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 Un peu d'amour, beaucoup de tétines, à moins que ce ne soit l'inverse ou comment élever deux Poussins sauvages en terre inconnue.
Lundi 19 octobre 2009

Je ne suis pas une fille extrêmement dynamique, à la base.

J’aime mon lit, mon canapé et, en été, la chaise longue est mon amie.

Mais depuis que j’ai arrêté de fumer, je suis en forme. Très ne forme.

La maison est presque propre mais ce n’est pas le plus impressionnant: elle est rangée.

Même le débarras.

Même le placard aux Tupper.

Il y a des rideaux dans la salle de bain ET dans les toilettes.

Et quand la tringle de la salle de bain est tombée, je l’ai recollée IMEDIATEMENT.

J’ai même un slogan pour encourager mon dynamisme tout neuf:

« politique Dynamique, c’est de la dynamite »

Bon, là vous avez compris pourquoi j’astique mes toilettes au lieu de travailler dans une grande agence de pub.

Quoi qu’il en soit, mon mari, qui a arrêté de fumer en même temps que moi ne bénéficie pas du même effet.

Il nous fait d’ailleurs savoir, du fond de son canapé, qu’il représente le parti d’opposition à ma nouvelle politique familiale.



Raphael, en revanche, participe activement à cet élan de dynamisme, Il vide le lave vaisselle, qu’il contienne de la vaisselle propre ou sale.

Il dérange le placard aux Tupper cité ci-dessus (ce qui permets donc à sa mère accro au ménage d’assouvir son vice)

Il nettoie la caisse du chat, à la main, cailloux par cailloux.

Il ramasse les miettes sous la table après chaque repas.(et les mange)

Je le surprends parfois en train de nettoyer la baignoire, à la langue, idem pour le hublot de la machine à laver.


Elliot, lui, est entré en résistance contre la politique familiale dominante (étant seule chef du gouvernement de 7h30 à 18h, j’en profite pour asseoir mon autorité)

Non, il ne veut pas aller, pour la troisième fois de la semaine voir les chevaux au bout du chemin qui monte.

Non, il ne fera pas de découpage avec sa maman qui a pourtant acheté de jolies feuilles chez Aldi l’autre jour.

Non, il ne coupera pas les légumes, parce que la soupe maison, il n’aime plus ça.

Et oui, la seule chose qui l’intéresse en ce moment, c’est les Playmobiles et la télé.

Et bousculer son frère, de temps en temps.

Surtout quand il s’approche des Playmobiles, ou de la télé.

Par Mélanie H
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Vendredi 16 octobre 2009

Et dire qu'avant Stephan, Allemand de Bavière, je sortais avec X, Français de la Réunion...

Et je précise qu'il n'y aura ni luge ni bonhomme de neige pour nous consoler, c'est juste de la neige qui ne sert à rien qu'à avoir froid et à être mouillé...
Par Mélanie H
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Mardi 13 octobre 2009

Cet après midi alors que je roulais en direction de la piscine avec mes deux loustics derrière, je me disais « Il va y'avoir du sport, mais j’aurai de la matière pour mon blog ».


Il faut dire que ça avait bien commencé.

10 minutes de « Elliot, mets ton pantalon » puisqu’il se balade en slip sitôt la porte d’entrée passée, qui ont classiquement fini par un « si tu n’as pas un pantalon sur le derrière quand j’en ais fini avec la couche de ton frère, tu te la prends dans la figure, on ne va pas à la piscine ».


Du coup il a passé la seconde, et est arrivé fièrement dans la chambre de Raphael en criant « j’ai même réussi avec le bouton! »

Comme il était tout fier, Raphael et moi avons applaudi.


Il a ajouté qu’il était vraiment grand maintenant.

Raphael et moi avons acquiescé en faisant la ola.


Qu’il était si grand qu’il pouvait aller seul à la piscine avec la voiture.

Hé, hé, on parle d’un bouton de pantalon, qu’est-ce que ce sera quand il saura faire ses lacets…mais j’approuve quand même, parce que je suis trop bête, je suis sa mère, si je n’applaudis pas à ses exploits, qui le fera…


J’ai encore une lingette dans la main droite et le nez bouché par la gauche que j’entends Elliot farfouiller dans les clefs sur le piano.

Avant que la couche propre soit en place, j’entends la porte d’entrée claquer.

