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PA280069.JPG Un peu d'amour, beaucoup de tétines, à moins que ce ne soit l'inverse...ou petit manuel d'élevage du  Poussin sauvage
Mardi 29 avril 2008

Samedi matin, pleine de bonne volonté après ma grasse mat’ royale-waou-géniale jusqu’à…8h30 (mon mari avait pris le premier tour de garde de 7h/8h30) j’ai décidé d’emmener le Poussin à la piscine.


C’est vrai qu’on a la chance d’avoir un fiston qui peut passer une heure devant Shreck ou Cars suivi d’une heure à jouer à créer des embouteillages monstres avec sa soixantaine de petites voitures, suivi d’une heure à faire ses puzzles…mais il ne faut peut être pas exagérer et pousser le Poussin dans les buissons… donc samedi matin, il fait beau, ON SORT.


La piscine, on n’y était pas allés depuis cet été où on avait passé une après midi à Center Par cet où nous nous étions amusés comme des fous, les fesses coincées dans la pataugeoire pour cause que le Poussin, il veut pas sa bouée, il veut pas ses brassards et qu’il ne veut pas qu’on lui tienne les mains et par conséquent quand on s’aventure là où il n’ pas pieds, il risque de se noyer.

Presque 10 mois ont passés, il fallait retenter l’expérience.


Il y a certaines choses, comme ça, pour lesquelles je suis la plus téméraire du couple, j’y suis donc allée seule, avec mon Poussin et sans couches Huggies, qui absorbent la flotte sans laisser sortir le caca.

Je vais tout de suite briser vos illusions, courageuse mais pas stupide, le caca du matin a été fait avant de partir, je pense qu’un retard de défécation aurait suspendu l’activité piscine…


En arrivant, un peu intimidé, Elliot s’est changé sagement, il enlève seul son pantalon, ses chaussettes et sa couche à présent (à condition toutes fois que la lune de sa bonne humeur soit en mercure de la bonne grâce…) et a enfilé son joli maillot (de l’an dernier, qui n’est bien évidement pas usé et qui lui va toujours)

Je lui enfile un brassard, pour le deuxième il me dit « c’est maman met l’autre », je lui explique que je n’en ai pas besoin car je sais nager.

C’est du chinois pour lui, je crois qu’il n’a pas bien saisi le concept de piscine avec de l’eau, puisqu’il ne cesse de demander « elles sont où les balles ? À la crèche ? » (Habitué de la piscine à balle de la crèche…)

Une fois dans l’eau, motivé par d’autres enfants équipés, il accepte d’enfiler le deuxième brassard.


Tout se passe bien, on « nage » un moment et on fini par un peu de pataugeoire.

Là, trop content d’être débarrasser de sa mère, le Poussin s’éclate et lorsque, inquiète de la couleur bleutée de ses lèves je décide de sortir de l’eau, le drame éclate.


Il hurle, se débat, je fini par le prendre sous le bras, il est mouillé, c’est pire qu’une anguille ce truc… je le sers suffisamment pour ne pas l’échapper sur le carrelage de la piscine, sans pour autant qu’il ait les marques de mes doigts  (j’ai vérifié après, je n’étais pas sure…)

J’arrive aux casiers en zappant la case « douche » car les 30 secondes d’arrêt ont bien failli me coûter le bénéfice de ma prise de catch.


Evidement énervée et congelée, je lutte pour ouvrir d’une main ce fichu placard…sans succès, je cherche le gardien, qui, alerté par les cris d’Elliot aurait du venir tout seul (mais allez savoir pourquoi, il semble au contraire qu’il ait fui…).

Je ne trouve pas le gardien, je suis trempée, en maillot de bain, j’ai sous le bras droit un poussin (roulé dans une serviette entre temps) qui crie « veut piscine moi » excédée, je fini par donner un grand coup dans mon casier…qui s’ouvre enfin…

Nous voila dans la cabine, comme c’est étrange, il semble qu’elle a rétrécie depuis tout à l’heure…l’effet du poussin s’y débattant sans doute.

