PA280069.JPG Un peu d'amour, beaucoup de tétines, à moins que ce ne soit l'inverse...ou petit manuel d'élevage du  Poussin sauvage
Vendredi 16 mai 2008



Il
y a des soirs où, une fois couchée, j’ai l’impression étrange d’avoir vécu plusieurs journées en une seule...

Pour la première fois depuis pas mal de temps je ne me suis pas levée faire pipi de la nuit, et ça, comme unité de mesure de ma fatigue, je vous garantie que c’est infaillible.


La journée n’a pas tellement bien commencée, j’avais rendez vous avec un agent immobilier pour la vente de maison, il se pointe avec une demie heure d’avance alors que nous nous apprêtions Elliot et moi à faire notre pause café.

Levée depuis 8h, les 2 premières heures de la journée avaient déjà été bien remplies et la pause était attendue avec impatience


Pour faire court, cet agent immobilier m’a sapé mes dernières illusions et espoirs quant à la vente de notre maison, et m’a quasiment dit texto, que si je maintenais ma position (par rapport au prix plancher) on se reverrait ici même dans 6 mois ou un an.

Bien que mon optimisme s’effrite depuis quelques semaines déjà, c’est la première fois que j’envisage de perdre mon apport, jusqu’à présent, je n’imaginais pas repartir de cette maison sans mes billes.

Mes billes… une goutte d’eau dans le coût d’une maison de banlieue, je n’ai certes pas travaillé pour les gagner mais elles m’ont coûté cher.


Enfin, bref, après son départ, j’ai eu assez peu de temps pour m’apitoyer sur mon sort et ce n’était pas plus mal, il fallait s’activer en cuisine puisque je recevais Julie et Lynda.

Et préparer un déjeuner, même tout simple, avec un Poussin qui commence à se lasser de la télé (devant laquelle je l’avais déjà collé durant la bonne heure qu’à duré la visite de l’agent immobilier) c’est…sportif…

Couper 4 pauvres tomates avec Elliot sur les pieds qui veut marcher avec maman (ses pieds sur les miens, je dois avancer…) ça doit être l’équivalent pour Cyril Lignac de préparer une entrée appelée : « Suprême de Raffinement en Minutie »


Les copines (désolée pour Adam) sont arrivées et en 10 mn mon salon salle à manger c’est transformé en joyeux champs de bataille, jonché de jouets, de pièces de puzzle, de transat, de rehausseur, de sac à langer…

Je vous rassure, ni le désordre, ni jeux des enfants, ni les aller retour aux toilettes de Lynda et Romane (Lynda qui après avoir passer une journée chez moi, béni le dieu qui a placé chez elle les toilettes au niveau des pièces à vivre) ne nous ont empêché de papoter toute la journée.


L’heure qui a suivi leur départ fut un peu plus éprouvante, déjà il a fallu que je change un caca (sous vos applaudissements, merci…) je signale que mon mari (responsable chargé du changement de couche puante) devait arriver une heure plus tard et que j’aurais très bien pu faire semblant de rien sentir jusqu’à son arrivée (re- applause please…)

J’ai du renoncer à me faire aider d’Elliot pour ramasser les jouets, je l’ai envoyé, sans y croire, se coucher à l’étage dans mon lit…il m’a obéit :

 

Donc, j’ai rangé, nettoyé, je signale au passage que c’est totalement stupide d’utiliser de l’huile pour la cuisson du poulet (d’habitude, j’utilise du beurre, mais hier matin je me suis pesée, j’ai penser que l’huile était moins grasse que le beurre…) bref l’huile ça saute, dans le four, hors du four, sur la table, sur le carrelage…


Une heure plus tard, j’ai laissé la belle au bois dormant à son père rentré plus tôt du boulot et je suis partie pour mon soin du visage au chocolat, soin en institut offert par mon mari à Noël.

Vu la longueur de la note, je vous raconterai une prochaine fois cette délicieuse expérience.

 

Juste une précision, j’ai posé ma journée la semaine dernière lorsque ma collègue France Inter m’a parlé de la grève, persuadée que, comme à son habitude, la crèche allait fermer.