Je jette Raphael cul nu dans son lit (sans même prendre le temps de réciter une prière) je cours dans le couloir et dévale l’escalier, (enfin les 4 premières marches, je cours vite maintenant que je ne fume plus) et récupère Elliot, en pantalon mais sans chaussures, les clefs de la voiture à la main.


Le savon que je lui ais passé a du lui faire passer le goût de l’indépendance, parce qu’il a été sage comme une image à la piscine, il m’a obéit et s’est déshabillé et rhabillé seul, bouton de pantalon inclus, sans que ça me coûte un rétro un bras.


Bon... En fait, fallait pas paniquer, il n’aurait jamais pu la démarrer, la voiture.

Et même s’il l’avait démarrée, il aurait fallu qu’il ait l’idée de passer la marche arrière, et accessoirement qu’il ait aussi l’idée de se laisser pousser les jambes pour atteindre l’embrayage.

Et même s’il l’avait démarrée, qu’il avait atteint l’embrayage et passé la marche arrière, il se serait fait arrêté au premier feu rouge…


Sauf qu’il n’y a pas un feu rouge entre chez nous et la piscine.


J’ai bien fait de paniquer. C’est plus sûr.

 

Par Mélanie H
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Lundi 12 octobre 2009
Hier je chantonnais dans la salle de bain en me disant "il est pas mal ce nouveau disque de Mika mais il reste dans la tête".

Puis je me suis rendue compte que c'était une chanson en allemand.

et que c'était pas Mika que j'avais dans la tête mais ce disque pour enfants, celui avec le gros éléphant qui chante.

Qu'est-ce que j'ai changé ces 4 dernières années...
Par Mélanie H
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Dimanche 11 octobre 2009

Au départ quand j’ai accepté cette excursion avec l’aéroclub de Stephan, je n’avais pas tout suivi.

Moi j’avais compris que c’était l’affaire de 4 heures, un resto et une ballade.

Lui avait compris que j’avais compris qu‘il y en avait pour la journée, en même temps en 6 ans d’amour européen on a l’habitude des malentendus.

Je ne sais plus trop comment, mais c’est la veille que j’ai, par hasard, entendu qu’on ne rentrerait que le soir, j’ai du entendre ça grosso modo au même moment que la météo annonçait de la pluie pour la journée.

Waou, grosse journée, 10-22h, en excursion, avec 2 enfants, un groupe d’adultes, un bus et le but plus ou moins inavoué de picoler toute la journée, super, youpi, j’ai trop hâte d’y être.


On commence à 10h du matin, dans le garage d’un des membres de l’aéroclub qui se trouve aussi être le supérieur hiérarchique de mon mari au boulot pour prendre l’apéro, sekt (vin mousseux allemand) et cacahuettes.

Il pleut dehors, on est 20 dans un garage, Elliot est très excité par l’idée de prendre le bus, Raphael sera maintenu dans sa poussette grâce à ses premiers bretzels…

Enfin on monte dans le bus.


Et là c’est le bonheur, Elliot adore, il joue à « je vois quelque chose que tu ne vois pas et sa couleur est… »avec le patron de mon mari, Raphael regarde 10 minutes par la fenêtre avant de s’endormir, et moi, je suis bercée par le bus, je regarde la pluie qui tombe sur de charmants petits villages allemands.

J’aime le bus, on se laisse conduire, on est grand, on peut regarder par-dessus les clôtures des jardins…dommage qu’il faille en descendre.


On arrive au resto, ça devait être charmant, mais trop occupée à mettre la housse de pluie sur la poussette, tenir le parapluie, empêcher Elliot de se vautrer dans une flaque d’eau, je n’ai pas eu tellement le temps de regarder les belles vignes autour de moi, encore moins de les prendre en photo.


Pendant le déjeuner la pluie se calme, on va pouvoir la faire cette ballade, retour dans le bus direction une montagne de vigne.


On y arrive vers 3 heures, heure du goûter de Raphael, il a déjeuné tard, le guide annonce une ballade d’une heure, allons-y il goûtera au retour.


Après 2 heures trente de promenade (une montagne de vigne…ça monte) 2 heures de pleurs de Raphael, trente biscuits distribués, pour calmer du coté de la poussette et pour encourager à marcher du coté de l’aîné, mes bottes toutes neuves toutes pourrîtes par la boue, les épaules de mon mari meurtries par les 16 kilos d’Elliot, je n’avais qu’une envie, cracher mon Nicorette à la figure de ce guide menteur.

