J’ai reçu des plaintes, mes fans me trouvent un peu molle du blog en ce moment…
En fait je n’ai pas reçu de plainte, parce que je n’ai pas de fan…mais laissez moi rêver
D’autant que mon époux préfère mes rêves mégalo à mes rêves d’adultère avec Georges…
Donc, je suis molle du blog, c’est un fait.
Mais ce n’est pas comme s’il se passait des trucs hyper importants et que je ne prenais pas la peines de vous les raconter.
Ce n’est pas comme si Raphael s’était laisser pousser les dents par exemple…
Ce n’est pas comme si il marchait à 4 pattes…enfin ça c’est presque vrai, mais j’attends qu’il passe la marche avant pour en parler officiellement…
Ce n’est pas comme si Elliot se mettait des objets bizarres dans le nez…enfin, ça c’est vrai mais j’en ai déjà parlé.
Ce n’est pas comme si j’avais eu une conversation super intéressante avec Elliot qui m’expliquait que quand il serait une maman il aurait des gros seins…
Et ce n’est pas comme si le lendemain, en me regardant m’épiler les jambes, et après avoir appris que papa, lui ne le faisait pas, il m’avait annoncé gravement que finalement quand il serait grand il serait un papa.
Et puis ce n’est pas comme si le tennis Elbow que j’ai choppé en jouant à la Wii me faisait mal rien qu'en tapant sur mon clavier…
Non, non, rien à voir…
Parfois, dès que le réveil sonne on se dit bouh qu’elle est moche cette journée qui
commence…
Peut être parce qu’il est 6h du matin et que ce n’est pas le réveil qui sonne mais le bébé qui pleure…peut être.
5 minutes plus tard c’est l’aîné qui vient voir ce qu’il se passe et salue d’un « moi, je suis fini avec dormir » (il fait de plus en plus de fautes d’un allemand parlant français, l’aîné.)
Le mari ne vaut guère mieux que ses rejetons, il ouvre les volets et ce n’est pas un somptueux soleil qui m’éblouie mais une belle journée caca de pluie et de ciel gris.
En parlant de caca, le bébé qui gigote à mes cotés ne sent pas la rose évidement…
Et tout s’enchaîne, les pleurnicheries d’enfants qui n’ont pas assez dormi, la patience limité de la maman qui n’a pas assez dormi…
Heureusement qu’en ce jour tout pas beau Maximilian est revenu au Kindergarten après plus d’une semaine de vacances…
Ensuite un saut au magasin de bricolage avec un bébé épuisé qui trouve quand même la force de pleurer.
Fort
Et pendant les 10 minutes de trajet à l’aller
Pendant les 10 minutes de courses dedans, dont 7 passées à chercher du décapant qui était devant mon nez mais j’avais oublié mon post it avec écrit décapant en allemand dessus.
Pendant les 10 minutes de trajet retour.
Sitôt rentrée je couche ma sirène de pompier.
Silence enfin.
L’ambiance s’améliore, le soleil montrera-t-il le bout de son nez?
Je décide d’attaquer la peinture d’un meuble au grenier puisqu’il pleut sur mon balcon, comme sur tout Döringstat d’ailleurs.
Je n’ai pas grand-chose à me mettre pour un travail salissant, enfin, je n’ai pas grand-chose à me mettre tout court, ce qui fait que les candidats à la peinture sont recrutés pour la vie de tous les jours.
Je suis seule dans mon grenier, je me mets tranquille en slip sous une blouse de travail de mon mari.
5 minutes plus tard, j’ai de la peinture jusque sous les bras, je me trouve au grenier, en slip sous ma blouse trop grande, en haut d’une échelle de meunier.
Évidement, c’est ma journée toute caca, mon lose day, enfin, moi je dirais juste, pour travailler mon allemand, c’est mon scheisse Tag.
Donc évidement on sonne à la porte.
Je descends mon échelle de meunier au péril de mes rotules, je décroche mon interphone prête à réciter mon « je ne parle pas allemand, revenez plus tard » destinés aux témoins de
Jehova.
Mais non, c’est mon postier préféré, celui qui passe normalement beaucoup plus tard.
Et mon postier préféré, il apporte de quoi transformer ma journée caca et bien belle journée:
Un grand merci à Marion et Silvia pour leurs paquets made in Lyon et Made in Savoie.
J’ai été très gâtées, et bientôt mes dents le seront elles aussi.
