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PA280069.JPG Un peu d'amour, beaucoup de tétines, à moins que ce ne soit l'inverse...ou petit manuel d'élevage du  Poussin sauvage
Lundi 30 juin 2008

Depuis ma classe de CP, je ne mange plus de lapin, il faut dire que la première phrase de mon livre de lecture était : « Gridi est un joli petit lapin des bois, Gridi est notre ami »

J’ai ensuite eu un lapin, plus ou moins nain, prénommée Pepette (Gridi sonnait trop masculin pour réutiliser ce doux prénom chargés de souvenirs).

Bref, bien que mon fils soit surnommé Poussin et non pas Lapin, j’ai une affection toute particulière envers cet animal.

C’est donc sans retenu que je lui ai ouvert les portes de ma confiance et que j’ai déboursé vendredi dernier (souvenez vous) la « modique » somme de 47€ pour acheter ça :


 

Le premier we de cohabitation lapin-poussin s’est très bien passé, tout laissait présager une belle et forte amitié au sein de la basse court.

Et c’est en toute confiance que j’ai couché Elliot vendredi soir, lui rappelant de bien regarder le lapin avant de venir dans notre chambre.

Forte de l’expérience des 8h15 du we précédent, j’ai poussé la bestiole jusqu’à un confortable 8h45.

Sauf qu’Elliot, c’est à 6h38 qu’il a pointé le museau dans mon lit…

J’ai tout essayé, l’amadouer, le menacer, le supplier, je me suis levée, de très mauvaise humeur, à 7h un samedi.

Dimanche rebelote, malgré un coucher tardif, c’est à 7h que le Poussin est venu nous saluer… il est reparti, cette fois, accompagné par son père et ils se sont tous les deux couchés sous la couette Flash Mac Queen pendant que je savourais seule mon King Size Bed jusqu’à 10h.

 

Alors le lapin, il est à vendre, avec sa notice d’utilisation, remplie de judicieux conseils que j’aurais peut être du suivre, ses ampoules de rechange, sa plaque interchangeable et tout le blabla commercial que vous trouverez sur le site FNOUC Eveil et jeux…

Si quelqu’un veut s’offrir un we de grasse mat’, il peut faire une offre, sur mon mail ou en cliquant sur le lien « contact » en bas de cette page…

C’est avec grand plaisir que je vous expédierai la bête…

A défaut de blogueur acquéreur, je lui réglerai son compte pendant mon congé mat, sur E-Bay, parce que vous pas abuser non plus…et au menu ce midi c’est terrine de Lièvre en entrée suivi de lapin moutarde en plat de résistance, avec un petit lapin de pâques en chocolat en dessert…

 

par Mélanie H
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Vendredi 27 juin 2008

Hier soir en sortant du boulot, je me retrouve dans un super bouchon, évidement, j’ai un rendez vous à 18h30 à la maison et Elliot à récupérer avant, évidement.
Evidement, Stephan n’est pas très disponible, c’est la journée de fin d’année à son boulot, évidement.


Vers 18h, n’ayant avancé que de 3 kilomètres en 30 mn, je fini par l’appeler tout de même, il me réponds qu’il est paumé au milieu des bois…

Bah oui, pour remercier ses salariés d’une année de loyaux service, sa société n’a rien trouvé que de les envoyer se balader en foret, une course d’orientation, soit disant…tu parles une manière d’alléger sa masse salariale surtout.

Je l’ai bien compris car en disant à Stephan qu’il fallait qu’il rapplique rapidos à la maison car je n’avait pas les coordonnées de la visite, je l’ai entendu blêmir (oui, oui), il m’a dit qu’il ne savait pas où il était, ni exactement par où était garée sa voiture mais qu’il faisait chauffer sa boussole et qu’il allait nous tirer de ce mauvais pas.

J’ai décidé de lui faire confiance, d’autant qu’il est difficile de faire demi tour sur une 4 voies dont 2 voies sont à l’arrêt et 2 autres, en sens inverse, roulent à 110 km/heure.


Après 19 km et 55 minutes de route, je récupère mon Poussin in extremis avant appel des forces de l’ordre par la directrice et rentre enfin à la maison.

