je fais de gros progrès notamment en vocabulaire de la vie quotidienne, je ne sais pas si le fait de connaître en allemand le nom de tous les animaux de la ferme va m’être super utile pour trouver du boulot là bas… mais au cas où je les connais… 
j'vous laisse, faut que j'aille actualiser mon cv.
par Mélanie H
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Jeudi 31 janvier 2008
C’est marrant comme avant mon Poussin, je n’ai jamais trouvé l’accent auvergnat particulièrement mignon.
Bien sur pour Elliot, ça m’inquiète un peu, d’autant que nous n’avons pas d’Auvergnat dans la famille, mais je trouve ça rigolo.
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Il a commencé de bonne heure à chochotter, mais on ne s’en est pas aperçus tout de suite.
Son premier mot était chat… j’aurais préféré que ce soit maman, mais bref passons.
Sauf qu’en fait ce n’était pas « chat », mais « ça » donc ça tombait bien quand il montrait un chat mais c’était un peu plus incohérent quand il montrait autre chose, un chien, la télé, son père…
Depuis quelques temps les progrès sont impressionnants, je découvre le plaisir de parler avec mon fils, bien sur les conversations sont au ras des pâquerettes, surtout avec l’apprentissage parallèle de la propreté, mais on rigole bien.
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Il y a maintenant ses phrases fétiches qui deviennent cultes au sein de notre foyer :
« chat ch’est pas fachile »
Celles qui nous font péter de rire :
« Hé ! moi auchi prout », faut préciser que le Poussin dit « moi aussi prout » même si personne n’a péter avant lui, ce qui peut mener à des malentendus assez lourds…surtout quand il prononce cette phrase assis sur mes genoux.
Celles qui fatiguent parce qu’il les répète 150 000 fois dans la journée :
« ch’est chale » (c’est sale)
« quoi chat ? » (quoi ça ou qui ça, il ne nuance pas)
Celles qui me font craquer :
« Maman, un bichou » (bisou) surtout qu’il ajoute ensuite tout fier : « chat ch’est mignon »
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Rien à voir avec le thème du jour mais une petite question à vous soumettre.
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Ce matin je chantais à Elliot une petite chanson de ma composition (ouuuuuais, je compose à mes heures, enfin j’écris que les paroles parce que j’ai l’oreille musicale d’une casserole bouchée mais les paroles sont assez chiadées je dois dire… ma première chanson s’appelait « hé Mister Caca », un vrai carton au box office d’Elliot de 6 mois à un an…)
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Donc ma chanson :
" C’est Elliot, mon p’tit pote, qu’à bien mangé sa compote, et qui a fait sa petite crotte(...)"
Alors pour la fin j’ai 2 propositions, un coup je chante « dans sa culotte » et là Elliot et moi on cri ensemble « oh non, pas la culotte » 
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Et j’en ai une deuxième où normalement on doit applaudir, sauf que la seule rime que j’ai trouvée c’est « dans les chiottes » alors je chante bêtement « dans les toilettes » parce que je ne veux pas apprendre chiotte à mon fils…
Si vous avez une meilleure rime à me proposer, un truc qu’il puisse sortir à la crèche sans que je devienne rouge écarlate…je suis preneuse.
Non, parce que déjà le « j’vais pisser » qu’il m’entends dire régulièrement risque de poser problème alors ce n’est peut être pas nécessaire qu’il dise aux puéricultrices « j’vais picher aux chiottes… »
par Mélanie H
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Mardi 29 janvier 2008
J’ai lu chez Madeleine un chouette article, dont je vais reprendre le thème pour mon blog, qu’est-ce que je faisais avant la naissance de mon Poussin et que je ne fais plus ou quasiment plus ?
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Déjà, au tout départ, c'est-à-dire, lorsque le projet « enfant » a commencé à germer, lorsque j’étais enceinte et même les 3 premiers mois de mon Poussin, je continuais à me convaincre que chez moi, bébé ne rimerait pas avec boulet.
N’ayant pas, avant la naissance de mon fils une vie très dissolue, je ne voyais pas pourquoi ce petit (ce tout petit) être viendrait la modifier. 
Je n’envisageais pas de déménager, je répétais à qui voulait l’entendre que 40m² (une seule chambre, une salle de bain exigu, sans baignoire) était largement suffisant pour 2 adultes, un chat et un petit bébé de 3,5 kilos et 50 cm… 
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Je ne sais pas si mon mari était réellement convaincu, il faut dire qu’il a une technique efficace quand je raconte des âneries de ce genre, plutôt que de m’attaquer de front, ce qui aurait pour effet de m’agacer, pour être polie, il me laisse faire.
