Lundi 3 mars 2008
L’annonce
son départ, c’étaitlà
.
.
Jeudi, alors même que nous n’avions pas encore reçu notre exemplaire du journal municipal, la première fan de Titi s’est manifestée.
Une femme, à la voix plutôt âgée, qui a fait une très mauvaise impression à mon mari.
Il faut dire que déjà au téléphone il ne comprend pas toujours tout (rapport à sa langue maternelle et pas à son quotient intellectuel), mais si en plus la personne ne
parle pas très bien, il ne capte plus rien.
Il a tout se suite soupçonné cette pauvre femme d’être cochon d’indophage, c’est vrai qu’à entendre son enthousiasme lorsque je lui ai dit qu’elle était la première à
appeler, j’ai eu quelques doutes également…
.
.
Rendez vous pris pour samedi, nous avons convenu que je lui apporterai le Titi en début d’après midi.
Bien que toute à fait disposée à lui mettre la vie de mon cochon d’inde entre les mains, cette femme ne m’inspirait pas suffisamment confiance pour qu’elle vienne chez
nous, le chercher…
Sur la route quelques flash back de notre courte vie commune, ses premières crottes sur le canapé, la fois où Elliot avait tenté de l’écraser sous son pied, l’infection
urinaire de la chatte en réaction lorsque nous l’avons eu…
Non, en fait sur la route (3 mn, en même temps je n’ai eu beaucoup de temps pour penser) je me suis surtout concentrée sur comment refuser l’éventuel café que la
vieille risquait de me proposer.
.
.
Arrivée à la porte de son immeuble je redécouvre la joie de taper le code d’entré avec 2 mains prises…
Et pourquoi le clavier pour le code est à 3 mètres de la porte en question ?
Parce que c’est la distance idéale pour que je n’aie pas le temps de ramasser la cage et pousser la porte avant l’expiration du code…
J’ai fini par ruser en fichant un grand coup de pied dans la cage qui a eu pour effet d’ouvrir la porte et d’ameuter la vieille qui habitant au rez de chaussé a pu
venir m’ouvrir sans que j’ai à réitéré l’expérience avec la seconde porte protégée d’un interphone.
.
.
Elle était surexcitée, elle n’arrêtait pas de me répéter : « je vois son mignon petit nez »…faut dire que Titi était totalement prostré au fond de sa
cabane, traumatisé par son voyage, plus que par son abandon j’imagine.
Elle m’a remercié d’un sourire partiellement édenté (si elle veut le bouffer le Titi, va falloir qu’elle le mixe) et m’a quasiment fermé la porte au nez, bien trop
pressée que je parte pour me proposer un café, trop pressée d’ouvrir enfin la cage et tripoter le Titi…
Je suis partie sans regret et sans inquiétude, il est certain que Titi recevra plus d’attention chez cette drôle de femme qu’à la maison… mais quand même, elle ne m’a
même pas demandé comment il s’appelait…
.
.
Au réveil de la sieste, j’ai annoncé à Elliot que Titi était parti en vacances chez une dame.
En même temps son père était occupé à réparer la sonnette, mon Poussin a été bien plus traumatisé par sonnette cassée que par les vacances de Titi, il ne nous en a
d’ailleurs pas reparlé…
La sonnette réparée a été testée à chaque sortie, la prochaine fois que j’ai envie de lui faire plaisir, à mon Poussin, j’opte pour une sonnette plutôt que pour un
cochon d’inde, et puis question nuisance sonore, c’est à peu près équivalent…