-7°+neige: Mamie en visite à Döringstadt a froid aux pieds dans ses ballerines .
Je ne sais pas si vous vous souvenez de la façon dont j’ai massacré l’an dernier notre sapin de Noël.
Ca c’était terminé à la scie à métaux dans les hurlements silencieux de l’arbre agonisant.
Mon crime n’est pas resté impuni.
3 mois, dont deux fermes, mes antécédents de maltraitance sur pieds de tomates n’ont pas plaidé en ma faveur, bien sûr.
Cette année nous avons passé Noël en France et nous pensions trouver à notre retour un arbre à poil et un tapis d’aiguilles à son pied.
Que nenni, les 10 degrés dans le salon qui nous ont accueilli, ont permis à l’arbre de survivre la tête haute.
Il était donc encore vert et fier début janvier lorsque qu’une quinzaine de membres de ma belle famille sont venu bruncher dans notre appartement.
C’est donc tel quel que je l’ai fait passer sur le balcon, avec sa guirlande clignotante, ses boules, son étoile…et son pied de lourde porcelaine rempli d’eau.
Le but étant d’ôter les décoration une fois la fête terminée et de bazarder la bestiole par le balcon direct dans la cour devant le coffre grand ouvert du monospace.
Le crime était presque parfait.
Sauf que l’affaire a traîné, le pied a gelé et le sapin est resté au balcon, il paraissait dangereux de le balancer par le balcon du deuxième étage, pied en porcelaine et glaçon géant
compris.
Et il a fait très froid.
Et très longtemps.
Le dégel est intervenu il y a 2 semaines environ.
J’ai entraîné dans mon découpage sur balcon un complice de moins de 15 ans et j’ai emballé le corps l’arbre dans de grands sacs bleus.
L’état de décomposition de la garniture d’aiguille ne permettant plus une éjection en règle, sous peine d’avoir à balayer une cour d’immeuble pour camoufler les preuves.
Quelques jours plus tard, un vendredi, jour d’ouverture de la décharge verte du village voisin j’ai chargé rapidement la victime dans le coffre du monospace bleu immatriculé MH224****, il devait
être 9h46.
Vers 15h19, lorsque j’ai regagné le véhicule, accompagné de mes célèbres complices, l’odeur dans l’habitacle était déjà difficilement respirable.
17h33, retour à la maison (j’en ai profité pour faire les courses) ma victime est toujours dans le coffre.
L’indication « prendre le chemin à 500 m à la sortie de village » paraissait claire, mais j’ai échoué dans ma mission.
Voila plus d’une semaine que le sapin se repose dans des sacs bleus, dans mon coffre de voiture, non hermétique.
Ça pue,ça prends de la place, ça me fiche des aiguilles plein la moquette et la poussette (avec qui le sapin partage son coffre)et la décharge verte n’ouvre que le vendredi.
La seule chose qui me console c’est que la poubelle « compost » n’était pas pleine la semaine dernière et patiente donc sur le balcon, en extérieur que je trouve sa destination
finale.

(en passant: j’ai donc trouvé une solution pour mes déchets verts, bonne résolution 2010, je vous le rappelle.
C’est toujours plus appétissant que le lombricompostage de balcon, pour lequel, j’avais cependant réussi à convaincre mon mari, en lui parlant de la valeur pédagogique pour nos enfants de voir de charmants petits vers bouffer nos épluchures…z’ont influençables quand même ces hommes…)







Raphael a passé une bonne partie de la semaine dernière à me lester la jambe droite et me rappeler, très fort et dans l’oreille gauche qu’il sait dire maman.
Mauvaise humeur liée aux nombreuses dents qui percent de tout les cotés et à tout les étages de sa pauvre mâchoire, ou mauvaise humeur parce que bon, on ne peut pas être tout le temps content même si on est le plus gentil des bébés du monde à sa maman, va savoir…

Du coup, pour m’aider à passer le cap sans faire insonoriser mon placard sous l‘escalier, j’ai commencé à lister tout ce qui fait que MON fils est le plus formidable des bébé de 16 mois
vivant à Döringstadt.
Déjà il dit Maman, ça peut rapidement devenir fatiguant puisqu’il peut le chanter (comme l’ensemble des mots qu’il sait dire d’ailleurs) ça donne en très rythmé: « MAMAN, MAMAN, maman,
maman, MAMAN, maman, MAMAN, MAMAN, maman, maman, MAMAN ».
Mais souvent c’est quand même craquant ce petit poussin qui coure vers moi en disant « Maman! » de sa petite voix flûtée.
Il dit aussi papa, auvoir (au revoir), us (Tchüss, encore au revoir mais en allemand), Icar (Bobby car), gaga (gâteau), caca (caca) , maaaa (Agrippine, je crois que ça vient du Miaaa qu’elle
fait quand Raphael pose la main sur elle…), pop (pour hop et pour stop).