Pour se venger, ma poussette et mes bottes ont tout sali la belle salle où avait lieu le dîner et la dégustation de vin.


et finalement, la soirée fut sympathique, bons vins et découverte pour moi d’un étrange mélange de fromage un peu fondu (camembert allemand, moins fort que du Français), d’oignons coupé en petits morceaux, de paprika, et de beurre, l’Obatzter, un petit air de « les Bronzés font du ski », mais en fromage je suis téméraire.


Une caisse de Légos pour occuper les enfants, voyant qu’ils jouaient par terre, la femme du resto a même passé un coup de balai pour nettoyer les cochonneries faites avec la poussette (restaurateurs allemands, je vous aime…)


Après un retour en bus, arrosé de snapps (alcool fort) et bière, Papa n’était pas super frais pour aller à la messe ce matin (anniversaire de notre Kindergarten Catholique).

Il a d’ailleurs entendu les cloches du fond de son lit.

Maman aurait pu y aller, mais maman venant d’un pays où l’école est laïque, même sans gueule de bois, elle ne charge pas de cette corvée.

Surtout sans gueule de bois, même, je dirais…

Par Mélanie H
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Vendredi 9 octobre 2009

Ça devait bien faire 3 ans que je ne m’en étais pas servies, d’ailleurs il a fallu que je fouille au grenier pour les retrouver.

Elles m’attendaient, sagement enlacées, propres, une légère odeur de plastique neuf s’est échappée de la boite entrouverte.

C’est presque émue que je les ais serrées sur mon cœur.

Bon, là vous avez bien compris que je parle de mes baskets et non pas de mes abdos.


C’est qu‘hier, j’avais gym.

Comme quoi tout arrive, peut être même qu’un jour je parlerai allemand, allez savoir…


Étant donné que le dernier effort physique important de ma vie doit remonter à la naissance de Raphael, et que depuis, j’ai réussi à me bloquer deux fois le dos, j’ai préféré y aller mollo.

Et j’ai choisi Wirbelsaülengymnastik-à vos souhaits, soit, gymnastique de la colonne vertébrale.


En arrivant j’ai ricané en moi-même en me disant, que je faisais baisser la moyenne d’age, et celle de poids aussi.

Ce n’était pas violent comme gym, mais j’ai quand même rapidement cessé de ricaner, même intérieurement.

Parce que la vieille d’en face, que je regardais attentivement vu que les instruction de la prof, je les comprenais moyennement, et que même quand je comprenais bien un truc du genre « levez la main droite » j’arrivais à lever la gauche…

Bref la vieille d’en face elle avait encore le sourire que le mien faisait déjà la grimace.


En gros, j’ai bien suivi quand même.

Ce qui m’a réellement posé problème c’est la fin de la séance, la relaxation.

En fait je n’étais pas relaxée du tout.

Elle nous a demandé de fermer les yeux, j’ai compris et obéis.

Puis je les ais rouvert puisque je ne comprenais pas la suite.

Et puis j’avais peur qu’ils se lèvent tous et que moi pauvre française handicapée je continue de me relaxer seule…

Et puis j’ai eu froid parce que je n’avais pas de tapis et que le sol n’était pas tellement isolé par ma malheureuse serviette.


C’est long 5 minutes quand on se caille,qu’on ne comprends rien et qu’on écoute de la flûte de pan en allemand.


Enfin, c’est partis jusqu’en décembre.

Le semestre prochain si tout va bien j’arrête la gym des vieilles dames et j’attaque « cuisse-fesses-ventre » ça va saigner…

Par Mélanie H
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Mercredi 7 octobre 2009

Les temps sont durs, l’arrêt de la cigarette n’a pas forcément l’effet que j’attendais.

Que j’attendais, hein, pas que j’espérais…

Je pensais être énervée, j’imaginais faire un combat de boxe sur la Wii chaque soir afin d’épargner mon mari, mes enfants et mon chat.


En fait, je suis surtout déprimée, l’impression d’avoir perdue une bonne copine (oui, je sais la copine, elle essayait de m‘enfoncer un poignard dans le dos, mais bon)…

L’arrêt de la cigarette et Raphael qui ne fait plus de sieste le matin, font que je n’ai plus vraiment de pause dans ma vie de mère au foyer.


Pour m’approcher de l’ordinateur, je dois ruser, car s’il a arrêté de grincer des dents, son grand truc reste de manger la table en marbre sur laquelle se trouve l’ordi.