Bon j’avoue, il y a quand même truc assez particulier appelé Cenovis dans le paquet de Silvia, mais comme je lui ais envoyé du Meredisch, (définition ici) je crois que c’est un juste retour d’ascenseur…
Il y a eu ensuite un coup de fil d’une amie avec une bien jolie nouvelle, un soleil qui est revenu in extremis après le goûter…
Finalement, elle n’est pas si pourrie cette journée… enfin, surtout si la chatte abstient de vomir dans mes godasses comme elle l’a fait mardi dernier…
Depuis le début de sa petite vie, Raphael partage beaucoup de choses avec son frère, sa maman, son papa…et son bain.
Il prenait la chose avec philosophie, attendant son heure avec sagesse, mâchouillant le jouet que son aîné concédait à lui tendre.
Les éclaboussures, les vagues, les cris parfois, tout cela ne semblait guère le perturber, il restait stoïque
et digne, ne cédant jamais à la tentation de laisser dans le bain une vengeance odorante et colorée.
Tel était mon petit jusqu’à il y a quelques jours.
Sans rapport aucun, je crois, depuis que Raphael se tient assis Elliot délaisse le bain, préférant la rapidité d’une douche.
Et j’ai découvert que Raphael aimait l’eau.
Beaucoup.
Ses 7 mois passés à se prendre de la flotte dans la figure l’ont complètement désinhibé, avoir de l’eau dans la figue, dans les yeux, dans les oreilles, il s’en tape.
Il s’en tape des 2 mains dans le bain d’ailleurs.
Je pensais avoir à investir dans un tapis antidérapant, finalement non, son popotin parait équipé de ventouses car il bouge, tape, se soulève les fesses en s’accrochant au tuyau de la douche,
jamais il ne vacille.
Et quand on le couche dans l’eau, c’est encore mieux en fait.
Ce n’est plus un Poussin mais un dauphin et il nage le papillon.
Il aurait des palmes qu’il n’en mettrait pas plus hors du bain ou sur sa mère…
J’oubliais de vous parler des cris de mouettes hystériques…
Tout cela explique sans doute qu’Elliot préfère les douches…et que son père a toujours quelque chose à faire à l’heure du bain…
La voisine d’en face (son jardin étant sur une petite colline face à mon balcon) jusqu’à ce main, je l’aimais bien.
C’est la grande copine d’Elliot, ils crient discutent de balcon à jardin, elle lui donne du chocolat, des bonbons, elle m’apprend tout le vocabulaire allemand de vulgarisation météorologique.
Mais depuis ce matin, je crois qu’elle me provoque.
A moins qu’elle ne cherche juste à me mettre en garde contre les pieds de tomates allemand beaucoup plus puissant que les français…
Je crois plutôt qu’elle me provoque:
Franchement, elle joue à quoi, si ces tuteurs pour pieds de tomates transgéniques ne sont pas une insulte personnelle et déloyale à l’encontre de mes 2 pieds de tomates de balcon, c’est
quoi…
J’ai raison de le prendre mal non?
Du coup j’ai acheté de l’engrais, des genres de suppo de crottins de cheval comprimé à mettre dans le pot, de la bombe…
J’en ai mis 10, dans chaque pot, et puis même les marguerites et le basilic y ont eu le droit.
Dans un mois, la vieille je lui apporte un kilo de tomate pour lui montrer que je suis bonne
joueuse.
Eventuellement, il faudrait envisager la posibilité qu'il y ait eu une
méprise.
D'après Alvara qui m'a laissé un commentaire pertinent mettant en cause mes capacités jardinagistiques, les pieds de tomates incriminés seraient des pieds de haricots.
Auquel cas, ce ne serait pas de la provocation, ni même un appel au duel, Il semblerait que la vieille se prenne juste pour Jacques et envisage d'atteindre les nuages avec ses haricots
surtutorés.
Il faut tout d’abord préciser que je rédige cette petite et véridique histoire en mangeant du Milka, car je n’ai personne avec qui partager ma réserve…
Et oui, c’est sans doute rassurant mais vous n’avez pas l’imagination d’un petit garçon de presque 4 ans.
Cette pièce (en bois) est décolorée et déformée en raison d’un long voyage, long mais pas lointain.
Je l’ai trouvée dimanche en fin de journée, au cours d’un petit trajet en voiture que je ne suis pas prête d’oublier, pour avoir durant quelques minutes vécu en réel direct un épisode d’Alliens.