En m’annonçant que le personnel ne faisait pas grève cette fois ci, la puéricultrice m’a glissé : « en revanche, pour jeudi prochain…je ne garanti rien… »

 

Plus de photos par ici

Et peut être un de ces jours, par là

par Mélanie H
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Mercredi 14 mai 2008

En ce moment Elliot est très bébé, non pas qu’il refasse dans ses couches et qu’il reboive au biberon, enfin si, mais comme il n’a jamais arrêté ça ne compte pas…

Ce que je veux dire c’est qu’il pose beaucoup de question sur les bébés, il joue beaucoup avec ses 2 poupées, Helmut et Sisi (qui de moi ou de mon mari a proposé les prénoms des poupées ???) et il réclame fréquemment sa cousine Louise.

Alors lundi lorsque nous lui avons annoncé que nous allions rendre visite à Louise, il a sauté de joie.


Evidement quand nous sommes arrivés, elle dormait, Elliot était un peu déçu mais a pris la nouvelle avec philosophie, je l’avais prévenu que les bébés dormaient beaucoup (tu m’entends Helmut, hein, je répète : les bébés dorment beaucoup !)

Au bout d’une heure il commençait à trouver le temps long et avec la discrétion caractéristique des enfants de 2 ans et demi, il a commencé, mine de rien, à essayer de la réveiller :

Soulever le lange posé sur son landau en criant « elle fait dodo Louise ? »

Lui apporter 2 trois doudous qu’il a délicatement posés sur son visage…


Elle a fini par se réveillée, juste avant notre départ…enfin !

Le poussin est allé se laver gentiment les mains avec son tonton (pas fou le tonton) pour pouvoir lui caresser la tête, depuis le temps qu’il nous le dit « Elliot, il caresse comme ça la tête de Louise… »

Ça c’est gâté lorsque j’ai pris Louise dans mes bras.

Vous pensez sans doute qu’il nous a fait une crise de jalousie, ou qu’il a commencé à s’agiter, comme la dernière fois que nous l’avions vu, afin d’attirer notre attention.

En fait, non, il a voulu prendre Louise dans ses bras, j’ai du refusé et là mon Poussin a vraiment été déçu, mais déçu…

« Elliot porte pas Louise ? »

« Non, mon cœur, elle est trop petite, trop fragile pour que tu la portes… »

C’est là que j’ai compris pourquoi il attendait avec tant d’impatience son réveil : il voulait jouer à la poupée…

Il s’est mis à pleurer, ça m’a brisé le cœur, j’ai rendu le bébé à sa maman et j’ai pris le mien dans les bras.


Je n’avais pas compris que c’était ça qu’il attendait, je m’attendais à ce qu’il soit déçu qu’elle ne bouge pas, qu’elle ne joue pas…je ne m’attendais pas à ce qu’il ait si bien compris ce qu’est un bébé et qu’il veuille s’en « occuper ».

Ce matin en regardant le catalogue de jouet il a vu Louise (tous les bébés sont Louise) et il m’a dit : « c’est maman fait un câlin à Louise, pas Elliot… »

par Mélanie H
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Mardi 13 mai 2008

Ce week end, nous sommes allés à la campagne, ce qu’il y a de chouette à la campagne, ce ne sont pas les moutons ou les vaches, qu’on a pu admirer par centaine : qu’est-ce que c’est varié la faune du Limousin !

Ce qu’il y a de chouette ce n’est pas le grand jardin, ce n’est pas la balançoire, ce n’est pas aller chercher le pain en vélo, non, le plus chouette à la campagne c’est les cousines, 2 copines de 3 et 5 ans pour jouer avec le Poussin.


Les cousines, ce sont en fait mes petites petites cousines, les filles de ma petite cousine, fille de mon cousin germain : je ne suis pas fâchée avec celles qui font un schéma pour comprendre.


Evidement Elliot a fait le timide, sa réserve habituelle à l’égard des enfants inconnus étant décuplée par le fait de débarquer dans une fratrie.

Il est resté un moment un peu abasourdi par les conversations et chamailleries des 2 sœurs.