Je le rhabille contre son gré puis me lance dans de terribles acrobaties pour mon propre rhabillage, le but du jeu étant de maintenir la porte avec un pied ou une main en fonction du vêtement enfilé de façon à préserver mon intimité mise en danger par mon propre fils, qui a la main sur le verrou…


Les cris (« veut piscine moi ») se poursuivront dans le hall, sur le parking, dans la voiture, à la maison où j’ai immédiatement refilé le paquet à son père pour filer me recoucher illico… la piscine ça fatigue.

par Mélanie H
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Lundi 28 avril 2008

Prise par le tourbillon de la vie, un Poussin très en forme, une vie professionnelle exaltante (roooh…ça va, je peux faire semblant quand même), une maison à tenir (pour cause de visite de potentiels acheteurs possible à tout moment, pas par maniaquerie)…
bref, j’en ai oublié de vous parler de Venise.

 











 







Et pourtant, une parenthèse de vacances, un petit coin de paradis, ça ne s’oublie pas, ça se met dans un coin de la tête, ça se ressort quand le ciel est gris, quand on est coincé dans un bouchon ou quand l’humeur vindicative du Poussin fait appel à une réserve de patience bien enfouie…

 

 


J’avais depuis très longtemps envie d’aller à Venise, j’aime visiter les villes, « le nez en l’air, la semelle battant la poussière », en l’occurrence la semelle a beaucoup, beaucoup battu la poussière.
 
Les guides de voyage nous avaient prévenu et nous avaient conseillé les chaussure de marche, nos pauvres baskets légères étaient certainement plus élégantes mais elles n’ont pas fait le poids…ni supporter le notre, car dès la fin de la première journée, on aurait pu faire cuire des œufs sur le plante de nos pieds.

Venise est pleine de ruelles à découvrir, de canaux à l’eau plus ou moins croupie mais dont la couleur verte s’accorde parfaitement avec le rose ou l’orangé des façades
.

 

 

 

Chaque maison mérite un regard, chaque pont une photo…j’y retourne demain si mon amoureux le veut bien…

Les défaut de Venise viennent précisément de ses qualités : n’étant pas la seule à trouver cette ville merveilleuse, elle est envahie de personnes partageant mon bon goût.
Evidement, je ne peux pas en vouloir à ces hordes de touristes, je leur demanderais simplement, à l’avenir, lorsqu’ils choisiront la même destination que moi, un peu plus de discrétion.

 
Il y a quand même une question que je me pose… on dit que c’est la ville des amoureux,
effectivement, c’est très romantique de se balader, main dans la main, de s’asseoir à une terrasse ensoleillée les yeux dans les yeux.
Effectivement l’absence d’activité nocturne vous pousse à rentrer à l’hôtel sitôt le dîner et la petite balade digestive terminée.

Mais avouons aussi que les courbatures dans les mollets, les orteils boursouflés par les ampoules, le massage obligatoire de la plante des pieds endolorie, et la fatigue insurmontable d’une journée entière passée à marcher mettent fin dans un grand ronflement à la journée tellement romantique que vous venez de passer à Venise…

par Mélanie H
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Vendredi 25 avril 2008

Qu’elle poisse il fait beau, et on ne peut pas dire que ça tombe bien…

Mais pourquoi, mon dieu, pourquoi ne neige t’il pas comme à Pâques…

Non vraiment c’est trop bête.

...Parce que depuis hier, le Poussin, il, sait mettre ses moufles*, et le « tit pouce, il va là, hein maman ? ».

 

Je le savais pourtant, fallait pas laisser traîner les moufles dans la voiture…j’ai l’air fine à la crèche avec mon Poussin en-mouflé…

* qu'il a refusé de mettre tout l'hiver...

par Mélanie H
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Jeudi 24 avril 2008

Bien sur, je savais que cela allait finir par arriver, je m’y attendais, je l’espérais même depuis si longtemps que je commençais à en douter…et pourtant, hier soir ce fut le cas, j’en ai presque pleuré.

Elliot a été sage chez la pédiatre…

Voila je l’ai dit.

Il n’a pas pleuré, pas crié, ne s’est pas débattu, s’est laissé faire, n’a pas essayé de frapper la pédiatre, pas même un petit coup de pied sournois, pas mordu, pas griffé…

Il a même été gentil, rigolo, bavard et poli, je n’en rajoute pas quand la pédiatre lui a donné des gommettes, il a dit « merci docteur à Elliot… »

.