Ensuite, non seulement il fait encore caca sur les toilettes presque tous les matins, mais il y fait parfois à d’autre moment de la journée, lorsque je le change, il lui arrive de dire caca
(alors qu’il n’y a que pipi), dans ce cas, je le mets sur les wc et il fait.
Je crois que si j’étais plus attentive ou plus disponible on arriverait quasiment à l’ensemble des cacas aux toilettes.
Je ne dis pas qu’il est presque propre, ni qu’il se retient, je dis juste que quand on est synchro, on a moyen de s’entendre lui et moi.

Et puis surtout, je me rends compte que bien qu’il ait sa maman quasiment tout le temps auprès de lui, ce que je considère comme une chance étant donné que quand même c’est moi sa maman, et bien
elle n’est pas toujours très disponible et en tout cas elle lui en demande beaucoup, bien plus qu’à un certain petit Elliot du même age.
Raphael doit jouer seul (souvent) alors même que la tentation de solliciter maman est toujours présente, je l’incite aussi beaucoup à ranger (ses jouets, ses chaussures, son bonnet, ses livres…),
à devenir autonome, il mange presque seul alors que je faisais manger Elliot au même age sans me poser de questions.
Comme si être d’avantage avec lui me permettait de (ou m’obligeait à) moins le couver, finalement.
C’est vrai qu’il est facile ce bébé, que je l’élève zen et sans trop me poser de questions, ou en m’en posant moins que pour Elliot.
Mais d’un autre coté pour Elliot j’avais la crèche, je me disais (à raison d’ailleurs) qu’apprendre à manger seul il le ferait à la crèche, que de découvrir tel légume que je n’aime pas il le ferait à la crèche, de jouer à ce jeu que nous n’avons pas, il le ferait à la crèche.
Pour Raphael, il n’y a que moi (et son papa bien sûr) si je ne lui apprends pas à devenir grand, personne ne le fera à ma place.
Et si il est trop bébé, ou trop maladroit, ou trop difficile, j’en serai seule responsable…
Finalement, quand j’y réfléchi ce n’est pas si facile d’élever son enfant…
Heureusement que je réfléchi assez peu, en fait…
Et que Raphael, il m’y aide drôlement, à être une bonne maman…
(Mardi de carnaval, jour semi férié ici, tant le carnaval est populaire)
"Un dragon, un dragon, je viens de voir un dragon, vous ne me croyez pas hein?"
mais moi, contrairement à IAM, j'ai les preuves:
Et en plus, le mien de dragon, il est gentil.
Tellement gentil qu'il se transforme aussi en ourson trop mignon, mais là, faut dégainer rapidos l'apn car le serre tête qui décolle les oreilles le dragon ourson si mignon, il ne le supporte pas
deux plombes non plus.
Finalement, nous étions accompagnés...
d'un pilote de formule 1.
Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais je m'inquiétais un peu au sujet du costume de pirate d'Elliot.
Finalement, l'inquiétude est vite retombée.
"L'instit du Kindergarten à qui il manque un bras est en ce moment absente.
La pauvre, se fait opéré de la main, bah, oui, celle qui reste...(Elliot n'avait pas compris, pour lui il allait de soi que la main qui n'allait pas bien est celle qui manque *les absentes ont
toujours tord*, donc si Maria se fait opérer d'une main, c'est pour lui ne mettre une...)
Et puis surtout, ses grands parents lui ont offert un nouveau costume.
Ils se seraient trouvés par hasard dans cette usine de déguisement en faillite, et par hazard ils ne se souvenaient plus avoir acheter à Elliot un équipement de pirate.
Du coup, de peur que leur petit fils miséreux ne soit obligé de porter son costume de pompier de l'an dernier qui lui allait encore, ils ont préféré acheter ce nouveau costume de pilote.
Et puis un chapeau de cowboy aussi.
Et puis des oreilles d'ours pour Raphael.
Et une robe de princesse pour la cousine...
Pourtant, il restait encore le Batman du cousin au fond d'un tiroir:

Faut dire que Mardi, nous étions de sortis, l'ourson, le pilote, et les grands parents et la maman (non déguisés, mais l'an prochain, promis, je m'y mets) vers le carnaval des enfants organisé
dans leur village.
Comme d'habitude j'étais à coté de la plaque.
J'imaginais une salle des fête pleine de gamins, un sono toute caca qui lancerait une grésillante danse des canards, trois guirlandes en papier, une demie heure à tourner et on rentre (se
coucher).