Puis c’est laissé porté par le mouvement, par les jeux et nous a enfin « lâché la grappe », nous permettant ainsi de rattraper (enfin, surtout pour ma cousine et moi-même) quelques 9 mois de conversations en retard.

Les enfants se sont plus ou moins nourris de gâteaux apéro et de grenadine pendant 2 jours pendant que les parents indignes vaquaient tranquillement à leurs conversations.


Ils ont été sages, si sages, que je n’ai pas grand-chose à raconter…

Comme d’habitude Elliot a préféré jouer avec l’aînée des cousines, qui sait faire des choses que lui ne sait pas faire.

Malgré sa timidité, il a quand même trouver le moyen d’exploiter ces pauvres gonzesses, en jouant au tracteur, le Poussin assis en pacha, la petite qui pousse derrière, la grande qui tire devant avec une corde, et c’est parti mon kiki pour le tour du jardin.

Bizarrement les filles n’ont pas pensé à échanger les places, va falloir que leur mère les briefe sur la question de la condition de la femme.


Moi, j’ai un peu mieux découvert ce qui m’attendait avec 2 enfants, j’en ai savouré le principal avantage : à savoir des enfants qui jouent ensembles et qui ne sollicitent pas sans arrêt les parents, en me bouchant les oreilles car le principal inconvénient étant le brouhaha constant résonnant dans la maison.

Roooh, je vais m’y faire, ça sera d’autant plus facile qu’il me suffira d’enlever mes appareils auditifs…


Nous sommes rentrés en fredonnant la chanson de Benabar, « un joyeux brouhaha, un chaleureux chahut, nous tiens autour d’une table la peau du ventre bien tendue, les repas le dimanche midi, comme chais plus qui m’disait, le bonheur ça s’trouve pas en lingot, mais en p’tites coupures ».

par Mélanie H
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Mercredi 7 mai 2008

Hier soir, nous avons regardé le film « 9 mois », l’occasion surtout de prouver à mon mari quelle épouse fantastique je suis.

Bon ok, j’ai de la chance que ma grossesse se passe bien et de ne pas avoir de raison particulière de me faire plaindre, mais si de temps en temps mon mari pouvait m’en féliciter, avouons que ça serait quand même gentil-mignon de sa part…

 

En effet cet homme bienheureux ne connaît pas se que connaissent ou ont connu certains de ses congénères… son frère pour ne pas le citer va certainement offrir à sa femme une ligature des trompes en cadeau de noël après la naissance de leur deuxième enfant en août.

Alors que moi, adorable que je suis, pas une fois je n’ai poussé hors du lit mon époux à 2 heures du matin pour qu’il aille me chercher des fraises en plein mois de janvier…

Pas une fois, il n’a changé la caisse du chat, certes je suis immunisée contre la toxo mais j’en connais qui se sont bien gardée d’informer leur époux des résultats de cette analyse.

 

Hier soir quand même, lui faisant remarquer (pour la cent cinquantième fois depuis le début du film) à quel point j’étais formidable, je l’ai envoyé chercher à l’étage une paire de chaussettes et un petit gilet.

Il y court comme il se doit et revient avec le plus petit pull de mon armoire, le pull chaussette en taille 12 ans et demi, celui que je porte éventuellement lorsque je me sens particulièrement svelte et sous une robe chasuble uniquement…

Le pull qu’il a du prendre tout en bas de la pile puisqu’il n’a pas servi depuis de longs mois, voir même un an ou deux…


Deux possibilités : soit il le fait exprès et dans ce cas il est bien plus vicieux que je ne pouvais l’imaginer, soit il est totalement inapte à survenir aux besoins d’une femme enceinte pénible et devrait chaque soir remercier le ciel de m’avoir, MOI.