Hier soir, lorsqu’une fois bien attaché à son siège auto je lui annoncé la bonne nouvelle de notre visite chez le médecin, il n’a pas hurlé « non docteur »….

Il a marché de son propre grès jusqu’au cabinet et a même tenté de griller le tour de l’enfant avant nous pour entrer en salle de consultation.

C’était comme dans un rêve, je regardais mon petit garçon comme à travers une vitre sale, complètement hallucinée…

La pédiatre s’en est amusée, elle m’a dit « on ne s’y attendait plus, hein ? »

Oui, je ne m’y attendais plus, j’avais tout prévu, les chaussures plates pour lui courir après, la tétine dans la poche, le doudou dans le sac à main…

 

Voila, désolée, c’est moins drôle que quand il me fait une vie d’enfer ou quand il tente de faire changer sa pédiatre de spécialité, c’est vrai qu’à l’issue de nos consultations, elle songeait toujours à se recycler en Gériatre…

C’est une page de tournée, je ne sais pas si je rêve mais je pense quand même qu’exception faite de circonstances particulières (piqûre, urgence à l’hôpital) s’en est fini du Poussin hurlant chez le médecin… enfin j’espère.

 

C’est vrai aussi que depuis qu’il est rentré de vacances, on ne peut pas dire qu’il use ses réserves de patience et de gentillesse avec nous, la moindre des choses était qu’il les utilise avec la pédiatre…autant que ça serve à quelqu’un…

Entre parenthèse, j’ai failli transformer le Poussin en chiche Kebab ce matin…

par Mélanie H
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Mercredi 23 avril 2008

Elliot n’a pas semblé particulièrement surpris lorsque ma mère lui a annoncé la naissance de sa cousine Louise.

Ca faisait un moment qu’il s’avait qu’il y avait un bébé dans le ventre de sa tante et la dernière fois qu’on l’avait vu je lui avais dis que le bébé allait bientôt sortir.

Ça aurait pu entraîner un certain nombre de questions chez mon Poussin, bizarrement non.  

Autant, le fait que Dora ne puisse pas sortir du catalogue pour enlever le bouchon de la baignoire le surprend, autant un bébé qui sort du ventre de sa mère n’a rien d’extraordinaire.

Durant la semaine entre la naissance et la visite il a demandé assez souvent « elle est où Louise ? » ou « comment ça s’appelle, le bébé ? », histoire de vérifier qu’on se souvenait du prénom…

 

Samedi dernier nous sommes donc allés, enfin, voir Louise.

Ma mère m’avait demandé si on prévoyait un petit cadeau pour Elliot, histoire qu’il ne jalouse pas ceux de sa cousine, j’ai refusé, il avait été bien assez gâté à mon goût pendant ces vacances.

J’ai bien fait car ce ne sont pas les cadeaux qui ont posé problème

Il a porté le sac contenant un ensemble pour Louise et en arrivant, a balancé le pantalon à mon frère en disant « tient ».

Les vêtements de petite fille en taille 3 mois ont bien heureusement peu d’intérêt aux yeux de mon fils…

 

Les 5 premières minutes se sont déroulées dans le calme, Elliot étant plus intéressé par son goûter que par Louise, ça s’est gâté ensuite…

Au début il était simplement très agité, puis il a commencé à jaillir de derrière le canapé en criant « chuis là, moi… »

Puis il a voulu toucher Louise, j’ai vu mon frère blêmir en voyant mon Poussin en équilibre au dessus de sa fille pour lui caresser la tête.

 

Puis les hommes (petits et grands) sont sortis jouer au foot et j’ai enfin pu me détendre et prendre en paix ma petite nièce dans les bras.