Mon mari m’y attend, son souffle est court, son visage est rougie je m’abstiendrai de tous commentaires sur ses aisselles.


Une grande lassitude m’entraîne vers le fond de mon canapé lorsque je me rends à l’évidence, cette c****asse de visite ne viendra pas, elle ne téléphonera pas pour s’excuser et que je n’ai pas son numéro (elle m’avait appelé la veille alors que j’étais au volant) pour l’appeler et l’insulter comme il se doit.


Stephan repart, sa société nourrie les survivants à la course d’orientation ce soir, quant à mon Poussin, il doit la couleur de la mousseline qui va nous consoler de cette soirée toute pourrite.

« Tu la veux de quelle couleur ta purée mon cœur ? »

« Bleue ! »

« Non Poussin, la purée elle peut être verte ou jaune, alors laquelle tu veux ? »

« Veut des pâtes, moi »

« Non, ce soir c’est purée, purée jaune ou purée verte ? »

« Rouge, veut une purée rouge moi… »


Si je vous dis qu’aujourd’hui j’ai du mal à gérer le marteau piqueur qui pioche la façade du bureau (soit à 2m30 de ma tête), vous me croyez ?

 

par Mélanie H
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Jeudi 26 juin 2008

A la naissance de mon fils, je n’ai jamais craint de ne pas savoir m’en occuper, les couches que je rechigne aujourd’hui à changer, étaient changées sans état d’âme aucun.

Certains soins quasi médicaux (cordon, mouchage du nez par aspiration…) qui d’ordinaire me dégoûtent ne m’ont pas bouleversée ou inquiétée plus que ça.

Ce qui m’a bouleversée en revanche c’est le poids de la responsabilité, la responsabilité d’un petit être humain qui ne vit que grâce à moi (et grâce à son père…aussi...un peu…quand même).

Dès la naissance, voir même dès le début de la grossesse, j’ai ressenti la peur de prendre de mauvaises décisions pour ma famille, pour mon fils.


Il y a presque un an que nous réfléchissons à quitter la France pour l’Allemagne, et il y a quelques mois nous avons donné notre feu vert au départ.

J’ai pensé à Elliot, j’ai pensé à Helmut, j’ai pensé à mon mari et à moi-même, j’ai pensé que c’était une bonne décision.


Mais pas instant j’ai songé aux difficultés que cela allait entraîner, pas un instant j’ai songé à me renseigner sur l’état du marché immobilier.

Je m’en mord les doigts, je m’en ronge les ongles mais rien n’y fait notre maison n’est pas vendue.

Au début nous avons espéré, attendu, nous avons retenu notre souffle, persuadé que la vente tant attendue allait se produire.

Nous avions convenu que j’attendrais en France la vente de la maison, mon mari serait logé chez ses parents, nous évitant ainsi d’avoir à assumer le coût d’une location, tant que le monstrueux crédit immobilier que nous avons sur le dos ne serait pas réglé.

Mais il y a une semaine il a fallu le prévoir, ce plan B auquel nous refusions de penser.


Plus la date de départ mon mari vers l’Allemagne approchait plus ma panique s’amplifiait.

Comment vivre cette fin de grossesse seule, avec un enfant de presque 3 ans à gérer, comment imposer à mon fils de vivre de tels bouleversements : la rentrée scolaire, la naissance de son petit frère, sans la présence de son père à ses coté.

Comment accueillir un petit Helmut sans son papa, comment tisser le lien père enfant en n’étant présent qu’un we sur 2…

On ne parlait plus d’un mois ou 2 de séparation mais de plusieurs mois, peut être 6, peut être 8…impossible de savoir.

Et ce we sur 2 où Stephan serait là, comment faire pour qu’il se passe au mieux, comment ne pas lui reprocher ma fatigue, son absence, comment faire pour qu’Elliot lui pardonne assez vite ses 15 jours d’absence pour qu’il profite de ces 2 tout petits jours…


Nous avons pensé à tout ça, jusqu’à ce que le simple fait d’en parler devienne insupportable.