Bon, il y a un point pour lequel je suis lourde…c’est le cas de le dire… c’est le poids :

Je suis énorme et ne cesse de m’en lamenter…

Mon mari a eu la délicatesse de me le faire remarquer, non pas mon surpoids mais le fait que je commencer à lui cuire le haricot avec mon histoire de kilos…


Il aurait mieux fait de se taire…


Je lui ai fait remarquer, avec mon tact habituel, que depuis le début de ma grossesse (et pendant toute ma grossesse d’Elliot) il n’avait pas eu à entendre parler de vergetures, de varices, de rétention d’eau, d’hémorroïdes… alors p****** de b***** de m***** quand je me plains et m’inquiète de mon surpoids, il prends un air malheureux, il hoche la tête et il compatie le mari…

J’ajoute aussi que quand je mange une glace Mars en dessert au lieu d’une succulente compote de pruneau sans sucre, il les garde ses réflexions, le mari…



heu... je suis dans ma 18 ème semaine...seulement...(21 SA)

par Mélanie H
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Mardi 6 mai 2008



Lorsque l’on a un enfant, on espère toujours qu’il va nous ressembler, on fait tout pour qu’il nous ressemble.

Pour ma part, mère au grand cœur, lectrice assidue de Dolto, Dotson, Parents magazine et Cie, je privilégie l’épanouissement de mon enfant et l’aide à découvrir ses propres goûts.

Mais avec son père… c’est une autre histoire.

Je nous revois chez Aubert, avec dans les bras un tout petit Poussin de 3 mois, nous sommes en train de lui choisir, aidé de Mamie, de sa carte bancaire et de sa générosité, son premier lit.

La sélection du tour de lit idéal sera vite expédié… mon mari a fait notre choix, un joli nounours qui regarde un avion.

Il en sera ensuite de même pour le choix de la lampe dans la chambre du poussin…


Conditionné à devenir Pilote… la formation a commencé in utero : pendant 9 mois la seconde préoccupation de mon mari (après ma grossesse « bien sur ») était le passage de son brevet de pilote privé.

Il l’a obtenu une 20aine de jours avant la naissance d’Elliot, le Poussin, in utero, accompagné, par la force des choses de sa mère, a été son premier passager…

(Le plus dur pour moi n’était pas le stress, pas la peur…le plus dur c’était de monter et de descendre d’un avion grand comme un cercueil biplace avec un ventre hallucinant…)

Depuis ce vol, mon mari ne cesse d’espérer notre premier vol en famille, nous faire partager sa passion et accessoirement intensifier le bourrage de crâne du Poussin : « Elliot le Pilote »…


Au départ ce n’était pas gagné puisqu’il a mis quelques visites à l’aéroclub avant de convaincre Elliot de monter dans un avion, à l’arrêt moteur coupé et dans le hangar…

Et samedi, nous nous sommes lancés…on a installé Elliot, dans son siège auto dans l’avion, et non seulement mon mari a mis le moteur en marche, mais il a décollé, volé et atterri (j’aime autant, à la fin du vol).















Mis à part une expression mi-terrorisée, mi-amusée au démarrage du moteur (qui fait un bruit assourdissant) on ne peut pas dire qu’Elliot fut très expressif durant le vol…

Faut dire aussi, qu’il avait ses lunettes de soleil, sa tétine, et que moi coincée à l’avant dans un souci d’équilibrage de l’appareil (la chose fut présenté de manière extrêmement courtoise et galante par le chef pilote, soulignant le fait que mon poids était plus proche de celui de mon mari que de celui de mon fils…) même s’il avait fait quelques commentaires sur la beauté du paysage, je n’aurais rien entendu.


Tout c’est bien passé, nous avons volé une demie heure, un atterrissage en douceur, doté d’une vue superbe sur le château de Versailles, et un Poussin, pas traumatisé.

Pas traumatisé, pas super étonné non plus… pas impressionné par son papa Pilote (il croit sans doute que tous les papas du monde conduisent les avions) pas impressionné par les toutes petites maisons, les toutes petites voitures…


Petit message personnel pour mes cousines Françoise et Céline et pour ma tata Jeannette, et pour les éventuelles autres cousines et tatas qui liraient ce blog sans se manifester : ma maman, la mamie du Poussin ne sait pas que nous avons emmenés son petit fils adoré en avion, elle ne sait pas que je suis montée accompagnée (bah oui…) de son futur deuxième petit fils adoré en avion.