Sa patience est assez impressionnante puisqu’il est capable de me laisser m’enfoncer sans me contredire, pendant des jours, voir des mois, il attend que moi toute seule je me rende compte de mon erreur, et me regarde changer de direction, j’imagine avec une pointe d’amusement… une pointe seulement, je n’en tolérerais pas plus…
Aux 4 mois d’Elliot nous cherchions déjà à déménager…
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Bien sur mon fils a changé ma vie, mais c’est bien ce que j’espérais, ce que j’attendais…
Mais qu’est-ce que je ne fais plus depuis qu’il est là….
J’ai posé la question a mon mari qui lui a trouvé une réponse immédiate (nous étions sur la route pour partir en we) il me répond « rouler en SLK » (voiture de sport à 2 place pour les automobilo-récalcitrants)
La naissance d’Elliot l’a forcé à revendre le joujou, le joujou qu’il attendait de pouvoir s’offrir depuis son permis de conduire, et dont il a profité une petite année seulement…
Depuis la naissance d’Elliot, la route vers l’Allemagne prends 2 bonnes heures de plus qu’avant, il est loin le temps où nous roulions, trop vite, sans autre pause qu’un plein dans le réservoir et un petit pipi.
 Nous faisions la route en mangeant des cochonneries (aujourd’hui interdites pour cause, d’une part de 10 kilos de grossesse non reperdus et d’Elliot derrière, qui est trop jeune pour les M&M’s, alors c’est un peu vache de les manger devant lui…), en fumant des clopes (oui, oui, dans la voiture…) 
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On en rêve souvent, lorsque nous roulons, respectant les limitations de vitesse, dans notre monospace Diesel, avec à l’arrière un Poussin sauvage hurlant et braillant…
Je me demande si dans 20 ans, lorsque nous voyagerons à nouveau seuls, en coupé cabriolet (bien sûr), est-ce que nous aurons encore ce petit air Bonny and Clyde, que j’aimais tant ? 
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Je préviens d’avance celles qui seraient tentées de me laisser un com du genre « bah voyons, Bonny and Clyde, à 50 ans, avec la bedaine, les lunettes double foyers, ça sera vraiment la classe » je les préviens qu’elles feraient mieux de ce taire, parce que il y a une chose que je n’ai pas perdue à l’arrivée de mon fils c’estbien mes illusions, elles s’effritent parfois, sont revues à la baisse souvent, mais elles tiennent bon, contre couche et caca slip, nous resterons, mon mari et moi, un couple « glamour »…
par Mélanie H
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Lundi 28 janvier 2008
Mon Poussin, je l’aime, je l’adore, mais parfois, il fait des trucs (ou ne fait pas des trucs), on dirait que c’est juste pour m’ennuyer.
Je me fais sûrement des idées, crises de paranoïa aigues sans doute...qu’en pensez vous ? 
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Vendredi soir, nous partons chez ma mère pour le we, j’insiste pour emmener le vélo, une cour, une ruelle, des petits chemins, du beau temps, les conditions idéales pour peaufiner sa maîtrise de l’engin.
Va même falloir peaufiner pas mal, puisque souvenez vous, le we dernier, Elliot avait baissé les bras et pris la fuite, abandonnant son vélo dans le parc, aux bons soins de son papa.
Le samedi matin, il met gentiment son casque, un peu fier sur les bords devant Mamie qui voit déjà en lui un futur grand cycliste mais non dopé et intelligent. 
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Je sors le vélo du coffre de la voiture…Elliot ne monte pas dessus…
« Non, non, non pas ça… » Me réponds t’il lorsque je lui propose de s’asseoir dessus, je lui aurais proposé de prendre place sur un fauteuil de fakir, qu’il n’aurait pas eu l’air plus désespéré…

 
undefinedIl a joué au foot tout le we, il n’a pas jeté un regard à son pauvre vélo….
Hier soir, en arrivant à la maison, nous déchargeons le contenu du coffre dans l’entrée, l’air de rien, le Poussin met son casque (tout seul, sans l’attacher) s’assoit sur son vélo et pédale…
Comme dans l’entrée, il ne peut donner qu’un coup de pédale et demi, et comme je ne suis même pas fâchée, nous montons le vélo dans le salon, poussons table et chaises pour admirer béatement (enfin, surtout moi, j’admire toujours plus béatement que mon mari…) notre Poussin faire du vélo de grand…
par Mélanie H
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