Un petit bébé qui dort paisiblement dans les bras, qui ne gigote pas, qui ne se relève pas au bout de 10 seconde en criant « fini câlin maman »….je crois que c’est plus relaxant que de caresser un chat (je vous rappelle l’existence de la ron ron thérapie)

Il faut aussi ajouter qu’on a eu la chance qu’elle soit très calme, fatiguée sans doute du fait qu’elle avait pleuré toute la journée précédente (dixit mon frère et ma belle sœur, moi je demande à voir…)

 

Puis les footballeurs sont rentrés…et le calme s’est envolé, première crise pour qu’Elliot se lave les mains avant de caresser la tête de Louise et un Poussin de plus en plus menaçant pour la sécurité de sa cousine au fil des minutes…

Non, il n’est pas allé chercher les couteaux de cuisine, simplement un petit garçon de 2 ans et demi qui saute qui court qui crie autour d’un bébé âgé d’une semaine dans un salon, qui mon frère m’excusera, ne fait pas la surface de la galerie des glace au château de Versailles, ça me parait risqué pour le bébé…

Nous avons donc fini par sortir faire quelques courses en ville et la c’est pour sa propre sécurité que j’ai commencé à craindre….

Ça c’est terminé par un Poussin hurlant sous le bras de son père, hurlant lui aussi, moi,je me serais bien cachée la tête dans un trou…

 

Nous sommes enfin rentrés chez nous, épuisés mais surtout consternés par l’attitude de notre fils… je pense que l’avenir nous réserve de bien belles journées et que le p’tit p’tit poussin a intérêt à sortir revêtu d’une armure…

Heu…à bien y réfléchir, s’il pouvait enfiler l’armure APRES être sorti, ça m’arrangerait quand même.

par Mélanie H
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Mardi 22 avril 2008

Aujourd’hui, je pouvais vous parler de la première rencontre entre Elliot et sa nouvelle cousine toute neuve.

J’aurais aussi vous dévoiler quelques secrets sur notre visite à Venise ou vous montrer des photos compromettantes d’une gondole en position indécente…

Il n’en sera rien, je vais à la place de ces sujets alléchants vous parler de ma visite d’hier chez mon gynécologue…

Roooh, je suis sure que mes histoires de constipation, de vergetures et de prise de poids vous passionnent tout autant que les histoires de Poussin en délire.

Bon, si je précise que je suis à 16 semaines (18 SA) et qu’à 16 semaines, le piou piou est formé, de la tête aux pieds…je vous intéresse un peu plus ?

Et si je rajoute que mon gynéco fait une petite écho à chaque visite…vous voyez où je veux en venir ?

Et si je vous raconte d’abord la blague qu’Elliot m’a dite hier dans son bain ça vous agace un peu ?


Dommage, c’est encore moi le chef ici.
Hier soir, Elliot était dans son bain et pour éviter la crise pour en sortir, je lui demande comme chaque soir : « qui enlève le bouchon de la baignoire, c’est Elliot ou c’est Maman ? »

En général Elliot tout content se précipite sur le bouchon en criant "c'est Elliot", l’eau s’écoule et il est contraint de sortir du bain.

Sauf qu’hier, il me répond « c’est Dora »

Moi : « heu, qui ça ? »

Le Poussin : « c’est Dora enlève le bouchon »


Je sens venir le drame, Dora, contrairement à ce qu’à l’air de croire mon Poussin, je ne la connais pas personnellement.

Tout du moins, nos relations ne sont pas intimes au point que je la convie à retirer le bouchon de la baignoire pendant que mon fils s’y trouve.

Je vérifie quand même qu’on parle bien de la même personne : « mais c’est qui Dora ? »

Elliot, un chouilla excédé par l’ignorance de sa mère : « Mais Dora du cacalogue »

Traduction : Dora du catalogue, du catalogue de jouet de Noël qu’on feuillette encore fin avril.

J’avoue qu’à 19h30, l’estomac dans les talons, un Poussin pas encore nourri, même pas encore en pyjama, ma patience est limitée…

Après une courte négociation, je conclue que de nous 2 deux je suis celle qui ressemble le plus à Dora et je débouchonne cette fichue baignoire. (Dans des cris de Poussin qu’on égorge, bien entendu).


Revenons en à nos moutons, enfin au petit Poussin je veux dire.

Donc hier c’est un bébé bien coopératif que j’ai pu voir à l’écho puisque que nous avons eu une belle vue sur ses fesses, une fois que le gynéco m’a expliqué que ce que je voyais, j’ai tout de suite su ce que j’attendais.