Et nous avons décidé de partir, tous ensembles.
Parce que 2 jours plus tôt, alors qu’il parlait de la maison « à Elliot », j’ai repris mon fils en lui disant que c’était la maison « à Elliot, à papa, à maman et même un peu à Agrippine », il ajoute « et pourquoi c’est la maison, à Elliot, à papa et à maman ? »

« Parce que nous sommes une famille mon Poussin, nous sommes la famille H »


Alors nous allons partir tous ensembles, enfin presque, Stephan part un mois, un mois et demi avant nous, histoire de nous trouver un nid.

Un petit nid, qui ne sera sans doute pas celui dont je rêvais, un petit nid qui sera je l’espère provisoire, un petit nid où on se tiendra chaud en attendant des jours meilleurs.

par Mélanie H
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Mardi 24 juin 2008

L’article du jour va être passionnant, vous voila prévenues, personne ne pourra s’en plaindre, il est encore temps pour vous de fermer cette page sans lire.

 

Durant ma première grossesse, je n’avais pas grand-chose à faire, pas d’enfant, un tout petit appartement à entretenir, j’avais déjà un chat neurasthénique en passe de devenir chauve, mais pas grand-chose à faire quand même.

Je passais donc mon temps à me regarder pousser le bidon, des soirées à m’observer, à guetter le moindre mouvement de mon poussin…

 

C’est ainsi que j’ai assez rapidement découvert qu’au lieu de ressortir, comme cela se produit chez les autres femmes enceintes, mon nombril se creusait.

Au début je pouvais y mettre la première phalange de mon petit doigt pour en fin de grossesse en voir le fond (dans un miroir, ce n’est pas parce que j’ai un étrange nombril que j’ai un cou de girafe)

 

C’est donc avec une certaine émotion que j’ai pu toucher, il y a quelques jours, le fond de mon nombril.

Je me suis demandée si la miette de pain qui s’y trouvait datait d’Elliot… je pense la faire expertisée, c’est important de savoir dans quel album de bébé la coller.

 

Mon Poussin a lui aussi remarqué mon drôle de nombril, il prends ça pour un genre de téléphone à bébé, et s’approche de mon nombril pour y crier : « bonjour bébé, ça va ? »

C’est là qu’on est heureuse d’avoir le nombril assez éloigné des oreilles.

par Mélanie H
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Lundi 23 juin 2008

Vendredi, bien qu’épuisée par une nuit raccourcie, je me suis traînée durant ma pause déjeuner à la FNAC afin d’y acheter le lapin qui allait sauver mes nuits.

Non, il ne s’agit pas d’un livre vantant à l’enfant les bienfaits d’une grasse mat’, il ne s’agit pas non plus d’un somnifère à usage vétérinaire, il s’agit d’une veilleuse réveil indiquant à l’enfant l’heure à laquelle il est raisonnable d’aller squatter le lit de ses parents.

Bien entendu ce sont les parents qui programment, et le petit lapin qui se lève avec son petit sac au dos, prêt à courir la campagne, ne le fait qu’à l’heure choisie.

 

J’ai aimé les recommandations dans la notice : « programmer la veilleuse à l’heure habituelle de réveil de l’enfant et la décaler 5 mn chaque jour, nous vous recommandons d’utiliser raisonnablement l’appareil. »

 

Bah tiens, je passe ma pause déjeuner à courir les boutiques au lieu de flemmasser devant les blogs, je dépense la somme prévue initialement à l’achat d’un cadeau d’anniversaire de mariage pour mon mari (ce qui explique, mon chéri que tu n’auras rien ce soir, bises à toi quand même…), tous ces sacrifices pour que le lapin, il donne l’autorisation à mon Poussin de se lever à 6h05 un samedi au lieu des 6 heures habituelles…bah tiens…

 

Vendredi soir, après bien longuement expliqué le concept à Elliot, je programme le lapin pour 8h15.