Je lui en parlerais après accord de son cardiologue, en attendant…chut…

(Pour le cardiologue, je plaisante, mais je lui en parlerais avec les pincettes nécessaires car elle va en faire une jaunisse post traumatique)

par Mélanie H
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Lundi 5 mai 2008

Dimanche nous devions aller déjeuner chez Lynda et Romane, découragés par le menu proposé par notre potentielle hôtesse, nous avons plutôt opté pour une excursion.

Je ne remets pas en cause les talents culinaires de Lynda…loin de moi cette idée, un jour, peut être je vous donnerais l’adresse de son blog secret : « les Délices expérimentaux de Lynda et Romane. »

Mais j’avoue que la proposition d’un gratin de tripes, accompagné de ses courgettes rôties au jus de boudins m’a permis de lui répondre sans regret, « oh oui, Lynda, si on allait à la Cité des Sciences ! » avec un enthousiasme non feint.


Et pourtant nous sommes de vrais banlieusards, encore plus depuis la naissance du Poussin, des poils de 6 mètres nous poussent dans les mains chaque fois qu’il est question d’aller se promener à la grande ville…

C’est dommage, lorsque je vivrai au fin fond d’une campagne où même les vaches parleront allemand (mais oui, en Allemagne les vaches, elles font « mou » et non pas « meuh ») je regretterais sans doute la proximité de notre capitale.

Bref, finalement, ça valait le coup de se lever à 7h30 (Elliot avait sans doute peur d’être en retard) et de ne pas traîner en pyjama jusqu’à 11h…

Même les parents ne se sont pas ennuyés, Elliot a observé, tripoter, manipuler, les activités étaient adaptées à son age, il n’a peut être pas saisi exactement l’aspect scientifique de la chose, je crois que les liens de causes à effets lui sont passé à 100 km au dessus de la tête mais il a aimé cette aire de jeux géante.






















Quant aux tourtereaux, on ne pas dire qu’ils aient beaucoup joué ensembles, Romane nous a même semés, mais on s’est retrouvé à la sortie pour aller déjeuner.


Il faut avouer que qu’on est assez loin de la flamme de leurs débuts, Romane n’a même pas eu l’air jalouse lorsque les petites vieilles de la table d’à coté ont commencé à draguer mon blondinet.

Elliot a rechigné pour offrir un Nuggets à sa bien aimée, n’a cessé de rappeler que la voiture, là, dans la main de Romane « elle est à moi, hein ? »…bref ça sent la rupture…


On s’est séparé dans l’après midi, emportant avec nous, en plus de nos enfants épuisés, nos beaux espoirs de noces communes…

Enfin, tout n’est pas perdu pour Lynda et moi…peut être que mon petit Helmut aura plus de succès auprès de sa fille…

Pour voir plus de photos, il faut aller chez Lynda, en cliquant

par Mélanie H
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Vendredi 2 mai 2008

C’est vrai qu’au début on n’y croit pas vraiment…jusqu’à mon rendez-vous des 4 mois, je ne voulais même pas les écouter, ces petits sursauts.

Je voulais l’ignorer encore un peu, de peur d’être ensuite tellement déçue en plus d’être triste.

Mais il est bien là, il s’affirme même de plus en plus, mon p’tit deuxième, et hier même son papa croit bien l’avoir senti.

Il bouge, il grandi, prend de la place…il est là, sans aucun doute.

J’ai même commencé à lui râler dessus, preuve qu’il fait bien, parti de la famille.
Car de la place il en prend et chaque matin lorsque j’enfile un vêtement trop petit, je peste contre ce petit qui se sent déjà comme chez lui…je peste de principe mais en vrai, il le sait bien, que je suis heureuse qu’il soit là…

 

Pour info, amies blogueuses et lectrices, ce petit n’a toujours pas de nom, rien ne presse évidement, d’autant que lorsque nous l’aurons trouvé, nous ne le dévoilerons pas.