En fait au départ, je voyais les cuisses, placées en V, je croyais qu’il s’agissait de la tête et du corps…évidement j’ai un peu paniqué en constatant une excroissance sur le cou…

En fait d’excroissance il s’agissait d’une belle paire de… pour faire lourd, il avait les boules, mais bien placées.

Je suis tellement contente d’attendre un 2ème petit garçon, j’avoue que c’est ce que j’espérais un peu.

Il n’y a plus qu’à lui trouver un nom à ce pauvre enfant, Stephan refuse « p’tit pit’choune à sa maman » quant à moi je suis contre Stephan Junior ou Fils numéro 2….

 

 

par Mélanie H
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Lundi 21 avril 2008

Mardi, après être allée faire connaissance avec ma petite nièce (surnommée la belle au bois dormant puisque tant mardi que samedi, je n’ai pour ainsi dire pas vu ses yeux ouverts…), j’ai pris la route direction: le Poussin.

Quel bonheur, le voir se jeter dans mes bras en criant « ma maman à moi », rien que pour le plaisir des retrouvailles, il faut se quitter de temps en temps.

Bêtement j’avais peur qu’il me rejette, qu’il m’en veuille de l’avoir laisser si longtemps ou alors que je le dérange dans ses vacances avec Mamie…

Non seulement j’ai vite compris qu’il n’en serait rien, mais j’ai compris ce qu’il allait m’en coûter…

J’ai découvert mon PPC…mais non, pas mon propre parti communiste…mon Poussin Pot de Colle…

Un petit garçon qui ne fait rien sans sa maman, et surtout qui ne laisse rien faire à sa maman sans lui…

Il était avec moi dans la salle de bain, aux toilettes (super, quant on connaît mes soucis…il n’y a rien de tel qu’Elliot me regardant aux toilettes et demandant « a y’est ? » pour me constiper définitivement…)

Il a refusé de se coucher sans moi (je suis allée le chercher sans mon mari, il y avait donc une place dans le lit: d'ailleurs quand je lui ai dit qu'il n'y avait pas de place il m'a dit: "la place de papa c'est pour Elliot...").
Le premier soir je l’ai joué « finement » en refusant tétine et Doudou dans le lit de grand, ce qui fait qu’au bout de 5 mn il m’a demandé le petit dodo.

Le second soir ce fut le pompon…un Elliot à bout, de fatigue, de nerf, qui hurle, qui se couche par terre, qui veut remettre des habits (à 22 heures…)…

Une maman au bord de la crise de nerf qui accepte, de le prendre dans son lit, qui accepte les tétines, les doudous, qui aurait même accepté un troupeau de poney pourvu qu’il dorme, là tout de suite, maintenant…

On s’est finalement endormis, et je l’ai rapatrié dans son lit au cours de la nuit.


Le plus pénible a été pour ma mère, dès mon arrivée, il l’a complètement rejetée, refusant câlin ou bisous mais aussi parfois même, qu’elle lui adresse la parole, j’ai du plusieurs fois me fâcher car il la tapait…

Ce bougre de chameau est même entré dans sa chambre en son absence et a jeté par terre le contenu de sa table de nuit…

J’ai appelé Dolto, j’ai tenté de rassuré le Poussin, « on va rentrer tous les deux à la maison » je lui ai rappelé qu’il pouvait aimer sa maman et sa mamie en même temps, je lui ai dit combien j’étais heureuse qu’il se soit amusé avec sa grand-mère pendant les vacances…

Finalement j’ai abandonné la psychologie infantile, j’ai puni quand il tapait ou râlait, j’ai même menacé de punition le dernier jour pour qu’il dise au revoir à mamie avec un bisou…

No body is perfect… ça fait quand même gagner du temps d’envoyer Dolto et Compagnie voir ailleurs si j’y suis…


Nous sommes rentrés vendredi, j’avoue que j’avais hâte car en plus d’être collant avec moi et désagréable avec sa Mamie, Elliot était très excité, criait, sautait…la fatigue des nuits raccourcies associée à la joie de retrouver sa mère adorée (moi), sans doute…

De toute façon, il ne fallait pas traîner puisque nous avions de la visite pour le week end : papi et mamie le retour, impatients de connaître Louise, ma nièce ils sont venus passer le week end à la maison.