Nous couchons le Poussin, « regarde mon cœur, le lapin il faut dodo dans son lit, comme toi »

 

Vers 22h du bruit dans la chambre d’Elliot, en mère attentive, j’envois mon mari voir ce qui s’y passe, il ouvre la porte et pousse un cri…

Je monte, c’est juste Elliot qui l’a fait sursauté, il est debout, ses chaussons sont chaussés, « veut descendre moi, j’ai fini mon dodo… »

 

Pendant que je (oui, JE…un malentendu sans doute…) change le caca qui embaume la jolie chambre d’enfant, Elliot me fait remarquer, un sourire narquois aux lèvre que le lapin, il fait dodo…un peu genre pauv’ idiot de lapin, il sait même pas que papa regarde du foot à la télé, qu’on est vendredi et que les parents, ils, vont céder pour que je descende un peu.

Effectivement on cède, parce qu’il est totalement réveillé et que le rendormir immédiatement énerverait tout le monde et qu’accessoirement le vendredi on est un peu plus enclins à la laisser veiller, l’espoir d’une grasse mat le samedi aidant.

 

En le recouchant 20 mn plus tard, j’hésite à décaler le lapin à 9h…

Après tout, il dormira certainement encore à 8h15 et ne verra même pas que le lapin est debout…

 

Le lendemain, 8h16, c’est un poussin totalement réveillé, chausson aux pieds, qui veut descendre regarder Flash Mac Queen, qui vient nous réveiller.

Il est manifestement réveillé depuis un moment et n’attendait que le feu vert du lapin pour venir nous voir.

D’un coté le Poussin obéit au lapin, d’un autre, on n’a plus moyen de savoir à quelle heure il se réveille.

Dimanche 8h16 de nouveau, et ce matin, il a fallu le réveiller à 7h30…donc, le lapin est adopté, espérons juste que le poussin continuera de lui obéir un moment car samedi prochain c’est à 9h que lapin malin ira courir la campagne, avec son petit sac à dos.

par Mélanie H
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Mercredi 18 juin 2008

6h ce matin, Agrippine me dérange, je retiens mon « dégage b**** » et ouvre les yeux… heureusement, c’est mon Poussin qui squatte mon oreiller, et mon Poussin, même à 6 heures du matin, je ne lui parle pas sur le même ton qu’à la chatte…


Il s’incruste délicatement, use du genre de plumage qui lui pousse sur la tête pour me dégager de mon oreiller. (Me colle sa tête sous le nez, là où ça chatouille quoi…)


6h20 je n’ai plus d’oreiller du tout, je pars à l’assaut de celui de mon mari, ce qui lui permet de constater que SON fils est dans notre lit, il n’y a pas de raison qu’il n’y est que moi qui ne dorme pas.

6h25, quelqu’un me caresse la tête, vu l’heure je doute que ce soit Stephan…

6h30 quelqu’un me touche les yeux… (Heureusement fermé les yeux)

6h40 quelqu’un veut son biberon…

6h45 quelqu’un m’empêche d’atteindre le réveil, histoire de le faire taire pour 10 mn.

6h50 quelqu’un me caresse le bras, histoire sans doute de se faire pardonner son cri du biberon 10 mn plus tôt.

6h55 quelqu’un m’empêche d’atteindre le réveil afin de l’éteindre définitivement.

 

Ce quelqu’un c’est mon Poussin, et jusqu’à j’imagine, la naissance d’Helmut, je ne connais personne au monde capable de me faire ce genre de chose sans que cela entraîne de fâcheuses conséquences sur la santé de son postérieur…

 

C’est ma petite digression à moi sur le don de soi…

Mais je ne suis pas sure d’avoir atteint le niveau résistance, et avec le sourire, de Carole le vomi la nuit, pas sure que je reste philosophe…

par Mélanie H
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Mardi 17 juin 2008

Vendredi avait lieu un grand événement dans la vie du Poussin, enfin grand on relativise un peu sachant qu’on n’est pas sur d’être là en septembre.

C’était la visite de l’école, nous avions rendez vous dans l’après midi avec la directrice afin de compléter « quelques » documents et de visiter les lieux.

 

Je m’attendais à m’entretenir avec la directrice, décorée d’un beau collier Poussin, c’est ce qui se passe généralement dans ce genre de circonstances : les conversations maman-autre adulte séparés d’un bureau lui rappelle systématiquement le médecin…

Il n’en fut rien… Elliot s’est assis à coté de moi, et grand miracle a répondu aux questions que cette étrangère a osé lui poser.