Juste pour vous dire que nous attendons les propositions…

Pour rappel : il faut que, autant que possible le prénom se prononce de la même façon en allemand qu’en Français, ce qui exclu les terminaisons en « in », en « an »…

Autre chose, à cause de notre nom de famille les prénoms d'une syllabe sont interdits, petite blague privée pour celles qui connaisent notre nom de famille, pensez à Côme, Tom ou Jacques...

Ce sujet est actuellement notre sujet préféré de discutions, qui tournent parfois à une légère prise de tête, il parait que je ferais un peu de forcing pour faire passer mes chouchous, qui ne sont pas ceux de mon mari…

Autant dire que celle qui trouve le prénom de rêve, fera l’objet de notre reconnaissance éternelle...rien que ça... 

par Mélanie H
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Mardi 29 avril 2008

Samedi matin, pleine de bonne volonté après ma grasse mat’ royale-waou-géniale jusqu’à…8h30 (mon mari avait pris le premier tour de garde de 7h/8h30) j’ai décidé d’emmener le Poussin à la piscine.


C’est vrai qu’on a la chance d’avoir un fiston qui peut passer une heure devant Shreck ou Cars suivi d’une heure à jouer à créer des embouteillages monstres avec sa soixantaine de petites voitures, suivi d’une heure à faire ses puzzles…mais il ne faut peut être pas exagérer et pousser le Poussin dans les buissons… donc samedi matin, il fait beau, ON SORT.


La piscine, on n’y était pas allés depuis cet été où on avait passé une après midi à Center Par cet où nous nous étions amusés comme des fous, les fesses coincées dans la pataugeoire pour cause que le Poussin, il veut pas sa bouée, il veut pas ses brassards et qu’il ne veut pas qu’on lui tienne les mains et par conséquent quand on s’aventure là où il n’ pas pieds, il risque de se noyer.

Presque 10 mois ont passés, il fallait retenter l’expérience.


Il y a certaines choses, comme ça, pour lesquelles je suis la plus téméraire du couple, j’y suis donc allée seule, avec mon Poussin et sans couches Huggies, qui absorbent la flotte sans laisser sortir le caca.

Je vais tout de suite briser vos illusions, courageuse mais pas stupide, le caca du matin a été fait avant de partir, je pense qu’un retard de défécation aurait suspendu l’activité piscine…


En arrivant, un peu intimidé, Elliot s’est changé sagement, il enlève seul son pantalon, ses chaussettes et sa couche à présent (à condition toutes fois que la lune de sa bonne humeur soit en mercure de la bonne grâce…) et a enfilé son joli maillot (de l’an dernier, qui n’est bien évidement pas usé et qui lui va toujours)

Je lui enfile un brassard, pour le deuxième il me dit « c’est maman met l’autre », je lui explique que je n’en ai pas besoin car je sais nager.

C’est du chinois pour lui, je crois qu’il n’a pas bien saisi le concept de piscine avec de l’eau, puisqu’il ne cesse de demander « elles sont où les balles ? À la crèche ? » (Habitué de la piscine à balle de la crèche…)

Une fois dans l’eau, motivé par d’autres enfants équipés, il accepte d’enfiler le deuxième brassard.


Tout se passe bien, on « nage » un moment et on fini par un peu de pataugeoire.

Là, trop content d’être débarrasser de sa mère, le Poussin s’éclate et lorsque, inquiète de la couleur bleutée de ses lèves je décide de sortir de l’eau, le drame éclate.


Il hurle, se débat, je fini par le prendre sous le bras, il est mouillé, c’est pire qu’une anguille ce truc… je le sers suffisamment pour ne pas l’échapper sur le carrelage de la piscine, sans pour autant qu’il ait les marques de mes doigts  (j’ai vérifié après, je n’étais pas sure…)

J’arrive aux casiers en zappant la case « douche » car les 30 secondes d’arrêt ont bien failli me coûter le bénéfice de ma prise de catch.


Evidement énervée et congelée, je lutte pour ouvrir d’une main ce fichu placard…sans succès, je cherche le gardien, qui, alerté par les cris d’Elliot aurait du venir tout seul (mais allez savoir pourquoi, il semble au contraire qu’il ait fui…).