 

par Mélanie H
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Mardi 15 avril 2008
J'ai passé un formidable week end, Venise est une ville magnifique, suprenante mais en même temps, exactement telle que je l'imaginais...

Peu de photos, peu de texte car peu de temps ce matin, un monsieur qui fait du bruit dans ma cuisine, un sèche linge et une machine à laver qui tournent en bas, un fer à repasser qui chauffe, une valise entrouverte à re remplir de linge propre,un Poussin impatient qui m'attend à 300 km d'ici...et...et...une petite nièce, toute fraiche de samedi que j'ai hâte d'aller voir, une petite Louise toute rose, ma première nièce, la fille de mon frère.

de grosses bises à toutes, en attendant lundi!
 
par Mélanie H
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Vendredi 11 avril 2008

Je sais, l’annonce de ma constipation passagère vous a bouleversées et a soulevé moult questions, aux quelles malheureusement je ne pourrais pas répondre…

Désolée, je ne sais où je ferais caca la prochaine fois et d’ailleurs, referais–je seulement un jour ?

En fait je ne connais pas les réponses aux questions que vous me posez, croyez bien que ça me stresse, ça me stresse, ça me stresse…

Tout est suspendu à la vente de la maison, nous avons un gros crédit qui nous tient par la peau des rouleaux…et qui nous empêche de nous établir ailleurs tant que ce souci n’est pas réglé.


Bref, avant de vous passionner pour mes intestins, certaines s’interrogeaient sur le bon déroulement des vacances du Poussin, qui est je vous le rappelle le héros de ce blog.

Je ne parle pas à Elliot au téléphone, j’ai peur que ça réveille chez lui l’envie de voir ses parents et chez moi, un gros cafard.

De plus, ça n’apporterait pas grand-chose à mon information, les capacités téléphonique d’Elliot étant encore bien limitées (d'autant qu'il s'entête à ne pas comprendre que non, la p'tite lumière rouge du combiné n'est pas une web cam et que non, je ne la vois pas la belle auto...)

J’appelle donc chaque soir ma maman afin d’avoir mon petit bulletin journalier de la vie de mon Poussin sans moi…

Chaque soir le constat est le même, un peu démoralisant pour nous les indispensables parents : il vit ses vacances sans se soucier de nous…

Je crois qu’il apprécie d’être le Poussin (momentanément) unique à sa mamie, qui a réorganisé sa vie de la semaine, pour lui et autour de lui.


Quant à la grand-mère, elle a essuyé (c’est le cas de le dire) un échec du slip, après avoir changé au cour d’un seul petit déjeuner un gros pipi slip, un petit caca slip qui a été suivi malgré 5 minutes passées sur le pot d’un gros caca slip, elle m’a dit un truc du genre, « tu te dém*****as avec ton mouflet et ses couches, moi je rends mon paquet de lingette… »

Sinon, il a vu des canards, des oies, il est allé au manège, au magasin de jouet, a mangé chez papi au bistro, est allé voir les gros tracteurs (sur lesquels il n’a pas voulu monter…pas plus gros pilote que gros agriculteur mon fils…), il a planté des fleurs, a joué avec sa brouette, fait du vélo…

Bref c’est les vacances, telles que je les souhaitais pour lui. : Il mange avec appétit, dort bien, fait rigoler sa grand-mère, la réveille (après 2 grasse mat, il y a une justice) vers 7h15 le matin… (Ce n’est pas forcément là qu’elle rigole le plus…)

Quant à moi, j’ai hâte de le rejoindre, j’espère ne pas bouleverser leur équilibre en venant « m’incruster » dans leurs vacances puisque je vais passer quelques jours sur place…

par Mélanie H
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Jeudi 10 avril 2008

Il y a des jours comme hier, où je me réjouie que le Poussin soit en vacances chez sa grand-mère.

Hier était une journée aux 100 jurons…il y a des jours comme ça où le soleil ne brille pas et où ’il n’y a bien que mon vocabulaire qui soit fleuri.