Là je l’ai joué finement, ou presque, il est assis dans sa chaise haute, à coté de moi, avec une tartine de fromage fondu.

Ma pause ordinateur va me coûter 5 minutes de nettoyage en prise de catch, sans compter le passage au karsher pour la chaise haute.


C’est ça où je dénonce Agrippine qui dort en toute discrétion sur une chaise, si je la montre à Raphael j’ai 5 bonnes minutes devant moi.

Je peux aussi le poser dans la chambre d’Elliot, là c’est 10 minutes tranquille minimum, mais le risque qu’il tombe sur une pièce, une roue de petite voiture ou un casque de Playmobile est trop fort, je ne suis pas la meilleure des mères mais quand même…


Quand je lis, c’est pareil, le but de sa vie devient « manger ou déchirer le livre de maman ».


Bizarrement, quand je fais le ménage ou que je plie du linge, il me laisse tranquille et vaque à ses occupation.

Il me déteste c’est sûr, d’ailleurs, j’en ai eu la preuve hier, j’ai surpris Raphael mettant les caleçons propres de son père dans le panier à linge sale…


Elliot ne vaut pas mieux, l’ingratitude incarnée ce môme:

L’autre jour, en voyant le M que j’ai tracé sur la table avec de la cire avant de l’étaler Elliot s’est exclamé « oh, comme dans Mac Donald » , « Oui Poussin, comme dans Maman, dans Mélanie, et dans mal aimée aussi… »


Il y a quand même une chose qui me réconforte, ce n’est pas l’amour de mon mari, ni les ronronnement de mon chat, ni même mes tablettes géantes de Milka, non ce qui me réconforte, c’est ma grande réussite en jardinage, LA découverte de mon congé parental, il semble que j’ai la main verte.


Car, attention, ta-ta-ta-tin:


Il y a cacahuette dans le pot.


Bon j’espère qu’avec le bol que j’ai en ce moment, il n’y en avait pas qu’une car elle n’était pas mure, j’ai tout renfourné dans le pot en espérant que ça supporte le rempotage sauvage…

Ah, bientôt à nous les apéros fait maison, snapps de raisin de la voisine 
et cahuette(s) du balcon...vous v'nez?

Par Mélanie H
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Lundi 5 octobre 2009

Raphael a eu un an hier, cela fait donc un an aujourd’hui que je re re re fume.

L’occasion rêvée pour arrêter.

Et puis je pense au bien être de mes poumons, à l’éclat de mon teint, à la blancheur de mes dents, à l’exemple que je donne à mes enfants, à mon compte en banque, tout ça en double, Stephan arrête aussi, évidement.

Je pense à tout ça bien fort car, bordel, je ne me souvenais plus comment c’était dur.


Donc je compte sur vous pour m’encourager, me féliciter, et me demander régulièrement si je tiens le coup, histoire que j’ai bien honte si j’ai craqué.


D’autant que dans mon entourage proche, on ne peut pas dire que je sois aidée.


Déjà, il y a Elliot, qui est actuellement, heu comment dirais-je, irritant, énervant à la limite de l’urticant… Il est monté sur ressort, il saute, il tape il bouscule, et surtout « chante » à tue tête toute la journée.

Je me maîtrise avec force et tremblement car je compatie…Il a arrêté la tétine il y a une semaine et je crois qu’il y a un lien de cause à effet.

Ne serait-ce que pour le bruit, avant la tétine faisait bouchon, maintenant le flot qui sort de sa bouche, en Français, en Allemand, en chanson, en aboiement (parce qu’il joue à être un chien 2 heures sur trois) ne connaît plus de limite, si ce n’est celle de ma patience…


Ensuite il y a Raphael, mon bébé, mon tout petit, mon si mignon…soit il m’offre des boules Quies, soit je lui en fait en purée.

Il s’est mit à grincer des dents.

Il en a 4 en haut, 2 en bas et aujourd’hui même, alors que je m’apprêtais à entamer ma vingtième heure sans tabac, il s’est mit à les frotter les unes contre les autres, façon craie sur tableau noir.

Soit il arrête maintenant, soit il passe le reste de la semaine avec un rouleau de Sopalin dans la bouche.


Quant à Stephan, mon mari, lui aussi arrête aujourd’hui, il devrait me comprendre et être mon premier supporter.

En fait il est plutôt le premier à m’insupporter.

Son trip « joyeux boy scout » ne va pas passer, bizarrement sa bonne humeur n’est pas communicative.