En fait une hall géante (celle de la foire aux pigeons), complètement transformée, deux musiciens, une estrade, 3 groupes de danse (dont des petit nains de 5.6 ans, trop mignons, et des grande de
12.13 ans, dont ma nièce, que je ne savais même pas qu'elle faisait ça...) des tables alignées façons fête de la bière car beaucoup d'adultes, pas mal de bière aussi d'ailleurs, de café de
Krapfen (beignets à la confiture)....
Raphael a adoré, il a couru partout, s'est fait bousculé par des princesses, des policiers, des vampires, des lutins, a dansé et rigolé comme un fou.
Elliot lui s'est un peu ennuyé faute de copain avec qui courir dans les allées et danser...
L'année prochaine on remet ça, j'ai appris le deuxième couplet du "je suis un Kebab", ainsi que la dance des Canards en Allemand, faut que je valide mes acquis culturels quand
même...
Dans la série des choses que je pensais impossibles il y a 10 ans, ce week end, j’ai mis des pièces aux pantalons d’Elliot.
Oui, je sais…rien que ça…
Je lui ai épargné les grosses pièces de cuir sur les velours élimés, mais il fallait que je fasse quelque chose
contre ce genoux gauche déchiré à chaque pantalon.
Et comme je n’ai pas du tout envie de lui acheter des pantalons neufs alors que certain n’ont pas 2 mois, j’ai du faire taire la fashion victim qui sommeille (très profondément de plus profondément même) en moi et coudre de jolis motifs sur les pantalons de mon fils.
Il était super content, l’arbre sur le jean lui a drôlement plu alors tant qu’à faire, je me suis attaquée à une paire de collant trouée.
Je vous rappelle qu’en Allemagne, tous les petits garçons portent des collants sous leur pantalons, il fait froid et humide ici…et puis ma belle mère fait des réflexions, que je comprends, quand
les garçons ne portent pas les collants qu’elle leur achète.
Elliot est tout content que je répare ses collants, il ne voulait plus les mettre, visiblement gêné par le trou (qui contrairement à ceux des pantalon ne me faisait, à moi, ni chaud ni
froid).
« Oh merci, Maman, tu est la plus gentille, comme ça aux toilettes, je n’aurai plus besoin de mettre ma main dessus pour que mes copains ils ne voient pas le trou ».
Punaise…de maman ringarde, je suis passée à la mère fouetard…ça jette un froid.
J’ai lu là un article qui m’a drôlement plu, et dont j’ai décidé de reprendre le thème: ces lieux qui nous habitent.
Il y a aussi des lieux que j’ai habité et dont j’ai oublié jusqu’au nom de la rue, mais ceux là sont moins intéressant
A l’origine…bon, on va plutôt parler du premier dont je me souvienne, afin de préserver l’intimité de ma maman.
J’habite aujourd’hui à 829 km du lieu où j’ai grandi, (dont 792 km d’autoroute), non pas que j’ai l’intention de passer des vacances à 30 km au nord de Paris, c’est juste pour dire…(qu’Internet
rend la curiosité facile)
J’ai vécu plus de la moitié de ma vie (et ce pour encore 3 ans) dans la même ville, quasiment dans le même appartement, je réalise qu’en plus de l’adresse simplissime, je connais encore le code postal…et le numéro de téléphone, à 8 chiffres.
J’ai parfois entendu mes parents dirent qu’ils voulaient déménager, traverser la rivière, car l’herbe était plus verte sur l’autre rive, mais moi j’y étais bien je crois.
En 6ème j’ai eu 10 kilos de clef de porte blindée autour du cou et avec elle la liberté d’être seule à la maison, le bonheur…
Je me souviens des tapis rouges sur la moquette bleue, du téléphone au cadran qui tourne dans l’entrée, du bruit de la chaudière qui s’enflamme, du placard blanc sur le palier.
Je ne sais plus de quelle couleur était le papier peint du salon, je vois les bibliothèques les cadres, les gravures, les photos, les peintures, il faut dire que l’ensemble ou presque de ce fatras a été déménagé et est réapparu dans la maison qu’habite ma mère aujourd’hui.
Ma chambre faisait face à celle de mon frère, lorsque je suis entrée en CP, nous avons échangé, j’ai perdu la grande chambre et j’ai gagné un lit en hauteur avec un bureau dessous.
Je l’ai adoré ce lit, j’étais fière de le dire, que j’avais un lit en hauteur, ça devait être la grande classe en cour de recrée.
J’aimais ce petit espace un peu secret avec ma tablette de nuit débordante de J’aime lire et d‘Astrapi, avec mon réveil rose Benetton, ma carte d'anniversaire avec un clown qui jongle, ma boite à secret et mes nombreuses peluches.
Par la fenêtre je voyais le cinéma, l’école maternelle, le triple escalier de pierre que j’empruntais pour aller au collège puis au lycée.