« Tu connais le prénom de ta maman ? »

Réponse du Poussin : « bah oui. »

« Et tu veux bien me le dire ? »

Et Elliot, décidément très à l’aise, tout fier de brailler : « Mélanie H*** »

En insistant bien fort sur la première partie du nom de famille, à l’allemande, même scénario pour le papa, les murs de l’école ont tremblé…

 

Compte tenu des effectifs plus que chargés, la directrice a essayé de me convaincre de ne laisser mon fils que le matin, j’ai refusé, légèrement agacée qu’elle me propose cela au nom de l’intérêt de mon enfant alors que l’intérêt réel, tout aussi légitime d’ailleurs, est bien celui de l’école…

 

« Vous savez une journée d’école c’est très long pour un petit garçon, rien à voir avec la crèche »

Moi : « sauf que la crèche il y va de 8h à 18h, et que l’école ça sera seulement 8h30-16h30… »

Enfin bref, je comprends qu’elle ait envie d’alléger son effectif de 30 petits dans une classe… pff…j’aime les enfants, enfin, surtout le mien, mais je n’aimerais pas être à sa place…

Du coup elle n’a pas pleuré en apprenant qu’Elliot partirait en cours d’année…


Nous avons ensuite visité l’école, la classe tout d’abord, qui n’a pas particulièrement marqué Elliot, il faut dire qu’elle ressemble beaucoup à sa salle de crèche.

Passage par les wc, que la directrice pensait rapide… sauf qu’il a fallu s’y arrêter pour une pause pipi, pour le Poussin, je sais me tenir moi (et les petits wc ouverts de 50 cm de hauteur ça te calme une envie de faire pipi de femme enceinte…)

 

Elliot s’y est trouvé fort aise, puisqu’il nous a fait la causette, informant la directrice qu’on ne pouvait pas faire caca dans un slip Flash Mac Queen, et que s’il faisait caca sur les toilettes, il aurait un cadeau…

Qu’est-ce qu’il progresse au niveau langage…c’est fooooormidable, à présent les personnes étrangères à la famille comprennent ce qu’il dit…qu’elle chance…

Nous sommes repartis après avoir visité la « salle de Gym », la cour de récré et la cantine.

 

J’avais une petite boule dans la gorge en sortant, la rentrée scolaire de mon Poussin, un moment auquel je pense depuis longtemps, et pas juste parce que ce sera la fin de mes prélèvements mensuels de forfait crèche…

Mais je ne l’imaginais pas comme ça, à cheval sur 2 pays, je pensais qu’on serait 2 à accompagner Elliot à l’école, je pensais que j’irai en marchant alors qu’en fait je serai si grosse que je roulerai, poussée par mon Poussin…

J’ai chassé mon petit cafard en allant retrouver Gégé que j’avais abandonné dans les boutiques, j’ai noyé mon chagrin dans du jus d’orange Mac Do et en finissant le gâteau acheté pour Elliot (si, si) auquel il n’a pas touché.  

 

Je sais…si je veux avoir une petite chance de ne pas ressembler à une montgolfière à la rentrée scolaire, va falloir que j’arrête de me consoler en mangeant…

Mais quand on ne peut pas fumer, pas boire, que faire du shoping a un intérêt limité par le fait que l’on change de poids chaque semaine…
Sans compter qu’il n’est pas non plus conseillé de me plonger dans le sport intensif, dès fois que ça m’aurait traversé l’esprit…sans rire…  

par Mélanie H
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Lundi 16 juin 2008


Enfin rencontre des 10 blogueuses plutôt....

J’imagine qu’une seule chose intéresse aujourd’hui une bonne partie de mes lectrices.
Elles ont de la chance, le week end a été long et pluvieux, il n’y a pas eu d’événements bouleversants, le petit pot d’Elliot n’a toujours pas rencontré Madame Crotte (prière de ne pas se moquer, je fais mon possible pour accentuer l’aspect ludique et masquer ainsi mon agacement…)

Je vais pouvoir raconter sans tarder ma soirée de jeudi dernier.