Je ne trouve pas le gardien, je suis trempée, en maillot de bain, j’ai sous le bras droit un poussin (roulé dans une serviette entre temps) qui crie « veut piscine moi » excédée, je fini par donner un grand coup dans mon casier…qui s’ouvre enfin…

Nous voila dans la cabine, comme c’est étrange, il semble qu’elle a rétrécie depuis tout à l’heure…l’effet du poussin s’y débattant sans doute.

Je le rhabille contre son gré puis me lance dans de terribles acrobaties pour mon propre rhabillage, le but du jeu étant de maintenir la porte avec un pied ou une main en fonction du vêtement enfilé de façon à préserver mon intimité mise en danger par mon propre fils, qui a la main sur le verrou…


Les cris (« veut piscine moi ») se poursuivront dans le hall, sur le parking, dans la voiture, à la maison où j’ai immédiatement refilé le paquet à son père pour filer me recoucher illico… la piscine ça fatigue.

par Mélanie H
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Lundi 28 avril 2008

Prise par le tourbillon de la vie, un Poussin très en forme, une vie professionnelle exaltante (roooh…ça va, je peux faire semblant quand même), une maison à tenir (pour cause de visite de potentiels acheteurs possible à tout moment, pas par maniaquerie)…
bref, j’en ai oublié de vous parler de Venise.

 











 







Et pourtant, une parenthèse de vacances, un petit coin de paradis, ça ne s’oublie pas, ça se met dans un coin de la tête, ça se ressort quand le ciel est gris, quand on est coincé dans un bouchon ou quand l’humeur vindicative du Poussin fait appel à une réserve de patience bien enfouie…

 

 


J’avais depuis très longtemps envie d’aller à Venise, j’aime visiter les villes, « le nez en l’air, la semelle battant la poussière », en l’occurrence la semelle a beaucoup, beaucoup battu la poussière.
 
Les guides de voyage nous avaient prévenu et nous avaient conseillé les chaussure de marche, nos pauvres baskets légères étaient certainement plus élégantes mais elles n’ont pas fait le poids…ni supporter le notre, car dès la fin de la première journée, on aurait pu faire cuire des œufs sur le plante de nos pieds.

Venise est pleine de ruelles à découvrir, de canaux à l’eau plus ou moins croupie mais dont la couleur verte s’accorde parfaitement avec le rose ou l’orangé des façades
.

 

 

 

Chaque maison mérite un regard, chaque pont une photo…j’y retourne demain si mon amoureux le veut bien…

Les défaut de Venise viennent précisément de ses qualités : n’étant pas la seule à trouver cette ville merveilleuse, elle est envahie de personnes partageant mon bon goût.
Evidement, je ne peux pas en vouloir à ces hordes de touristes, je leur demanderais simplement, à l’avenir, lorsqu’ils choisiront la même destination que moi, un peu plus de discrétion.

 
Il y a quand même une question que je me pose… on dit que c’est la ville des amoureux,
effectivement, c’est très romantique de se balader, main dans la main, de s’asseoir à une terrasse ensoleillée les yeux dans les yeux.
Effectivement l’absence d’activité nocturne vous pousse à rentrer à l’hôtel sitôt le dîner et la petite balade digestive terminée.

Mais avouons aussi que les courbatures dans les mollets, les orteils boursouflés par les ampoules, le massage obligatoire de la plante des pieds endolorie, et la fatigue insurmontable d’une journée entière passée à marcher mettent fin dans un grand ronflement à la journée tellement romantique que vous venez de passer à Venise…

par Mélanie H
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Vendredi 25 avril 2008

Qu’elle poisse il fait beau, et on ne peut pas dire que ça tombe bien…

Mais pourquoi, mon dieu, pourquoi ne neige t’il pas comme à Pâques…

Non vraiment c’est trop bête.

...Parce que depuis hier, le Poussin, il, sait mettre ses moufles*, et le « tit pouce, il va là, hein maman ? ».

 

Je le savais pourtant, fallait pas laisser traîner les moufles dans la voiture…j’ai l’air fine à la crèche avec mon Poussin en-mouflé…

* qu'il a refusé de mettre tout l'hiver...

par Mélanie H
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