La porte fenêtre donnait sur une rambarde, j’avais juste la place de me glisser et de tirer la porte derrière moi pour fumer, en prenant garde au sens du vent et aux fenêtres du reste de l’appartement qui pouvaient être ouvertes.
À ce moment là les Astrapi avaient cédé la place aux bandes dessinées, aux romans en tout genre et aux livres de bachotage…
*Et au murs, Mamie Mélanie, raconte nous ce qu’il y avait.*
Aux murs, il y a eu, avant l’age du lit en hauteur, des affiches de la prévention routière russe avec des animaux traversant la route en se donnant la main.
Je pourrais vous les décrire parfaitement tellement j’ai bonne mémoire.
D’autant qu’elles sont aujourd’hui dans la chambre d’Elliot…
Puis il y a eu des affiches, proposées par mes parents, j’imagine, le Roi et L’oiseau, les vacances de Monsieur Hulot, des affiches d’expositions organisées par la MJC où travaillait mon
père.
Ensuite il y a eu 4 carrés de lièges qu’on a collé à coté de mon bureau pour les cartes postales, d’animaux, de couchers de soleil et autres trésors envoyés par les copines.
Mais autour du joli carré de liège marron, je ne sais plus.
Des affiches de film je crois, pas de Boys Band à demi nu et contrairement à la chambre d’en face, pas de Madonna grandeur nature.
Le Bazard général, les débordements de placard, le linge sale derrière la porte, les trucs entassés sur un coin de bureau, les machins rangés entre le lit et la fenêtre, le lit et le mur ou sous
le buffet, les bidules posés sur la chauffeuse jusqu’à ne plus en connaître la couleur, m’ont poursuivis d’aussi loin que je me souvienne jusqu’à aujourd’hui.
A l’époque je trouvais difficile de n’avoir qu’une chambre pour l’ensemble de mes affaires, j’enviais mes parents qui avaient tout un appartement.
Maintenant, je sais que quelque soit la taille de mon logement, il ne sera jamais assez grand, que ça débordera toujours un peu sur les cotés.
Malgré mes crises et mes envies récurrentes de décoration soignée et épurée, je ne serais jamais de celles qui
ont une table vide, des plans de travail sans miette, des bibliothèques aux livres classés et aux bibelots dépoussiérés.
Et finalement c’est sans doute comme ça que je me sens chez moi, en Bavière, dans le Val d’Oise, les Yvelines ou le Poitou...
De bon sens, de bon sens…heu, à vous d’en jugez:

Non, il n’y a pas d’effet, c’est bien une vraie photo (et ce sont bien des vraies miettes sur mon plan de travail).
Elliot qui écrivait son prénom ainsi que papa et maman sans problème (à condition toutes fois que l’on pense à le freiner avant que le n final de maman ne soit transformé en m) se met à écrire à l’envers.
Un envers parfait, Stephan trouve ça génial.
Moi qui connaît le poids du fardeau de confondre sa gauche et sa droite, un peu moins.
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Après 36 jours, 15 heures et 19 minutes d’absence, le soleil, mon ami, a fait sa réapparition dimanche.
Sauf qu’avec le mal de crâne qui a accompagné mon angine et ses 40° je n’en ai pas profité des masses…
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Le saviez vous?
Ce n’est pas hyper malin de laver sa voiture lorsqu’il fait -6°.
A moins que vous ne soyez assez grande pour pisser sur la poignée de la porte passager arrière pour délivrer votre bébé prisonnier des glaces, bien sûr.
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Raphael s’exprime de plus en plus, on le comprends de mieux en mieux.
Hier, dans la salle d’attente bondée et silencieuse du médecin, tout le monde a très bien saisi son très international « Maman, caca! » surtout accompagné d’un geste désespéré pour ôter sa couche.
Devant les regards inquiets de nos spectateurs (et n’ayant pas de couche de rechange) il a bien fallu que je le l’emmène aux toilettes, il n’a pas trop aimé se trouver plié en 2, les fesses à 3 cm de l’eau, ça l’a constipé jusqu’à la maison)
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Elliot est très soucieux de plaire à sa prof de musique, il lui a fait un dessin tout à l’heure et commentait à mon attention:
« je ne vais pas faire de la neige parce que LES FEMMES (oui, il a dit les femmes, oui, mon fils de 4 ans est soucieux de plaire aux femmes…les boules…) elles n’aiment pas trop la neige »
D’ailleurs, on se demande de qui il tient que les femmes elles n’aiment pas la neige…
À la place il a fait de l’herbe et des fleurs.
Et puis une voiture parce qu’il restait de la place, mais rose, la voiture.
Étrangement il n’a pas paru choqué que je prenne le volant de notre monospace bleu…