Jeudi dernier j’ai passé la soirée avec 8 blogueuses, une belle sœur de blogueuse et un bébé de Blogueuse.

Une soirée de blogueuses, c’est un peu comme la minuterie pour la lumière des wc, on a toujours peur que ce soit trop court…et on a bien raison…


Déjà, nous nous sommes débrouillées comme des chefs Julie et moi, on est arrivée à l’heure, ce qui n’est pas rien… elle m’a guidée à destination, j’ai garé la voiture (2 fois, car Julie est exigeante) en créneau dans des places minuscules et nous sommes allées manger.

Enfin, manger, il a fallu que patiente, que je patiente, que je patiente...heureusement qu’accessoirement nous étions aussi là pour papoter.

Et ça, pour papoter pas besoin de patienter, car le papotage semble être aussi inné pour une blogueuse que de laisser un com…


Comme à chaque rencontre, je me suis étonnée de ce sentiment, de se connaître comme de vieilles copines.

Pourtant cette fois, je partais moins sure de moi, une partie de la tablée était effectivement composées de vieilles copines, avec qui on Mac Dote ou déjeune plus ou moins régulièrement mais il y avait aussi quelques effrayantes inconnues.

Bon…vu le temps que je passe sur mon ordinateur, je vous rassure, elles n’étaient pas totalement inconnues ces blogueuses, mais je suis quand même rassurée maintenant que je sais qu’elles ne sont pas cannibales.


Le gérant du restaurant nous a interrogé sur le pourquoi de cette drôle de tablée, et s’est trouvé assez perplexe de savoir que nous étions des copines de blog…

C’est vrai qu’il y a de quoi s’étonner de nous voir parler, papoter, rigoler, consoler, toutes ensembles, alors que notre seul point commun est d’avoir des enfants et un blog.

Pour le reste, nous n’avons rien en commun, ni l’age, ni la situation sociale, ni la profession,ni le nombre d’année d’étude, ni la région, ni la situation de famille.

Des blogueuses-mère-de- famile, il y en a des petites, des grandes, des maigres, des grosses, des riches, des fauchées, des sympas, des c****, des honnêtes, des menteuses, des blondes, des malignes, des blondes ET maligne (si, si), des vertes et des pas mures, sûrement…

Et je me dis que j’ai de la chance, enfin, je ne crois pas que ce soit de la chance puisqu’on choisi ses amis finalement, mais les blogueuses jeudi, elles étaient sympas, je vais être gentilles, je vais vous dire, elles étaient plutôt pas mal en plus, même que le type du resto, ce n’était pas de la surprise la drôle d’expression sur son visage, c’était du désespoir : toutes ces belles femmes que nous étions, bah elles avaient toute des enfants.



On se reverra, bien sur, on ne sait pas quand, bien sur… ce qu’on sait c’est que nous avons un blog, au moins un enfant, et que nous aimons les crêpes… (Même Lynda, mais à condition qu’il n’y ait pas de ciboulette dessus…)

 

par Mélanie H
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Jeudi 12 juin 2008

Hier soir à la crèche, Elliot fait son petit pipi de départ (avant de monter dans la voiture de maman et de s’asseoir dans son siège auto non déhoussable).

Dans la salle de bain des grands se trouvent Hugo et son papa, Hugo a eu un accident de caca mou juste au moment de partir, c’est un vrai carnage.

Sage et prudente, je reste à l’extérieur mais le bouton du short d’Elliot fait de la résistance et m’oblige à entrer afin de venir en aide à mon fils.

En apnée je le libère et attends patiemment (tout en retenant ma respiration, si, si) qu’il finisse.