Sagement assis à l’arrière de la voiture, Elliot me demande avec sa petite voix nasale d’enfant enrhumé depuis 3 semaines « un mouchoir pour me moucher mon nez » et puis « encore
un maman » et un troisième…
C’est là qu’il commence à pleurnicher qu’une crotte de nez lui fait mal.
Je me retourne et remarque une très grosse crotte de nez, « vas y Elliot, souffle tu vas sortir une Énorme crotte de nez! » lui dis-je pleine d’enthousiasme, et réflechissant déjà à
comment conserver la chose en vus d'une parution dans le Guiness Book.
Il souffle et se met à pleurer vraiment, visiblement paniqué, en plus il saigne un peu du nez.
On se gare sur le coté et je descends l’aider à accoucher de sa terrible crotte de nez.
Il hurle et se débat, ne veut pas que je m’approche, j’entrevois, dans un premier haut le cœur, quelque chose de bizarre.
Durant les 2 minutes de catch nécessaires à l’extraction de la chose, j’ai le temps d’en imaginer tellement…
Ce n’est pas toute ma vie qui défile devant mes yeux apeurés mais l’ensemble des possibilités plus ou moins réalistes de ce qui se trouve dans le nez de mon fils…
Ça va d’un os nasal qu’il se serait cassé à un morceau de la viande qu’il n’a pas voulu mangé à
midi.
Je combat ma nausée et mon fils déchainé et terrorisé et...
Ça y’est la chose est dans ma main, Elliot s’est calmé, d’un seul coup soulagé.
Est-ce que je vais vomir, est-ce que je vais tomber dans les pommes, entre les deux mon cœur balance…balance drôlement même…
Je remonte dans la voiture, serrant dans mon mouchoir la pièce du jeux Obst Garten qui manquait à l’appel depuis si longtemps.
Si longtemps, oui, car une fois rentrés, une fois nos esprits recomposés, nous avons une petite conversation avec Elliot.
Il se souvient très bien du jour où il a mis ce truc dans sa narine droite…
« chez Oma, l’autre jour »
L’autre jour…Il a emmené ce jeux chez sa grand-mère il y a 2 ou 3 mois, pour jouer avec son cousin.
Oui, cette pièce a passé 2 ou 3 mois dans la narine droite d’Elliot…
J’ai commencé à m’inquiéter la semaine dernière car il refusait qu’on lui mouche cette narine et je trouvais qu’elle sentait mauvais, je lui ais d’ailleurs mis de force du sérum physiologique
dedans….
Le soir, Stephan s’était fichu de moi , on n'a décidément pas le nez très fin dans cette
famille...
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C'est à présent officiel, Raphael veut bien être gentil:
Il accepte de poireauter dans une couche à l'odeur suspecte que maman ait fini de bloguer.
Il se contente de regarder le train de son frère en grignotant un rail mais ne lève pas la main vers la locomotive.
Il fayote même un peu en regardant sa mère avec un air béat quand elle chante (faux et Claude François)
Mais il y a un truc, où là franchement il faut qu'on arrête de déconner, il y a UNE chose qu'il ne supporte pas, c'est quand le service est trop lent:
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Une mère au foyer (Française) de Döringstat (Allemagne) a fait une découverte capitale en matière
(fécale) de couleurs: lorsque l'on mélange épinards et carottes, la purée est verte, bien verte.
Dans la couche, c'est toujours vert, bien vert.
Mais ce qui est interessant, c'est la couleur restant sur les fesses après premier essuyage: orange...c'est dingue non?
Pas de photos à l'appui, la mère de famille (Française) de Döringstat (Allemagne) ayant autre chose à faire lorsque son bébé n'a pas de couche sur le popotin...
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Conversation absurdes, le quotidien de la mère au foyer d'un enfant de presque 4 ans:
Hier sur l'autoroute, alors que, peinards, on chantait "Meuh font les vaches", à 160 sur l'autoroute en rentrant des courses, Elliot a soudain crié "STOP MAMAN!" Dieu merci je ne pile pas, mais
lève le pied prudement,
"heu pourquoi stop?"
"parce qu'on est arrivés!"
"bah non, on est sur l'autoroute"
"non, on est arrivé STOP! j'ai dit!"