Sans doute que je manque de capacités réceptrices surtout après le vingt-sixième « ça va? » de la journée.

Il suçote une Nicorette quand j’en croque une poignée, il trouve super amusant de me proposer de sortir fumer, avec un clin d’œil, rigole avec ses fils de la mauvaise humeur de leur mère au lieu d’entrer dans mon jeux, histoire qu’on s’engueulle vraiment…

On est marié, il ne devrait pas au minimum souffrir pour moi ?


Bon, je vous laisse je vais aller piller sa réserve de bretzels apéritifs , histoire de l’énerver un peu le Boy Scout…

Par Mélanie H
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Dimanche 4 octobre 2009

Il y a un an j’écrivais ça.

Parce qu’il y a un an, Raphael venait de naître.


Un an c’est un cap dans la vie d’une maman (et du bébé aussi, un peu) on passe d’un petit être immobile, docile, totalement dépendant à un presque petit garçon qui marche, qui comprend ce qu’on lui dit, qui répond (dans une langue que l’on ne parle pas), qui mange tout se qui lui tombe sous les 6 dents.

Il y a un an, bien, je le prêtais de temps en temps, à son papa notamment, mais il était à moi, un bout de moi presque.


Et il est devenu une petite personne à lui tout seul, qui sait ce qu’il veut et qui arrive à l’obtenir, même si pour manger cette miette là sur le parquet, il doit s’allonger face contre terre, sortir sa langue et ranger son orgueil.


Même s’il n’est jamais loin, voir même tout prêt, là dans mes jambes, ou encore là accroché au bureau pour voir ce que j’y fait, il fait sa vie comme il l’entend.


C’est un farceur qui se recouche en rigolant quand on vient le lever,

un fonceur quoi qu’il m’en coûte en Hémoclar,

une tête de mule, non, on ne surélèvera pas cette table même s’il s’entête à vouloir passer dessous, debout, 3 fois par jour,

un câlin qui se jette dans les bras et pose sa tête sur l’épaule, ça dure 15 secondes mais c’est 45 fois par jour,

un petit Alf qui course le chat jusqu’à s’en coincer la tête sous le lit,

un fouineur qui vide les tiroirs à chaussette,

Une piplette qui dit déjà un genre de « maman« , un « voila » quand il a fini de manger et un « danke » quand on lui donne quelque chose…


Ce petit bonhomme est venu il y a un an, agrandir le cercle très fermé des hommes de ma vie.

Merci et bon anniversaire Trésor.



(BaumKuchen Allemand et biscuits corses, merci Caro)



Photos des un an moins un jour en grande exclusivité, pour cause de parents indignes qui seront absent le 4 octobre et confiront le « Geburstag Kind » à sa Tante Birgit…

Par Mélanie H
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Mercredi 30 septembre 2009

4 jours

3 nuits

0 enfants

0 mari

0 ménage

0 lessive

4 restos

1 ciné

Une paire de bottes

2 Bd

Une dizaine de livres

2 DVD

16 heures de train

6 copines vues

Une nièce embrassée (ainsi que ses parents)


Et surtout…

Une maison vendue.

Un gros crédit remboursé.

Un sommeil serein retrouvé.


Je crois que le poids de ma valise au retour était inversement proportionnel à celui de mon esprit.

Et puisqu’on l’avait quitté il y a plus d’un an, puisque cela faisait quand même 17 mois qu’on essayait de la vendre, je n’ai pas eu l’impression de vendre « mon chez moi ».


En Allemand, il y a un mots qui n’existe pas réellement en Français, Heimat, dans le dico c’est traduit par pays natal, ça peut être aussi la patrie, dans plusieurs livres, c’est utilisé pour la région ou même le village d’où l’on vient, l’endroit où l’on se sent chez soi, où l’on a, la plus part du temps ses racines.


Sur le chemin du retour, au bénéfice d’une longue escale à Stuttgart, j’ai pu manger un Bretzel Allemand, bien frais.

Ce n’est pas que ça m’avait manqué, mais ça m’a fait plaisir, étrangement, j’ai repensé cette même escale, à l’aller, 4 jours plus tôt.

Car finalement, était il bien patriotique, ce plaisir ressenti, dans la même gare en voyant mon TGV Français m'attendant à quai…


Je suis de là où je suis au moment ou je suis, souvent opportuniste, parfois nostalgique, mais jamais complètement à l’Ouest…


De moins en moins, même, je dirais…

Par Mélanie H
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