Il me montre le slip d’Hugo qui gît sur le sol et me dit (bien fort, évidement) « oh, maman, maman, maman (quand il est excité il répète toujours 3 fois), y a beaucoup de caca dans le slip d’Hugo »

« Oh, oui, c’est vrai mon cœur »

« Moi j’ai un lion sur mon slip, et y’en a pas du caca dans mon slip lion »

 

Comme quoi, j’aurai peut être pu économiser sur les slips Flash Mac Queen, il semble que les lions sont eux aussi de bons gardiens du caca…

 

Quoi qu’il en soit, ça fait 2 jours qu’il se retient, va falloir que ça sorte… et ce soir c’est moi qui sort c’est soirée copines de blog pour moi et soirée caca…heu soirée Foot pour Stephan et Elliot…

par Mélanie H
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Mercredi 11 juin 2008

Hier était donc un jour de grève, on s’y fait facilement aux semaines raccourcies, aux journées volées en milieu de semaine, tant est si bien que le Poussin en ce moment, au réveil, la première question qu’il pose c’est « y’a pas crèche aujourd’hui ? »

Moi en tout cas je bénis le congés maternité en qui débute en août, car avec 4 jours de grève en une année scolaire, ça me fait presque une semaine de congé payé en moins… sur 5 semaines, ce n’est pas rien…

Enfin bref, en tout cas on n’a pas chômé pour notre journée de crèche.


On n’a pas cueilli les radis, ça c’était samedi, chez Mamie, mais les radis n’ayant pas un grand effet curatif sur notre toux, nous avons préféré, hier, aller chez le médecin.


Dans la salle d’attente, lorsque arrive notre tour, je retrouve soudain mon petit Poussin terrible, il ne veut pas se lever, je lui demande gentiment une deuxième fois, toujours pas d’autre effet qu’un « non, pas docteur »…

Et là, non, je ne prend pas mon Poussin sous le bras, contre son grès, non, non, Super Nanny aurait été impressionnée, je dis « Elliot » assez fermement pour qu’il lève la tête vers moi et je lève le pouce (pour commencer à compter jusqu’à 3, mais sans compter à voix haute)

Le Poussin se lève et me suis, la tête baisée, direction le pilori…

Je contrôle mon sourire ravi et fier et prends un air compatissant, pour mon fils…


Pendant l’examen d’Elliot il est assez peu coopératif, pour moi, habituée à pire, ce n’est pas méchant mais pour le médecin généraliste qui ne connaît pas la bête s’en est déjà trop et il hausse la voix en disant à Elliot qu’il allait se fâcher.

Evidement Elliot a eu encore plus peur et s’est encore plus caché dans mes bras…

Je crois que le toubib a zappé l’option psychologie du Poussin de moins de 3 ans… espérons qu’on n’ait pas besoin de le revoir…


Arrive mon tour, il écoute ma poitrine et sans plus d’examen commence sa prescription, un peu surprise de la liste longue comme le bras, de médicaments qu’il me prescrit, je lui demande si ma grossesse ne pose pas de problème.

Il lève la tête et me dit : « parce que vous êtes enceinte ? »

L’agacement a du, cette fois se lire sur mon visage, à vrai dire, je n’ai rien fait pour le cacher.


Hormis le fait que mon ventre de début de 6ème mois se voit comme un nez rouge au milieu du visage d’un homme politique en chute dans les sondages d’opinion, il m’a vu 2 fois déjà depuis le début de ma grossesse, il a reçu le résultat des analyses la confirmant, puisque c’est lui qui me l’avait prescrite…


Nous sommes ensuite allés à la pharmacie, je m’étonne de lire sur le flacon de sirop pour Elliot « Toux sèche » alors qu’il a manifestement une toux grasse…

La pharmacienne après avoir entendu tousser Elliot me propose d’appeler le médecin afin de vérifier qu’il n’a pas fait une erreur.

Au téléphone le médecin s’offusque, disant qu’il a examiné l’enfant et qu’il a prescrit se qu’il lui fallait…Oui, moi aussi il m’a examiné et n’a pas vu que j’étais enceinte…


Pour nous consoler d’avoir creuser le trou de la sécu pour pas grand-chose, on est allé faire les boutiques, nous sommes revenus avec des baskets neuves (parce que les autres, elles sont « toutes cassées, mais c’est pas Elliot y a kaputé ») et des slips « Flash Mac Queen » dans lesquels on a même pas le droit de faire caca sinon Flash Mac Queen il est fâché et il passera plus à la télé… (Hier il a quand même été sans pitié avec Winnie Pooh)

par Mélanie H
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