Ca a continué comme ça jusqu'à ce qu'on sorte de l'autoroute, à partir de là, il a commencé à brailler "A GAUSSE!" jusqu'à la maison.
et ce midi:
"Maman, la purée, elle fait un bruit dans ma bouche"
"ah, oui, et elle fait: "mangez moi, mangez moi, mangez moi"
"Mais non, je t'ai dis qu'elle faisait un bruit, pas qu'elle chantait, tu comprends pas ou quoi?"
si, si je comprends quand mon fils se plaint du bruit de la purée, c'est du sérieux, faut pas se moquer, et surtout se féliciter de ne pas lui avoir servit des chips...
La semaine dernière, le 4x4 de Diego (cousin de Dora) a eu un accident.
Oh, rien de bien méchant, c’est juste que ce baroudeur a pris son dinosaure (?) sous le bras et s’en est allé participer à un Raid à l’aire de jeux géante du village d’à coté.
Son câble de remorquage s’est enraillé, pas indispensable me direz vous, sauf que pour sauver le camion poubelle coincé dans le canapé, Elliot en a besoin.
Donc, en rentrant à la maison, on a sorti les outils: un tournevis cruciforme, des cotons tiges, un cure dent, et une bonne dose de patience.
Et on a commencé à démonter l’engin…une dizaine de vis, bien sur, il n’était pas nécessaire de toutes les dévisser, sauf qu’avant de voir l’objet en miette, on ne sais pas lesquelles sont indispensables…
Ça nous a pris une heure.
Une heure parce que je dis « nous », moi qui pré dévisse, et Elliot qui finalise.
Et me voila à présent avec un boîtier de la taille de mon gros orteil complètement grippé par le sable.
Je secoue, je tire sur le fil, je le passe sous l’eau, dans l’huile, et j’ai un escargot tout chaud, le câble est coincé, le verdict tombe, il faut opéré.
J’ouvre le bidule à grand coup de cure dent.
Sa vengeance est terrible, je me prends un ressort bobine en pleine tête.
Avec lui jaillissent hors du boîtier, 3 minuscules engrenages; encore sous le choc, je n’ai pas eu le temps de repérer leur place originale.
Deuxième heure de bonheur en compagnie du 4x4 de Diego, je tourne le ressort, place les engrenages, tente de fermer le boîtier, me prends un engrenage dans l’œil et recommence dans un autre
sens.
Tout ça dans les « quand est-ce qu’on remet les vis Maman? »
Qu’est-ce qui énerve le plus, ne pas trouver la fichue disposition de ces engrenages à la noix ou le Poussin qui en rajoute une couche « toi, t’es pas vite maman! »
À moins que ce soit cette petite pièce blanche qui sert à freiner le rembobinage, qui après moult manipulations, se casse, tout simplement, elle ne se fait pas la malle aux Baléares, non, elle se
casse en deux, cette traîtresse.
Du coup, j’ai la place pour mes engrenages, je tire le câble ferme le boîtier, je lâche, je me prend le crochet en bout de câble en plein dans le doigt, ça marche, à toute vitesse
même.
On reconstruit le 4x4, on remet les 10 vis, on y passe une troisième heure.
Elliot est content, il tire le câble de remorquage, n’a pas le temps de l’accrocher à un autre véhicule tant il y a de pression, le lâche, se le prend en plein sur le doigt…et
pleure.
« on le coupe ce truc Elliot? C’est plus prudent non? »
« oui, parce que ça fait trop mal quand ça marche trop fort… »
Le doigt d’Elliot, mon œil, et le 4x4 de Diego sont en convalescence, ils se remettent doucement de leurs aventure.
Il s’est passé un truc étrange jeudi.
On a pris la voiture, on a roulé une petite heure et on a atterri sur une autre planète.
Une planète où les habitants ont des coupes de cheveux à coucher dehors, mais pas de mèches de roses, on ne peut donc pas accuser la maman de Maximilian.
Heureusement que Raphael était chez Oma parce que ça fiche quand même un peu la trouille ces Playmobiles transgéniques…
On peut quand même serrer la pinces aux pirates sans craindre un coup d’épée.
Le plus effrayant restant l’ambiance sur le bateau…150 gamins, hurlant, sautant, grimpant…ça, ça fait peur…
Les cochons eux aussi ont bien pris leurs petites pilules, on peut les chevaucher, carambar à la bouche, ils sont dociles, pour ne pas dire totalement scotchés sur place… c’est mal de droguer les animaux, mais on y pense quand même pour le chat.