Que je vous explique…


Je ne vous l’ai pas dit, pour ménager vos petits cœurs fragiles, mais Stephan a eu son poste en Allemagne, nous allons donc devoir déménager…

Oups, finalement c’est plutôt brutal comme annonce, j’en vois qui portent la main au cœur derrière leur écran…

Je vous ai annoncé la semaine dernière que j’étais enceinte, cette semaine que je partais vivre en Allemagne…ça fait un choc, mais bon, si ma mère y a survécu, j’imagine que vous aussi…

J’en rajoute juste une dernière p’tite couche en vous disant qu’il prends son poste le 1er juillet…


La maison est donc en vente, depuis 10 jours, et on ne peut pas dire que les acheteurs potentiels se bousculent à la porte d’entrée.

Les premiers jours on était sur le qui-vive, lit fait tout les matins, vaisselle du petit dej rangée, premier we passé à nettoyer, karsheriser l’extérieur, planter des petites fleurs mignonnes sur le balcon pour remplacer le pot de mégots de cigarette…

Tout était prêt sauf les clients, l’attention s’est assez vite relâchée et hier matin en partant bosser, je me suis dit que la caisse du chat snouiffait grave et qu’il allait falloir que je fasse quelque chose.


J’appelle l’agence immobilière dans la matinée, histoire de la remuer un peu et nous avons pu constater ensemble qu’elle avait un numéro de portable erroné et que, pas de bol, je n’étais pas avertie de la visite prévue le soir même à 18h….

Premier juron, étouffé car au boulot…

Oh p*****, deuxième juron, mon mari est chez un client toute la journée ne rentre pas déjeuner et ne pourra pas mettre de l’ordre dans la maison, c’est moi qui m’y colle.

1h30 de pause déjeuner, 50 minutes sur la route, 40 minutes de ménage et rangement…rien à manger de rapide à la maison j’embarque un sachet de gâteau apéro à manger dans la voiture sur le chemin du retour…c’est même pas des Curly : 3ème juron…


Je me repose comme il se doit au bureau et sors à 17h30 au pas de course pour arriver à l’heure à la maison.

Toute contente d’avoir enfin une visite, je roule, en chantant, Nostalgie à fond les manettes dans la voiture, chuis une vraie rebelle…jusqu’à ce bouchon, ce p***** de bouchon de sa mère…

Un bel accident, mon autoroute à 4 voies réduite à 2….

Zen restons zen, il n’y a pas moins ponctuel qu’un agent immobilier… j’arrive à la maison à 18h05…personne…ouf…


Et là c’est le drame, « die gross catastrophE », « die EnOrme schiesE »…. (Je m’entraîne)

Il faut savoir que ma grossesse ne se passe pas mal, hormis la difficile expérience du yaourt, je n’ai pas de nausées, je suis raisonnablement fatiguée (compte tenu de mon stress actuel, on peut dire que mes nuits ne sont pas mauvaises) mais il y a un mais… LE truc qui me pourri un peu la grossesse : la constipation, là, je vois le sourire de Lynda grimper jusqu’à ses oreilles, « enfin, elle nous en parle, du coté sombre de la grossesse, enfin elle l’ouvre en grand, la porte des vannes et moqueries ».

Bref allez y, moquez vous, je vais au toilettes 2 fois par semaine, autant dire que je n’ai pas intérêt à louper le coche, c’est une question de survie intestinale.


Sauf que le coche, c’était hier soir à 18h05…et que attendant la visite d’un agent immobilier accompagné d’acheteurs potentiels, qui allaient visiter TOUTE la maison, il a bien fallu que dans un chapelet de jurons en tous genre et en toutes langues, je le loupe la coche…

18h10, ils arrivent, je leur ouvre la porte avec un grand sourire, un peu crispé le sourire…

Ils visitent, prennent leur temps ces andouilles, pendant, qu’en toute dignité, je me tord de douleur dans ma cuisine…

J’ai un peu la pression, dans tous les sens du terme… il faut vraiment qu’on la vende rapidement cette maison, alors je prends sur moi et leur fait donc mon petit blabla sur le quartier, tellement sympathique, sur les écoles, si proches, sur la maison, si agréable à vivre….avec ses 2 wc…


Ils partent enfin…mais c’est trop tard… non, Lynda, je ne me suis pas fait dessus, mais c’est trop tard, l’envie est passée… avec le bol que j’ai, ça me reprendra sur une gondole à Venise…

par Mélanie H
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